Espagne: 120 bonbonnes de gaz retrouvées pour «un ou plusieurs attentats» à Barcelone

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Des bonbonnes de gaz retrouvées lors de perquisitions à Alcanar, en Espagne après l’attentat de Barcelone, le 18 août 2017. (AFP/JOSE JORDAN)

La cellule responsable des attentats en Espagne préparait « un ou plusieurs attentats » à la bombe à Barcelone avec 120 bonbonnes de butane retrouvées dans une maison à Alcanar, à 200 kilomètres au sud-ouest, a annoncé la police dimanche.

« Nous commençons à voir clairement que c’est le lieu où se préparaient les explosifs pour commettre un ou plusieurs attentats dans la ville de Barcelone », a déclaré le chef de la police de Catalogne, Josep Lluis Trapero.

Les policiers ont dégagé des décombres plus de 120 bonbonnes de gaz, un arsenal destiné à préparer une ou des attaques de très grande ampleur à Barcelone. La police a indiqué avoir retrouvé des traces de TATP, un « type d’explosif utilisé par Daech », l’organisation État islamique qui a revendiqué les deux attentats qui ont fait 14 morts et plus de cent blessés.

Josep Lluis Trapero a aussi déclaré dimanche que ses services ignoraient si l’homme recherché pour les attentats en Espagne jeudi et vendredi se trouvait encore dans le pays.

« Si je savais qu’il est en Espagne et où, nous irions le chercher. Nous ne savons pas où il est », a déclaré Josep Lluis Trapero.

Mais, bien qu’un de ses membres soit encore en fuite, a assuré dimanche le responsable des affaires intérieures en Catalogne, la cellule responsable des attentats en Espagne jeudi et vendredi a été « neutralisée », a assuré pour sa part dimanche le responsable des affaires intérieures en Catalogne.

« La capacité d’action de cette cellule a été neutralisée grâce au travail de la police », a déclaré le responsable de l’Intérieur du gouvernement régional de Catalogne, Joaquim Forn, lors d’une conférence de presse à Barcelone.

« Mon père m’avait dit +c’est des terroristes, prends les plaques d’immatriculation+, j’aurais dû l’écouter », regrette Martine Groby, qui a vu toutes les fenêtres de sa villa voler en éclats, quand la planque de la cellule Djihadiste responsable des attentats en Catalogne a explosé.

À Alcanar, à 200 kilomètres au sud-ouest de la capitale catalane, un groupe avait planifié des mois durant un projet d’attentats qui a tourné court dans la nuit de mercredi à jeudi, lorsque leur maison, dissimulée derrière les oliviers, a sauté accidentellement, selon le chef de la police catalane, Josep Lluis Trapero.

Les policiers ont dégagé des décombres plus de 120 bonbonnes de gaz, un arsenal destiné à préparer une ou des attaques de très grande ampleur à Barcelone. La police a indiqué avoir retrouvé des traces de TATP, un « type d’explosif utilisé par Daech », l’organisation État islamique qui a revendiqué les deux attentats qui ont fait 14 morts et plus de cent blessés.

« Ca empestait la poudre ! Une odeur pas possible, je l’ai dit à la police le soir-même de l’explosion, mais ils n’ont rien voulu entendre », affirme Jenny Rodriguez, 37 ans, qui a une maison au bord du rivage, juste de l’autre côté de la route.

Mercé Cid, une voisine, a vu atterrir chez elle ce soir là « des pages d’un dictionnaire arabe-espagnol et une bouteille en métal d’un litre de produit chimique ». Elle les a depuis confiés à la police, explique-t-elle en montrant les photos sur son portable.

Dans le petit lotissement Montecarlo d’Alcanar bouclé par la police, les ruelles sont désertes. Les aboiements des chiens, le ronronnement des climatisations sont parfois interrompus par le fracas d’un tracteur qui remue les décombres ou les explosions régulières de bonbonnes de gaz.

Martine Groby vient plusieurs fois par an dans sa villa rose, juste à côté de la maison détruite. Quatre hommes « qui parlaient tous français » et étaient là depuis avril dernier, lui avaient assuré qu’ils étaient locataires. « Je les appelais +les squatteurs+ », sourit-elle.

