QMBO 2017: les élofs passent le «Défi du Guerrier» (PHOTOS/VIDÉO)

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Pour nombre d’élèves-officiers, été rythme avec QMBO. 45eNord.ca est allé à la rencontre de celles et ceux qui en sont déjà à leur module 2 de la Qualification militaire de base des officiers, durant le Défi du guerrier.

Ceux qui ont été assermentés au début de l’été 2016 sont d’abord passés par le QMBO module 1 à la Garnison Saint-Jean avant de se rendre au Collège militaire royal de Saint-Jean pour leur année préparatoire.

Cet été-ci, avant de revenir au Collège en tant que «senior», les élèves-officiers passent leur module 2 du QMBO, qui, on le rappelle, est le cours d’entraînement de base pour les futurs officiers des Forces armées canadiennes. Le module 2 porte surtout sur les techniques de leadership et les habiletés de planification militaire de base.

Le Défi du guerrier est un «challenge» supplémentaire pour les élofs, qui doivent réussir au mieux plusieurs épreuves physiques, récolter ainsi le plus de points possible pour pouvoir à la fin de leur cours avoir l’honneur de se voir remettre le fanion du commandant.

Institué en 2011 par le lieutenant-colonel Ross Ermel, alors commandant de l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes, le Défi du Guerrier se voulait un test pour les recrues qui combinerait l’efficacité opérationnelle avec l’universalité du service. Ce sont les instructeurs de programmes de soutien du personnel (PSP) qui encadrent les épreuves.

Samuel Descotés, instructeur de conditionnement physique des PSP, explique justement que «tous les pelotons de recrues, officiers ou militaires du rang peuvent accumuler des points à travers leur curriculum, les cours militaires, les épreuves physiques. Nous PSP nous contrôlons le test FORCES et le Défi du guerrier, qui comptent pour 50% de la note de la condition physique. Si le peloton obtient 90% de note générale combinant académique, militaire et physique, ils se mériteront le fanion du commandant à la parade à la fin du cours».

Première épreuve: le «prowler», qui consiste à pousser sur une distance de 14 mètres à bout de bras des poids totalisant 112 kilos pour les filles et 225 pour les gars.

Deuxième épreuve: l’agilité, qui consiste à slalomer entre des poteaux avec une balle à la main, sauter par dessus un cheval de gymnastique et un obstacle, en plus d’un sprint final de 20 mètres

Troisième épreuve: tirer un mannequin sur 40 mètres, le tirer avec une corde sur 20 mètres puis le re-tirer sur 20 mètres

Quatrième épreuve: le test de cardio avec un porté de 10 sacs de sable de 20 kilos sur 40 mètres

Après avoir observé le peloton du jour, Samuel Descotés estime qu’ils ont «très bien fait. C’était très difficile aujourd’hui avec l’humidité ambiante, mais ils ont bien fait ça, ils se sont bien encouragés, un bon esprit de camaraderie… ça a bien roulé!»

Pour l’élève-officier Aurélie Godard-Paquette «c’était difficile! Une grosse épreuve autant mentale que physique… tu sais que tu dois te pousser, c’est difficile, mais c’est le fun une fois que tu la fais, t’es fier de toi! C’est un défi non pas que personnel, mais aussi un défi d’équipe. Sans les autres, tu atteins pas les mêmes choses», affirme-t-elle.

Terminant cette semaine son module 2, l’élof Godard-Paquette dit avoir «hâte de retourner chez nous… au Collège. C’est rendu notre maison et j’ai hâte de voir nos futurs preps, les autres juniors… on est une belle gang!». «Je m’attendais à me faire de bons amis, mais pas à avoir tant un esprit de famille. On n’est plus rendu des amis, mais on est rendu des frères et des sœurs […] Ça nous fait grandir, on est moins individualiste», de conclure Aurélie.

Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d'exercices ou d'opérations, au plus près de l'action. #OpNANOOK #OpATTENTION #OpHAMLET #OpREASSURANCE #OpUNIFIER #OpIMPACT

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