Six-cents personnes accueillent la Tournée nationale du drapeau des Jeux Invictus à Valcartier

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La Tournée nationale du drapeau des Jeux Invictus pour aider les guerriers blessés a été jusqu’à maintenant un succès au Québec et, ce matin, un total de 600 personnes, membres de la légion, athlètes, vétérans, invités et membres du 5e Groupe-brigade mécanisé du Canada, accueillaient le drapeau de cérémonie des Jeux à la Base des Forces armées canadiennes Valcartier, dans la région de Québec.

Après Bagotville hier, et Valcartier aujourd’hui, la Tournée nationale du drapeau des Jeux Invictus sera demain à Saint-Jean-sur-Richelieu, sur la Rive-Sud de Montréal.

Dans le cadre de cette Tournée nationale du drapeau, ce sont 150 porteurs de drapeau qui auront au bout de la Tournée de 37 jours transporté le drapeau de cérémonie d’un océan à l’autre dans 22 bases militaires, 15 légions et plus de 50 collectivités.

Les porteurs de drapeau sont des militaires qui ont été blessés en service, mais aussi de simples citoyens qui souhaitent rendre hommage à nos guerriers blessés. Ainsi, les porteurs ce matin à la Base Valcartier étaient le Caporal-chef Tyler Tremblay, représentant de Valcartier, Jean-Philippe Plamondon, membre d’Équipe Canada – Cyclisme, aux Jeux 2017, et M. Gaetan Plamondon, le père de Jean-Philippe.

À 19 ans, Jean-Philippe Plamondon, résident du quartier Les Saules à Québec, a été victime d’un accident vasculaire cérébral (AVC). Âgé aujourd’hui de 27 ans, le cyclistes’est préparé intensément pour les Jeux Invictus, chez lui, puis d’avril et de juin, à Victoria, en Colombie-Britannique, puis dans la Ville Reine.

Jean-Philippe Plamondon est aussi membre de la Légion Royale Canadienne, dont la mission est d’aider les anciens combattants et leurs personnes à charge.

Mis en place par le prince Harry, les premiers Jeux Invictus ont eu lieu à Londres, en septembre 2014. Les Jeux Invictus de 2017 à Toronto mettront en vedette 550 concurrents en provenance de 17 nations qui participeront à 12 sports adaptés, y compris le golf qui fait ses débuts aux Jeux. Les Jeux Invictus de 2017 à Toronto sont financés par le gouvernement du Canada, la Province de l’Ontario, la Ville de Toronto ainsi que par le partenaire principal Jaguar Land Rover et d’autres partenaires et commanditaires.

Je suis invaincu

Les conférenciers invités qui ont salué le drapeau de cérémonie et les porteurs ce matin à Valcartier étaient Axelle Pellerin, Directrice principale des partenariats des Jeux Invictus 2017, André Lavallée, Président de la Légion Royale Canadienne (chapitre. de Québec), Kathy Argall, Vice-présidente régionale, Services bancaires aux particuliers, Québec, Bois-Francs, Centre-du-Québec et Mauricie, Allison Areias-Vogel, Consule des États-Unis à Québec, le colonel Stéphane Boivin, commandant du 5e Groupe-brigade mécanisé du Canada (5GBMC) et, bien sûr, le major Simon Mailloux, co-capitaine d’Équipe Canada des Jeux Invictus 2017.

« L’appui de la base militaire Valcartier est accueilli avec un grand plaisir par les concurrents et leurs familles alors qu’ils s’apprêtent à faire la preuve au monde entier de leur détermination, de leur courage et de leur cœur au Jeux Invictus 2017. », a noté la directrice principale des partenariats des Jeux Invictus 2017, pour qui cette cérémonie à Valcartier a une signification toute particulière, son père, le Colonel Pellerin, étant membre du Royal 22e Régiment. « En tant qu’enfant militaire, j’ai eu l’honneur de me joindre à l’équipe Invictus et c’est toujours avec une émotion profonde que je découvre l’enthousiasme avec lequel les Canadiens d’un océan à l’autre offrent leur appui à ces jeux. », a déclaré Axelle Pellerin, ajoutant que « Les Forces armées canadiennes ont manifesté un soutien inconditionnel pour les Jeux Invictus tout au long de l’année et nous sommes extrêmement reconnaissants de l’immense appui de la base militaire Valcartier afin que l’on puisse présenter les Jeux Invictus les plus réussis. ».

«Le passage du drapeau est un événement significatif puisqu’il nous porte à réfléchir à ces athlètes, qui malgré les difficultés physiques et psychologiques, ont continué à se dépasser et démontrer la résilience au quotidien. Je pense non seulement aux athlètes qui performeront lors des Jeux Invictus à Toronto, mais également à tous nos militaires blessés, qui ont été réintégrés au sein de la brigade et continuent de démontrer l’excellence de leur travail.», a souligné pour sa part le colonel Stéphane Boivin, Commandant du 5e Groupe-brigade mécanisé du Canada «Les Jeux Invictus représentent bien les valeurs véhiculées par le 5e Groupe-brigade mécanisé du Canada : résilience, courage, détermination, excellence et le dépassement de soi.»