« Ils étaient discrets, trop discrets, les volets fermés, pas de musique, pas d’enfants, pas de femmes… ». « Des fois ils ne restaient que deux jours et ils partaient. Ils me disaient bonjour mais toujours sans me regarder », raconte la sexagénaire aux traits tirés.

Des occupants, elle ne sait « rien ». Elle n’a qu’entrevu leurs visages, bien qu’elle dise pouvoir identifier deux suspects sur des photos diffusées dans la presse. Mais un ami, blessé dans l’explosion, pansement et hématomes sur le visage, lui conseille de s’interrompre.

Eliane Fernandez qui était là mercredi soir, ne peut pas encore parler: dans sa tête résonne « encore le boum ».

Ils étaient du « style arabe », reprend Martine. L’un d’eux portait la moustache. Celui « qui portait la barbe », seuls le mari de Martine et sa fille l’ont vu.

« Ils étaient souvent sur la terrasse. Du haut ils devaient surveiller la route… Maintenant je remets les éléments à leur place », lâche-t-elle dans un souffle, les yeux dans le vide.

Selon elle, ils faisaient des allers-retours à deux pendant que les deux autres restaient, soit à pied avec des sacs à dos, soit dans une Kangoo blanche, ou sur deux motos « puissantes » et « s’arrangeaient toujours pour que je ne voie pas ce qu’ils déchargeaient ».

« Une fois, j’ai réussi à voir, c’était un congélateur », se souvient-elle.

« Mon père –un ancien policier– m’avait dit que c’étaient des terroristes, conseillé de prendre des photos et de noter les plaques d’immatriculation. Pour lui, c’était bizarre ces allers-retours toute la journée. Je n’ai pas voulu le croire… », dit-elle, les yeux embués.

« Fin juillet, ils sont venus avec un camion blanc marqué location, j’ai pensé qu’ils allaient emménager ici, mais ce n’était pas des meubles malheureusement… »

Mercredi, un peu après 23h00, alors que Martine et ses proches terminaient de dîner, elle a été projetée par terre. « Tout d’un coup c’est devenu tout noir, j’avais l’impression que j’allais brûler vive… Je croyais que c’était un cauchemar. Je ne savais pas que c’était des terroristes, je croyais que c’était notre bouteille de gaz qui avait explosé ».

C’est également ce que la police a d’abord cru, avant qu’une camionnette ne s’élance sur les Ramblas jeudi fauchant les passants et qu’une autre voiture ne l’imite quelques heures plus tard à Cambrils. Les enquêteurs sont convaincus que la destruction de ce laboratoire a poussé les conjurés à utiliser des armes plus rudimentaires.

Barcelone se recueille après les attentats qui ont endeuillé son été

Des personnes assistent à la messe à la mémoire des victimes des attentats en Catalogne dans la basilique de la Sagrada Familia à Barcelone, le 20 août 2017. (AFP/JAVIER SORIANO

Quelque 2.000 personnes se sont recueillies dimanche à la Sagrada Familia, la basilique emblématique de Barcelone, pour un hommage aux victimes des attentats sanglants en Catalogne, alors que les policiers continuaient à traquer un suspect, multipliant les barrages jusqu’à la frontière française.

« Ces journées ont été des jours de larmes, de beaucoup de larmes, mais surtout de grande humanité », a dit l’évêque, Sebastià Taltavull, l’un des prélats qui officiait la cérémonie de plus d’une heure.

Dans l’assistance, le roi d’Espagne Felipe VI et Letizia, installés au côté du président du Portugal, écoutaient gravement les religieux.

Toute la classe politique espagnole assistait à la cérémonie, à commencer par le chef du gouvernement conservateur Mariano Rajoy, assis, protocole oblige, à côté du président de la Catalogne Carles Puigdemont avec qui les différends se multiplient depuis des mois autour de ses projets indépendantistes.

Tous avaient le visage fermé, tandis que dans l’assistance, des badauds prenaient des photos avec leur téléphone, peu sensibles à la douleur de proches qui plongaient le visage dans leur mains.

À l’extérieur la cérémonie avait aussi attiré plusieurs centaines de personnes, sous le regard des tireurs d’élite postés sur les toits environnants.

