Fin de l’exercice LARGE SCALE: le début de la montée en puissance de Valcartier (PHOTOS)

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L’exercice LARGE SCALE, auquel à pris part le Quartier général du 5e Groupe-brigade mécanisé du Canada (5 GBMC), s’est conclu il y a quelques jours en Californie. 45eNord.ca s’est entretenu avec le commandant de la brigade, le colonel Stéphane Boivin.

«Cet exercice LARGE SCALE a été une opportunité en or non seulement pour moi à titre de commandant de brigade, mais pour la brigade en elle-même avec la nouvelle équipe pour préparer la prochaine année en vue de la montée en puissance», lance d’emblée le colonel Boivin. «Ça a vraiment été un deux semaines et demi très rempli et très bénéfique».

Large Scale Exercise 2017 (LSE17) était un exercice multinational assisté par ordinateur où le quartier général du 5 GBMC faisait partie d’une coalition expéditionnaire, engagée dans une guerre conventionnelle contre une force ennemie aux capacités semblables aux nôtres.

Aux côtés des Canadiens se trouvaient bien évidemment des Américains, mais aussi des Britanniques et des Français.

Contrairement aux années passées où le Quartier général de la brigade s’imbriquait dans une division, cette année la brigade a été séparée et a obtenu un rôle différent. Le colonel Boivin par exemple se rapportait directement au commandant de la composante terrestre de l’exercice, soit un général 3 étoiles. «Mon niveau de gestion se faisait directement avec le niveau supérieur», précise-t-il, ajoutant du même souffle que l’expérience comme commandant de brigade était unique à LARGE SCALE puisqu’il côtoyait au quotidien un général 2 étoiles dans la préparation, la planification et l’exécution des opérations.

Ayant conçu la participation canadienne à l’exercice pour bâtir la confiance au sein du Quartier général, le colonel Boivin explique que plusieurs membres du QG étaient arrivés depuis à peine une semaine lorsqu’ils ont du partir pour LARGE SCALE. «Le but était de se retrouver tous ensemble en Californie, nous rassembler pour former notre équipe, voir nos forces et nos faiblesses et établir ensemble la feuille de route pour l’année à venir».

L’interopérabilité étant le maître mot de tout exercice depuis des années, c’est bien évidemment ce concept qui a été clé durant l’exercice en Californie.

Avec toutes ces nationalités collaborant ensemble, le défi a donc été de «s’assurer que les barrières entre les systèmes de communications américains, britanniques, canadiens et français sont descendus et qu’on est capable de parler par systèmes informatiques avec les degrés de sécurité de chacun en place», affirme encore le commandant de la 5e Brigade. «Ça a vraiment servi à prendre conscience de tout ce qu’on pouvait faire, et avec une équipe nouvelle, identifier et baliser ce qu’on doit faire pour obtenir notre certification en février prochain».

Finalement, le colonel Boivin, désormais de retour de Californie, regarde déjà ce qui s’en vient pour ses hommes et ses femmes alors que dès cet automne débutera une série d’exercices qui amènera un certain niveau de compétences au niveau des unités. Puis entre janvier et juin prochain, ce sera la période de culmination avec la certification du Quartier général à l’hiver et de la brigade au printemps lorsque les troupes de Valcartier se rendront jusqu’à Wainwright, en Alberta, pour certifier les bataillons et les régiments.

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