Accord du Qatar pour l’achat de 24 avions de chasse à la Grande-Bretagne

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L'Eurofighter Typhoon du Consortium Eurofighter réunissant la Grande-Bretagne, l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne (Eurofighter)
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L’avion de chasse Typhoon et un avion de combat bi-réacteur, ailes delta et plan canard, multi-rôles.(Eurofighter)

Le Qatar a signé dimanche un accord pour l’achat à la Grande-Bretagne de 24 avions de chasse Typhoon, le deuxième grand contrat conclu par Doha depuis le début en juin de la crise diplomatique qui l’oppose à ses voisins.

Le ministre d’État à la Défense qatari Khaled ben Mohamed al-Attiya et son homologue britannique Michael Fallon ont signé à Doha une « déclaration d’intention » pour la vente de ces avions, selon un communiqué publié par le gouvernement britannique sur son site web.

« Il s’agit du premier grand contrat de défense avec le Qatar, l’un des partenaires stratégiques du Royaume-Uni », a affirmé M. Fallon.

« C’est un moment important (…) pour une coopération encore plus forte dans (le domaine de) la défense », a-t-il ajouté.

L’ambassadeur britannique au Qatar, Ajay Sharma, a évoqué sur Twitter un « pas important » dans les relations bilatérales.

Aucune annonce officielle n’a été faite par Doha.

En juin le Qatar avait signé avec les États-Unis un accord de 12 milliards de dollars U.S. (14,62 $CAD) pour l’achat d’avions de combat F-15. Le Pentagone n’avait pas livré de détails sur la vente qui, selon Bloomberg, concernerait 36 de ces appareils.

Le Qatar avait également donné son accord en 2015 pour l’achat à la France de 24 avions de combat Rafale (6,3 milliards d’euros/9,14 milliards $ CAD).

L’accord avec la Grande-Bretagne arrive à un moment crucial pour le Qatar.

Le 5 juin –dix jours avant l’annonce du contrat avec Washington–, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, Bahreïn et l’Égypte ont rompu leurs relations avec Doha et lui ont imposé des sanctions économiques (arrêt des liaisons aériennes, maritimes et terrestres). Ils l’accusent de soutenir des groupes islamistes radicaux mais le Qatar rejette ces accusations et accuse ses détracteurs d’empiéter sur sa souveraineté.

L’accord intervient également à un moment où les Britanniques tentent de conclure des accords commerciaux avec des partenaires en dehors de l’Europe après avoir choisi de quitter l’Union européenne.