« Les Ramblas représentent quelque chose de très fort pour nous, nous nous y promenons souvent. Ca aurait pu m’arriver à moi, à mes enfants, à n’importe qui », confiait à l’AFP TV, en sanglots, Teresa Rodriguez, Barcelonaise depuis près de 50 ans.

Des policiers lourdement armés veillaient aussi à la sécurité aux abords de la basilique.

Dans la petite ville des Pyrénées catalanes où il vivait depuis deux ans, un imam marocain est soupçonné d’avoir « mangé le cerveau » de jeunes compatriotes pour les amener à former la cellule Djihadiste derrière les attentats de Barcelone et Cambrils.

Du deux-pièces décrépi où résidait Abdelbaki Es Satty – loué « 150 euros » mensuels, selon son colocataire – on a vue sur la montagne boisée des Pyrénées et les toits de tuiles de la jolie petite ville catalane de Ripoll, à 90 km au nord de Barcelone.

« Mardi matin il était parti en disant qu’il s’en allait en vacances au Maroc », rapporte le vendeur de fruits sur les marchés Nordeen El Haji, 45 ans, venu vivre il y a quatre mois dans l’appartement.

Mais depuis mardi, il a disparu. La police a évoqué la possibilité qu’il ait péri dans l’explosion dans une maison à Alcanar mercredi soir, où la cellule à l’origine des attaques de Barcelone et Cambrils préparait « un ou plusieurs attentats » à la bombe.

« Il parlait peu, passait du temps avec son ordinateur dans la chambre, avait un vieux téléphone portable sans internet, peu de livres », dit Nordeen El Haji.

Sur un meuble se trouve encore l’ordre officiel de perquisition des lieux, daté de vendredi, quelques heures après les deux attentats aux voitures-béliers qui ont fait 14 morts et plus de 120 blessés en Catalogne (nord-est de l’Espagne).

Le journal El Mundo a cité des sources antiterroristes selon lesquelles Abdelbaki Es Satty était sorti en janvier 2012 de prison, « où il avait noué une amitié particulière avec Rachid Aglif, dit El conejo (le lapin), condamné à 18 ans » pour participation aux attentats jihadistes dans des trains de banlieue du 11 mars 2004, qui avaient fait 191 morts à Madrid.

« L’imam avait eu un problème judiciaire, mais pas lié au terrorisme », a déclaré dimanche le chef de la police catalane, Josep Lluis Trapero.

Selon El Mundo, Abdelbaki Es Satty avait été incarcéré en lien avec un « trafic de drogues », du haschich, entre Ceuta et Algesiras (sud).

Alors que la presse spécule sur l’influence déterminante qu’il aurait pu avoir sur les jeunes – parfois mineurs – impliqués dans les attentats, son colocataire assure en tous cas qu' »en quatre mois, il n’a reçu aucun jeune » chez lui.

« Cet imam était normal et ordinaire quand il était en public », dit à l’AFP Mohamed Akhayad, électromécanicien marocain de 26 ans, qui fréquentait la nouvelle salle de prières ouverte en 2016 où il prêchait.

« S’il a mangé le cerveau de ces jeunes, c’est en cachette, dans un endroit secret », dit-il, à la cafétéria marocaine Esperanza.

« Il était très solitaire, fréquentait plus des jeunes que des personnes de son âge », assure – anonymement – un Marocain de 43 ans, disant avoir organisé les matches de football en salle auxquels participaient des jeunes impliqués dans les attentats, tel Moussa Oukabir, 17 ans – tué pendant l’attaque de Cambrils – décrit comme « un des meilleurs joueurs, des plus joyeux ».

Dans la rue où vivait le religieux, un Catalan de 64 ans, Francesc Gimeno, peintre décorateur, affirme qu’il « avait la réputation d’être très islamiste, voulait que tous les Marocains pensent comme lui, mettait la religion au-dessus de tout ».

Il l’accuse aussi d’avoir voulu « obliger les femmes marocaines de la ville à se couvrir ».

« C’est un mensonge », réagit Hammou Minhaj, 30 ans, secrétaire marocain de la communauté musulmane de Ripoll « Annour ». « Ici à la mosquée, il ne disait pas ça. En dehors, je ne sais pas ».

