Offensive sur Hawija: les forces spéciales canadiennes en mission de conseil et d’assistance

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Un membre des forces spéciales canadiennes, durant l'Opération IMPACT, le 20 février 2017. (Nicolas Laffont/45eNord.ca)
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Deux militaires des forces spéciales canadiennes observent par-delà leurs positions. (Archives/Nicolas Laffont/45eNord.ca)

Alors que les forces irakiennes ont lancé jeudi une offensive sur Hawija, pour éradiquer l’un des deux derniers bastions tenu par le groupe État islamique (EI), désormais acculé dans tous ses fiefs en Irak et en Syrie, les forces spéciales canadiennes prennent part aux efforts aux côtés de leurs collègues irakiens.

La région de Hawija (230 km au nord-est de Bagdad), peuplée dans son écrasante majorité d’Arabes sunnites, avait été la première avec celle de Mossoul (nord) à tomber aux mains de l’EI en juin 2014.

Depuis que les forces de sécurité irakiennes ont libéré Mossoul, la campagne de la coalition militaire visant à affaiblir et à vaincre le groupe armé État islamique (EI) continue d’avancer. Les pays partenaires et alliés de la coalition doivent demeurer flexibles et s’adapter en fonction des menaces en constante évolution. Par conséquent, les Forces armées canadiennes dans la région se repositionnent continuellement pour être en mesure d’apporter leur soutien aux éléments des FSI qui contribuent à libérer d’autres grands centres irakiens sous le contrôle de l’EI.

Dans le cadre de la stratégie pangouvernementale déployée pour intervenir en réponse aux conflits en Irak et en Syrie, et au lendemain de la libération de Mossoul par les forces de sécurité irakiennes, les Forces armées canadiennes sont actuellement en mission de conseil et d’assistance auprès des membres des FSI aux environs d’Hawija, en Irak.

À cette occasion, le chef d’état-major de la Défense, le général Jonathan Vance, se dit «fier des importantes contributions des femmes et hommes des Forces armées canadiennes qui ont aidé les Forces de sécurité irakiennes à démanteler Daech dans tout le nord de l’Irak. Alors que nous avançons, il reste beaucoup de travail à faire, et nous continuerons de faire preuve de souplesse et de nous assurer que nous tirons profit de nos compétences opérationnelles précieuses pour que nous contributions soient les plus efficaces possible».

Le rôle des membres des forces spéciales à Hawija sera de notamment renforcer physiquement la ligne de front par divers moyens, construire des postes d’observations, aider à identifier l’ennemi, aider également dans la mise en place des plans des offensives et identifier les faiblesses des groupes qu’ils aideront.

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  • capacités de ravitaillement en vol et de surveillance aérienne;
  • détachement de transport aérien tactique;
  • hélicoptères tactiques;
  • installation médicale de rôle 2 dirigée par les FAC;
  • formation, équipement, conseils et assistance pour les forces de sécurité irakiennes;
  • soutien à la Coalition mondiale par l’entremise de personnel hautement qualifié, dans le domaine du soutien du renseignement notamment.

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La mission à Mossoul n’est pas finie pour autant puisqu’une autre partie du contingent des forces spéciales continuera de soutenir le personnel au besoin avec leur partenaire des FSI à Mossoul pour fournir des conseils et de l’assistance dans l’objectif d’éliminer les dernières menaces laissées par l’EI. Les militaires poursuivent également leur mission de formation auprès des forces kurdes du nord de l’Irak. À ce jour, les Forces armées canadiennes ont formé environ 2 450 militaires.

L’Armée canadienne déploiera pour sa part une douzaine de militaires spécialisés pour aider la Force opérationnelle spéciale. Ces militaires permettront de renforcer la protection de la force pour les Forces d’opérations spéciales et les FSI en contribuant à détecter, identifier et éliminer les menaces. La majorité d’entre eux appartiennent à la 4e Division du Canada, basée en Ontario, et serviront sous le commandement de la Force opérationnelle spéciale.

Par ailleurs, le Canada a envoyé une petite équipe d’ingénieurs de l’Armée canadienne pour observer la formation en matière de menace d’explosion donnée aux FSI dans le cadre de la mission de formation et de renforcement des capacités de l’OTAN en Irak. Il s’agit de la première étape visant à créer les conditions propices pour que les ingénieurs de combats canadiens, hautement qualifiés, prennent la direction des prochaines séances de formation, prévues plus tard cet automne.