438 ETAH: une unité de l’ombre sur le devant de la scène (PHOTOS/VIDÉO)

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Un des «trois défenseurs de Montréal» est particulièrement occupé ces temps-ci avec toutes les opérations, en plus de faire de l’instruction. 45eNord.ca a passé une journée avec les membres du 438e escadron tactique d’hélicoptères et fait un petit tour dans les cieux de la Montérégie.

Le 438e escadron tactique d’hélicoptères (438 ETAH) est un escadron de «force totale» de l’Aviation royale canadienne, c’est‑à‑dire qu’il est composé de militaires de la Force régulière et de la Réserve aérienne. L’unité est installé à Saint-Hubert et est équipé d’hélicoptères CH-146 Griffon.

Son effectif est composé à 50/50 de réservistes et de réguliers, pour un total d’environ 250 membres.

Le 438e escadron a ses racines comme escadron de chasseurs-bombardiers au cours de la Deuxième Guerre mondiale. Il était alors doté du Hurricane et du Typhoon. Après la guerre, il a été équipé du Vampire et du Sabre, en devenant le 438e Escadron de la Réserve aérienne (Ville de Montréal), pour finalement devenir le 438e escadron tactique d’hélicoptères en 1981. L’unité est l’un des «trois défenseurs de Montréal» au même titre que le Régiment de Maisonneuve et que le NCSM Montréal.

Le lieutenant-colonel Martin Pesant, commandant du 438 ETAH, se dit fier de ses hommes et de ses femmes qui travaillent à l’unité parce qu’il est quasi-impossible de faire le distinguo avec un réserviste et un régulier du fait d’une «symbiose» avancée et parce que l’expérience accumulée est tout simplement énorme! «La majorité de mes réservistes ont plus de 25 ans de service, c’est pour ça que j’en emploie beaucoup à temps plein ici.»

Avec un besoin opérationnel lui-aussi quasi-permanent, le 438 ETAH est fort occupé. Les opérations LENTUS, NEVUS, SABOT et autres rythment régulièrement la vie de l’unité. «La raison qu’on a autant de tâches diversifiées, c’est parce qu’on a beaucoup d’expérience et de compétences!, d’affirmer le lieutenant-colonel. Ici, j’ai des pilotes d’essais, des instructeurs de vol, des gens avec cinq, six, sept tours opérationnels, alors étant donné qu’on a ça ici, on peut nous donner plus de tâches plus large».

Expliquant la raison des nombreux vols réalisés tous les jours à l’unité par les différents pilotes, le major François Lachance-Morin précise que la pratique régulière permet de maintenir la base nécessaire aux opérations. «De la même façon qu’on s’attend qu’un policier va pratiquer à tirer son arme, qu’un pompier va pratiquer sur de faux incendies, tout ça c’est pour que quand la journée où on doit prendre vraiment action et performer au bon niveau, ben qu’on soit à ce niveau-là».

Cette expertise et cette expérience ont fait le succès du 438 ETAH qui en est à plus de 100 opérations, dont les récentes opérations LENTUS, qui ont permis d’aider la population avec les récentes catastrophes au pays.

Au cours du vol sur lequel 45eNord.ca a embarqué, l’équipage a justement pratiquer les vols tactiques dans leurs secteurs d’entraînement. Ainsi, à 90 nœuds et à seulement 15 pieds au-dessus des obstacles, l’hélicoptère glisse comme pour éviter, dans un cas réel, une éventuelle menace lors d’un transport de troupes. Faisant tourner rapidement à 90° l’hélicoptère lors de cette navigation tactique, les pilotes s’assurent de rester le plus discret possible avant de se retrouver dans une zone d’atterrissage simulée entourée de forêt. Un peu plus tard, à Farnham, c’est un décollage tactique, c’est à dire sans passer par la case vol stationnaire avant de quitter, ainsi qu’un décollage tactique, que l’équipage a pratiqué.

«Ça sera plus le temps quand la mission va arriver, oh ça se passe la semaine prochaine, d’aller pratiquer, lance-t-il. Il faut que la base soit là! Et c’est pour ça qu’à la 438 on met aussi des manœuvres tactiques qui sont rendus des manœuvres de base».

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