Mali: attaque contre le QG de l’ONU à Tombouctou, 7 morts (ONU)

Des Casques bleus près de Ber, au nord-est de Tombouctou, au Mali (Marco Dormino/MINUSMA)
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Des Casques bleus près de Ber, au nord-est de Tombouctou, au Mali. (Archives/Marco Dormino/MINUSMA)

Sept personnes, dont cinq gardes de sécurité de la mission de l’ONU au Mali (Minusma) ont été tués lundi dans une attaque contre le quartier général de la Minusma à Tombouctou (nord-ouest), et six Casques bleus ont été blessés, a annoncé l’ONU.

Un précédent bilan, communiqué par une source à la Minusma, faisait état de six morts parmi les gardes de sécurité.

Des « hommes armés non identifiés » ont attaqué le QG de la Minusma à Tombouctou dans l’après-midi, a indiqué un porte-parole de l’ONU à New York.

Selon « des éléments préliminaires », cinq gardes de la Minusma, tous de nationalité malienne, un membre de la gendarmerie malienne et un agent civil contractuel de la Minusma, ont été tués, a-t-il poursuivi. En outre, un garde de sécurité malien et six Casques bleus ont été blessés, dont deux grièvement.

« Six assaillants ont été abattus lors de la riposte de la Minusma à l’attaque », a précisé le porte-parole de l’ONU.

La Minusma a ensuite déployé une force de réaction rapide destinée à « sécuriser le quartier général de la Mission et des hélicoptères d’attaque pour traquer d’éventuels assaillants », a-t-il expliqué.

Le chef de la Minusma, Mahamat Saleh Saleh Annadif, a condamné un « acte lâche et ignoble ».

Un peu plus tôt, un responsable du gouvernorat de Tombouctou avait indiqué que les « terroristes » étaient armés de grenades et de Kalachnikov.

« Dès qu’ils sont arrivés devant l’entrée principale de la Minusma à Tombouctou, ils ont ouvert le feu sur les agents de sécurité d’une société de gardiennage qui travaille pour la Minusma », avait déclaré de son côté à l’AFP une source sécuritaire malienne, ajoutant que « six terroristes » avaient été tués.

Par ailleurs, selon la source sécuritaire malienne, les forces armées maliennes ainsi que des hélicoptères français de l’opération Barkhane ont pris part à « la riposte ».

L’armée malienne patrouillait dans Tombouctou dans la nuit de lundi à mardi.