Contrat de soutien de 5,2 milliards $ à Thales pour les navires de patrouille extracôtiers et les ravitailleurs

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Illustration d’artiste d’un navire de patrouille extracôtier et de l’Arctique de la classe Harry DeWolf. (MDN)

Le ministre des Services publics et de l’Approvisionnement par intérim, Jim Carr, a annoncé l’attribution d’un contrat de soutien en service à la coentreprise formée de Thales Canada Inc. et de Thales Australia Ltd. Le contrat comprend notamment le radoub, la réparation et l’entretien des navires de patrouille extracôtiers et de l’Arctique (NPEA) et des navires de soutien interarmées (NSI), ainsi que la formation connexe.

Thales devient donc le maître d’œuvre du contrat de soutien en service pour les navires canadiens de patrouille extracôtiers et de l’Arctique et de soutien interarmées.

Ce contrat sur 35 ans estimée à 5,2 milliards $ CAD pourrait générer près de 250 millions de CAD de retombées économiques au Canada en recherche et développement, affirme Thales.

Le contrat prévoit une période de service initiale de 8 ans d’une valeur estimative de 800 M$ (taxes en sus) et est assorti d’options de prolongation des services pour une période pouvant aller jusqu’à 35 ans, ce qui représente une valeur totale estimative de 5,2 G$ (taxes en sus) sur tout le cycle de vie des navires.

Les travaux nécessaires pour le soutien et l’entretien des NPEA et des NSI dans le cadre de ce contrat doivent être menés au Canada, à moins qu’un entretien à l’étranger soit nécessaire. En vertu de la Politique des retombées industrielles et technologiques, un montant équivalant à celui de ce contrat sera investi au Canada.

Dans ce contrat, Thales est tenue d’attribuer par appel d’offres les travaux qu’il confie à des sous‑traitants. En ce qui concerne les navires livrés dans l’est du pays, les travaux doivent être réalisés au Québec, en Ontario ou dans les provinces de l’Atlantique, qui bénéficieront ainsi de retombées économiques régionales. Pour ce qui est des navires livrés dans l’ouest du pays, les travaux doivent être réalisés dans les provinces de l’Ouest et les territoires, qui bénéficieront ainsi, eux aussi, de retombées économiques régionales. On prévoit qu’il en résultera la création ou le maintien de plus de 2 000 emplois partout au Canada pendant ces 35 ans.

Thales va transférer au Canada, dit-elle, ses solutions innovantes de soutien en service et son savoir-faire acquis en Australie où, depuis 1989, le gouvernement Australien, la Marine royale australienne et l’industrie locale font confiance à Thales elle « gère, entretient et modernise les navires de la Marine royale australienne dans la plus grande cale sèche de l’hémisphère sud, la base navale de Garden Island à Sydney. ».

« La solution de soutien en service de premier plan qu’offre Thales Canada stimulera l’innovation canadienne, favorisera la croissance et assurera la disponibilité opérationnelle des navires à l’endroit et au moment désirés. En tant que fournisseur de soutien en service sélectionné, Thales est déterminée à permettre à l’industrie canadienne de soutenir le programme de soutien en service des navires extracôtiers de patrouille de l’Arctique et des navires de soutien interarmées pendant les décennies à venir. », a fait valoir le Président-directeur général, Thales Canada Inc., Mark Halinaty.

« Le gouvernement revitalise l’industrie de la construction navale, créant par le fait même des emplois pour la classe moyenne et de la prospérité dans de nombreuses collectivités de l’ensemble du pays. Nous procurons à notre Marine les navires dont elle a besoin, et nous faisons le nécessaire pour mettre en place un soutien efficace et économique qui permettra d’assurer toute la disponibilité opérationnelle de notre flotte. », a déclaré pour sa part à propos de ce contrat le Carr.

« Ce processus ouvert et transparent a misé sur de nouveaux concepts en matière d’approvisionnement et une mobilisation fréquente de l’industrie. Cette approche a été très avantageuse pour le Canada, parce qu’elle lui a permis d’acquérir efficacement des solutions de soutien en service adaptées aux navires de patrouille extracôtiers et de l’Arctique et aux navires de soutien interarmées. « , a souligné pour sa part son Secrétaire parlementaire, Steven MacKinnon.

Ce contrat pourrait générer près de 250 millions de CAD de retombées économiques au Canada en recherche et développement, en plus de créer jusqu’à 2 000 empois, indique l’entreprise.

Les navires de patrouille extracôtiers et de l’Arctique et les navires de soutien interarmées

Jusqu’à 6 NPEA seront construits par Irving Shipbuilding. La livraison du premier navire à la Marine royale canadienne est prévue pour 2018.
2 navires de soutien interarmées seront construits par le chantier naval de Seaspan à Vancouver. La livraison du premier navire à la Marine royale canadienne est prévue pour 2021.

« Les navires de patrouille extracôtiers et de l’Arctique et les navires de soutien interarmées sont essentiels à notre flotte. Ils fourniront les capacités dont a besoin la Marine afin de relever les défis en matière de défense et de sécurité auxquels nous faisons face, tant au pays qu’à l’étranger, et de mener à bien les tâches dont une marine moderne doit s’acquitter. Grâce à ce contrat, les hommes et les femmes qui font ce travail important pourront compter sur des navires fiables, faisant l’objet d’un entretien permanent, pendant des années à venir. », a déclaré pour sa part le Ministre de la Défense nationale, Harjit Sajjan.

Thales a fourni du soutien en service aux marines de Singapour, Nouvelle-Zélande, Arabie Saoudite, Bahreïn, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Tonga, des Émirats arabes unis et des États-Unis.

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