Washington limite l’achat de logiciels de la société Kaspersky, présumée «liée» au renseignement russe

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Kaspersky Lab est une société privée spécialisée dans la sécurité des systèmes d’information proposant des antivirus, anti-spyware, anti-spam ainsi que d’autres outils de sécurité. Elle a été fondée par Natalya Kasperskaya et Eugène Kaspersky en 1997 et son siège est à Moscou, Russie.(Kaspersky Lab)

Le gouvernement américain a décidé d’interdire aux agences fédérales d’acheter des logiciels de la société russe Kaspersky Lab, spécialisée dans la sécurité informatique, en raison des liens supposés de l’entreprise avec les services de renseignement russes.

Le bureau chargé des achats du gouvernement fédéral américain (GSA) a indiqué à l’AFP dans un communiqué avoir retiré Kaspersky Labs de la liste des vendeurs agréés.

« Les priorités du GSA sont d’assurer l’intégrité et la sécurité des systèmes et des réseaux du gouvernement des États-Unis », a déclaré l’agence.

Cette décision a été prise à la suite d’un avertissement des services de renseignement américains et de responsables de la sécurité nationale sur l’utilisation des logiciels Kaspersky, qui fournit notamment des logiciels antivirus.

Ces responsables ont fait part de leurs inquiétudes sur les liens supposés de Kaspersky Labs avec l’armée et les services secrets russes, au cours d’une audition au Congrès en mai, sans toutefois préciser ces accusations.

Kaspersky Labs a nié mercredi toute implication avec les autorités russes, affirmant à l’AFP être « injustement accusée sans preuve concrète pour étayer ces fausses allégations ».

« Kaspersky Labs n’a aucun lien avec quelconque gouvernement, et la société n’a jamais aidé, et n’aidera jamais, un quelconque gouvernement au monde dans ses efforts d’espionnage informatique », a ajouté la société.

Selon une enquête de Bloomberg News publiée cette semaine, des emails internes de l’entreprise montrent que Kaspersky a entretenu une relation étroite avec le FSB, la principale agence de renseignement russe.

Kaspersky Labs a réagi mardi à cette enquête, estimant que « les communications ont été mal interprétées ou manipulées », tout en reconnaissant « coopérer de manière régulière avec les autorités, les autres entreprises de cybersécurité et les victimes de cybercriminalité ».

Le fondateur de l’entreprise Eugene Kaspersky, né en Russie, a démenti à plusieurs reprises tout lien avec des agences gouvernementales.

« Pour une raison ou une autre, on suppose que puisque nous sommes Russes, nous devons être liés au gouvernement russe. Mais est-ce que quelqu’un pense sérieusement que nous pourrions survivre longtemps en tant que société mondiale, si nous étions un pion de quelque gouvernement que ce soit? », a-t-il écrit dans un blog daté du 30 juin.

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