Le co-capitaine d’Équipe Canada au Jeux 2017 fier de l’accueil des Québécois

Lors de l’arrêt de la Tournée nationale du drapeau des Jeux Invictus ce matin à la Base Valcartier, dans la région de Québec, la mascotte Vimy serre très fort dans ses bras un soldat du 5 GBMC.(Invictus Games)

À l’occasion de l’arrêt de la Tournée pancanadienne à Québec, 45eNord.ca a pu discuter de son succès au Québec le co-capitaine d’Équipe Canada des Jeux Invictus 2017, un homme qui est une illustration éloquente de la façon est utilisée « la puissance du sport adapté » pour aider les militaires blessés au cours de leur cheminement vers la guérison.

L’histoire de Simon Mailloux est assez incroyable: né le 2 novembre 1983, officier des Forces armées canadiennes, il a été sévèrement blessé le 16 novembre 2007 lors d’un incident impliquant un engin explosif improvisé lors de la guerre d’Afghanistan, ce qui mené à l’amputation de sa jambe gauche. Mais, en novembre 2009, il fut déployé à nouveau en Afghanistan, devenant ainsi le premier soldat canadien amputé à servir en tant que combattant dans une zone de guerre.

Pour celui qui est aujourd’hui à la tête tête d’Équipe Canada au Jeux Invictus 2107 qui commenceront à Toronto le 24 septembre, l’accueil qu’a reçu au Québec la Tournée nationale du drapeau est un succès qu’il importe de ne pas comparer au resste du Canada, chaque province ou région étant différentes.

« Oui, au jour le jour, c’est pas dans la tête de tous les Québécois ce que les militaires font, et c’est correct. On a tous une vie à vivre. Mais, lorsqu’il y a un besoin critique, qu’il y a une mission, on sent que les gens se resserrent derrière nous, on sent que les gens sont présents et sont fiers de ce qu’on fait », de déclarer le major Mailloux.

« Au Québec, c’est différent, et je pense que c’est culturel. », admet toutefois le militaire. »La réponse qu’on peut avoir est différente dans l’Ouest canadien de celle qu’on peut avoir en Ontario et que celle qu’on peut avoir au Nouveau-Brunswick. J’ai fait toutes ces bases là et j’ai entendu des réponses différentes. », soulignant qu’au Québec, « les gens ont toujours une certaine appréhension face aux déploiements militaires , mais les gens sont très contents quand on est là et présents pour les aider. Mon expérience à moi a toujours été très positive, mais c’est pas la même réponse qu’on peut avoir à Vancouver. C’est clairement une réponse bien québécoise à tout ça, mais elle est toujours chaleureuse. »

Le désintérêt des Québécois pour ce qui militaire: « Un mythe » affirme le major Mailloux

De retour en Afghanistan après avoir été sévèrement blessé une première fois, Simon Mailloux fut le premier soldat canadien amputé à servir en tant que combattant dans une zone de guerre.(Invictus Games)

« Clairement, ce que font nos militaires à travers le monde en leur nom, au nom du Canada tient à cœur à tous les Canadiens. À toute fin pratique, c’est votre armée, vos Forces canadiennes, des gens qui se donnent en votre nom, et je pense que ça touche tout un chacun quand nos militaires doivent faire un grand sacrifice, et peut-être m^me, parfois, perdre la vie. », nous déclare le major Mailloux.

« Les Jeux Invictus sont une belle opportunité de reconnaître ce genre de sacrifice et finalement de pouvoir partager notre histoire, ce qui s’est passé avec nous […] à travers le monde, soit en Afghanistan, soit en Bosnie, soit dans d’autres théâtres d’opération. »  »

« Lorsque je discute avec des gens de ma communauté à moi [mais non-militaires, NDLR]du Centre-Ville de Québec, j’ai l’impression que le soi-disant désintérêt envers les militaires, c’est un mythe. J’étais aux inondations quand on était à Laval, quand on était à Pierrefonds, des endroits qui étaient des zones sinistrées où les militaires de Valcartier ont fait un grand travail, sauver des usines de traitement d’eau, sauver des maisons de gens. Ce qu’on a eu après, c’est un grand merci. On est revenu de tout ça après avoir fait le nettoyage, après avoir aidé nos citoyens à nous. On est revenu le long de l’autoroute 20, on a arrêté sur une halte routière et les gens du Tim Horton qui étaient là nous ont offert le café. Des gens qui arrivaient d’un peu partout pour nous offrir le café, faire un geste, nous serré la main. ¨ca nous a pris le double du temps pour sortir de là tellement il y avait de gens qui voulaient nous remercier. »

Quoi qu’il en soit, de dire celui qui continue de servir les Canadiens avec honneur et dévouement, ce qui peut le plus faire plaisir à militaire sera toujours une poignée de main, un sourire et la reconnaissance de ceux et celles pour qui il a tant sacrifié, les citoyens et citoyennes de ce pays.