Selon lui, Abdelbaki Es Satty était arrivé en 2015 à Ripoll, puis « était allé en Belgique comme imam – c’est ce qu’il disait – avant de revenir à Ripoll: « il avait commencé en avril 2016 comme imam dans notre nouvelle mosquée ».

Cependant, « fin juin (2017), il avait demandé trois mois de vacances pour partir en vacances au Maroc ».

L’imam Abdelbaki Es Satty a bien séjourné en Belgique en 2016, dans la commune de Machelen, dans la grande banlieue de Bruxelles « entre janvier et mars 2016 », a affirmé à l’AFP le maire de la commune limitrophe de Vilvorde, Hans Bonte, qui supervise la police municipale des deux communes.

Il a séjourné « à Machelen de janvier à mars 2016 », a-t-il dit, confirmant une information de la chaîne publique flamande VRT.
À M’rirt, petite ville de 35.000 habitants du centre du Maroc, ses proches accusent justement « un imam de Ripoll » d’être le « cerveau » des attentats d’Espagne.

« Cela fait deux ans que Younès et Houssein (son frère) ont commencé à se radicaliser, sous l’influence de cet Imam +djebli+ (originaire du Pays Djbala, région du nord du Maroc) », a ainsi affirmé à l’AFP leur grand-père.

Un imam sorti de prison

Un photomontage fait le 18 août 2017 de photos de suspects de l’attentat de Barcelone distribuées par la police catalane. (MOSSOS D’ESQUADRA/AFP )

Pendant ce temps, la police poursuivait l’enquête, recherchant toujours un Marocain de 22 ans, Younès Abouyaaqoub, qui pourrait avoir conduit la camionnette qui a fauché des dizaines de passants jeudi à Barcelone, faisait 13 morts et plus de cent blessés.

L’organisation djihadiste État islamique a revendiqué l’attentat de même que celui qui a suivi quelques heures plus tard quand une voiture a foncé dans la foule à Cambrils, à 120 km au sud de Barcelone, faisant un mort. Ses cinq occupants ont été abattus par la police.

Les contrôles routiers s’intensifiaient dimanche dans la province de Gérone, frontalière avec la France, selon la police régionale.

Abdelbaki As Satty, un imam de la petite ville de Ripoll, au pied des Pyrénées dans cette même province de Gérone, apparaît de plus en plus comme l’un des protagonistes de la macabre fuite en avant qui a tué 14 personnes.

Agé d’une quarantaine d’années, il aurait pu radicaliser la douzaine de jeunes qui auraient intégré avec lui la cellule ayant organisé les attentats.

La police a perquisitionné son domicile à Ripoll samedi matin, a indiqué à l’AFP son colocataire qui ne donne que son prénom, Nourddem.

D’après les médias espagnols qui citent des sources policières, les enquêteurs cherchaient ainsi à prélever ses traces d’ADN et les comparer à celles des restes retrouvés dans une maison détruite par une explosion dans la ville catalane d’Alcanar, où les terroristes présumés cherchaient à fabriquer des bombes.

La police tenterait d’identifier les restes de trois personnes, et non deux comme indiqué jusqu’à présent.

Les enquêteurs croient que les conjurés préparaient un attentat d’envergure mais que l’explosion accidentelle les a conduit à se lancer dans des opérations plus rudimentaires.

Toujours d’après les médias, Abdelbaki As Satty avait déjà fait de la prison pour des délits mineurs.

Selon El Pais et El Mundo, citant des sources de la lutte antiterroriste, il aurait rencontré en prison, dont il est sorti en janvier 2012, des détenus en lien avec les attentats islamistes de mars 2004 qui avaient causé la mort de 191 personnes dans des trains de banlieue à Madrid.

« Nous n’avons aucune nouvelle de Younès », jurent dans sa ville natale de M’rirt au Maroc, des proches d’un Marocain de 22 ans activement recherché par la police espagnole pour son rôle présumé dans les attentats ayant endeuillé la Catalogne.

Sa photo fait encore la une des médias: Younès Abouyaaqoub pourrait avoir conduit la camionnette ayant foncé sur la foule à Barcelone faisant 13 morts et 120 blessés, attentat revendiqué par le groupe Djihadiste et ultraradical état islamique (EI).