Et, si les Jeux Invictus peuvent aussi renforcer cela, au Québec comme ailleurs au Canada, tous y gagneront.

Par Raymonde Thériault

Dans le cadre de la Tournée nationale du drapeau, la porteuse Lisa Cyr brandit le drapeau des Jeux Invictus devant la célèbre Petite Maison Blanche qui survécut aux inondations de 1996 au Saguenay. Alors que les demeures environnantes étaient emportées par le torrent, elle est invaincue. (Jeux Invictus)

Lisa Cyr avait un rendez-vous important à Saint-Siméon dimanche dernier. Armée de sa détermination elle fait partie des 150 personnes qui auront l’honneur d’être porteuses du drapeau des Jeux Invictus au Canada. C’est Jeux auront lieu à Toronto du 23 au 30 septembre. De style olympique, mais pour les militaires blessés mentalement ou physiquement.

Le drapeau qui est parti de Victoria en Colombie-Britannique, le 16 août, aura parcouru des milliers de kilomètres pour finalement se retrouver, le 22 septembre, à la place Nathan Phillips Square ou il sera hissé à l’hôtel de ville pour marquer la fin de la tournée canadienne du drapeau et le début des Jeux Invictus à Toronto. Trente-sept jours, vingt-deux bases militaires, quinze légions et plus de cinquante communautés plus tard, le drapeau continuera de flotter avec l’aide des militaires qui participeront à ses jeux et avec le souffle et l’esprit de leurs camarades qui les aideront à pousser leur limite et à se dépasser.

La caporal Cyr et le soldat (à la retraite) Jean-Philippe Plamondon sont binômes. Partenaire ensemble à l’école des recrues, aujourd’hui encore ils s’entraident dans les moments les plus difficiles.

«On laisse jamais personne derrière et mon partenaire des recrues avait besoin de mon soutien pour aller mieux, pour continuer et pour avancer. Je suis là pour l’encourager et pour l’assister. Ensemble on continue d’avancer.»

Jean-Philippe Plamondon a surmonté et continue de surmonter beaucoup d’épreuves depuis que deux AVC, à quelques jours d’intervalle, l’ont laissé immobile, incapable de manger, de parler et sans sa mémoire à court terme. Grâce à sa détermination et à son travail acharné, encourager surtout de sa collègue et amie, la caporal Cyr, il a recouvré la mobilité de la moitié de son corps. Jean-Philippe Plamondon participera aux Jeux Invitus dans la discipline du cyclisme avec l’Équipe Canada !

«Lorsque les applications sont sorties pour pouvoir transporter le drapeau au travers le Canada, on m’a approché pour faire partie d’une incroyable expérience. Je crois que tout un chacun ont une excellente raison et détermination de porter se drapeau et d’encourager nos militaires. N’ayant pas pu me libérer pour de transporter le drapeau de Bagotville à Québec durant ma semaine de travail, j’ai demandé un parcours durant la fin de semaine et on m’a offert Saint-Siméon à Chicoutimi. »

Voulant encourager et promouvoir l’esprit de corps, la Caporal Lisa Cyr a fait flotter le drapeau avec honneur et détermination en essayant de faire connaitre le plus possible, dans tous les coins qu’elle est passée, les Jeux Invictus et le parcours de plusieurs athlètes.

Un moment marquant durant ce lègue a été un arrêt à la petite maison blanche au Saguenay. Invictus veut dire en latin invaincu. La scène était marquante. Sur la même photo on retrouve la petite maison blanche qui représente tous les Saguenéins et Saguenéennes qui sont restées invaincues aux inondations. La base de Bagotville tous proche rappel que les militaires eux aussi ont été touchés et ont aidé la communauté. Puis, la caporal Cyr présente, faisant flotter le drapeau pour rappeler que le Saguenay n’est pas seul à être invaincu…

Équipe Canada est aussi supporté par le Programme Sans Limite un programme canadien qui appuie les militaires actifs et les anciens combattants des Forces armées canadiennes en leur offrant accès à des programmes et de l’équipement de sport adapté.

En 2016, Équipe Canada avait remporté 22 médailles (10 médailles d’or, 8 médailles d’argent et 4 médailles de bonzes). Mais l’accomplissement et le dépassement de soi sont des victoires qui n’ont pas besoin de médaille pour être récompensées. Félicitation à tous les participants! Nous serons dans les estrades pour vous encourager!

JE SUIS le maître de mon destin, JE SUIS le capitaine de mon âme.

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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