Dans sa ville natale du centre du Maroc où le thermomètre affiche plus de 40 degrés, l’incompréhension domine: cette région paisible était jusqu’alors peu connue pour avoir fourni des recrues à l’EI, contrairement au nord du pays.

La petite ville de M’rirt, 35.000 habitants, où vit encore le grand-père de Younès, est surtout connue pour son souk hebdomadaire au pied d’une colline, ses importantes mines de plomb, de zinc et d’argent, et ses cascades spectaculaires très prisées des touristes marocains.

« Nous ne voulons pas de ça ici », souffle un proche de la famille Abouyaaqoub, la quarantaine, qui préfère garder l’anonymat.

Dans un quartier populaire à l’est de la ville, le grand-père de Younès reçoit dans la demeure familiale –une modeste maison de deux étages– des voisins et des proches de la famille.

Ils tentent de le consoler depuis que le nom de son petit-fils Younès a été évoqué par la police en Espagne et par les médias du monde entier. Le frère de Younès, Houssein, âgé d’une vingtaine d’année, serait lui aussi mis en cause, affirment des témoins sur place bien que son nom n’ait jamais été évoqué par les autorités espagnoles.

« Younès est né dans cette maison, avant d’immigrer en Espagne avec ses parents », raconte à un journaliste de l’AFP le grand-père, emmitouflé dans une djellaba beige, un turban blanc sur la tête.

« Il revient ici chaque été avec son frère et ses parents. Il était là l’été dernier », poursuit le patriarche.

Pour lui, la radicalisation de son petit-fils serait due à « un imam marocain de Ripoll », paisible localité catalane de 10.000 habitants à quelque 700 mètres d’altitude au pied des Pyrénées d’où sont originaires plusieurs suspects.

« Cela fait deux ans que Younès et Houssein ont commencé à se radicaliser, sous l’influence de cet imam djebli (originaire du Pays Djbala, une région du nord du Maroc) », affirme l’octogénaire, disant ne pas connaître le nom de l’imam.

La police a perquisitionné samedi le domicile d’un imam de Ripoll, Abdelbaki As Satty, soupçonné d’avoir fait partie de la cellule terroriste et qui aurait pu radicalisé une partie des jeunes impliqués dans les attaques. L’imam a disparu depuis mardi.

Un voisin et proche de la famille Abouyaaqoub ayant lui aussi de la famille en Catalogne soutient, sous couvert d’anonymat, que cet imam « a embrigadé des Marocains de Ripoll et planifié ces attentats ».

« Il y a un mois, il a pris congé de la mosquée où il prêchait, prétextant devoir se rendre au Maroc pour régler un problème d’héritage. Les gens ont trouvé un autre imam pour le remplacer, mais quelques jours avant les attentats, il a été vu à Ripoll », a affirmé cette source.

Selon des témoignages sur place, des policiers marocains en civil ont interrogé vendredi des proches des Abouyaaqoub, mais leurs questions portaient principalement sur l’imam.

Le grand-père lui tente de cacher sa profonde tristesse et la désolation qui l’envahit depuis quelques jours. Il dit n’avoir plus eu de contact direct avec ses deux petits-fils.

Retour au sport

Au troisième et dernier jour de deuil officiel, Barcelone tentera aussi de revenir à la normale grâce à sa passion pour le foot, qui reprendra ses droits dimanche avec un premier match de la saison du FC Barcelone au Camp Nou, face au Betis Séville, sous haute sécurité.

Une minute de silence est prévue en hommage aux victimes des attaques et les joueurs barcelonais, qui afficheront floqué sur leur dos « Barcelona » à la place de leur nom, porteront un brassard noir en signe de deuil.

Dans ces « circonstances extraordinaires et lamentables », l’entraîneur barcelonais Ernesto Valverde a affiché samedi sa « solidarité » avec les victimes et leurs familles, fidèle à la devise du Barça, « més que un club » (« plus qu’un club »), symbole d’un fort engagement politique, culturel et social en Catalogne.

Le gouvernement a décidé samedi de maintenir le niveau d’alerte terroriste à 4, évitant son niveau maximum 5, synonyme de risque d’attentat imminent, mais renforçant encore les mesures de sécurité alors que la saison touristique bat son plein.

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