Pyongyang revendique l’essai «parfaitement réussi» d’une bombe H

Le numéro un nord-coréen Kim Jong-Un (c), le 14 août 2017 dans un lieu non précisé par l'agence officielle nord-coréenne qui a diffusé la photo. (KCNA VIA KNS/AFP/STR)
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Le numéro un nord-coréen Kim Jong-Un (c), le 14 août 2017 dans un lieu non précisé par l’agence officielle nord-coréenne qui a diffusé la photo. (KCNA VIA KNS/AFP/STR)
Photo non datée diffusée par l’agence officielle nord-coréenne KCNA le 3 septembre 2017 montre le numéro un nord-coréen Kim Jong-Un (c) examinant une bombe H. (KCNA VIA KNS/AFP/STR)

La Corée du Nord a réalisé dimanche son sixième essai nucléaire, le plus puissant à ce jour, affirmant avoir testé une bombe à hydrogène, un nouveau défi pour Donald Trump et la communauté internationale.
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Mise à jour 03/09/2017 à 15h38

Les États-Unis ont promis dimanche un « réponse militaire massive » en cas de menaces de la Corée du Nord visant le territoire américain ou ses alliés, insistant sur l’unité de la communauté internationale pour réclamer la dénucléarisation de la péninseule.

« Nous avons de nombreuses options militaires (…) Nous avons la capacité de nous défendre et de défendre nos alliés, la Corée du Sud et le Japon », a déclaré Le secrétaire à la Défense américain Jim Mattis lors d’une brève allocution depuis la Maison Blanche. M. Mattis a précisé que les État-Unis ne cherchaient en aucune manière « l’anéantissement total » de la Corée du Nord.

à 13h25

Le président américain Donald Trump réunira dimanche son équipe de sécurité nationale après l’annonce d’un nouveau test nucléaire mené par la Corée du Nord, Washington préparant de nouvelles sanctions. « L’équipe de sécurité nationale suit le dossier de près », a indiqué Sarah Huckabee Sanders, porte-parole de la Maison Blanche, indiquant qu’une réunion avec le président était prévue plus tard dans la journée.

« Les États-Unis examinent la possibilité, en plus d’autres options, de mettre fin à tous les échanges commerciaux avec tout pays faisant des affaires avec la Corée du Nord », a indiqué Donald Trump dans un tweet dans lequel il ne cite pas directement la Chine, destinataire de quelque 90% des exportations nord-coréennes.

La chancelière allemande Angela Merkel et le président français Emmanuel Macron se sont de leur côté déclarés favorables à « un durcissement » des sanctions de l’Union européenne contre Pyongyang. Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a pour sa part condamné dimanche l’essai nucléaire nord-coréen, qu’il a qualifié d’acte « profondément déstabilisant »

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Pékin, Moscou, Tokyo, Séoul et Paris n’ont pas tardé à condamner cette nouvelle violation de multiples résolutions de l’ONU exigeant la fin des programmes nucléaire et balistique nord-coréens. La Russie a ajouté un appel au calme. Le président sud-coréen Moon Jae-in a demandé contre Pyongyang la « punition la plus forte » y compris des sanctions de l’ONU.

Les agences géologiques étrangères ont d’abord détecté une secousse sismique d’une magnitude de 6,3 près du principal site nord-coréen d’essais nucléaires, à Punggye-Ri dans le nord-est.

Tokyo a confirmé peu après qu’il s’agissait d’un essai nucléaire. Et quelques heures plus tard, une présentatrice de la télévision publique nord-coréenne a annoncé sur un ton jubilatoire «le test de la bombe à hydrogène» qui a été «une réussite parfaite».

La bombe «d’une puissance sans précédent» marque «une occasion très importante, le fait d’atteindre le but final qui est de parachever la force nucléaire de l’État», a-t-elle ajouté.

La télévision d’État a diffusé une image de l’ordre manuscrit de Kim Jong-un demandant que l’essai soit conduit ce 3 septembre à midi.

Quelques heures auparavant, le Nord avait publié d’autres photos montrant le dirigeant nord-coréen inspectant ce qui était présenté comme une bombe H (bombe à hydrogène ou thermonucléaire) pouvant être installée sur le nouveau missile balistique intercontinental dont dispose le régime nord-coréen.

Beaucoup plus puissante

Les bombes H sont beaucoup plus puissantes que les bombes atomiques classiques que la Corée du Nord a déjà testé.

Selon des spécialistes sud-coréens, la puissance de la nouvelle secousse était cinq à six fois supérieure à celle du précédent essai de septembre 2016. La Corée du Nord avait alors fait exploser une bombe de 10 kilotonnes.

Quelle que soit la puissance de la déflagration, Jeffrey Lewis, du site armscontrolwonk.com, a estimé qu’il s’agissait d’une arme thermonucléaire, ce qui constitue un progrès notoire dans les programmes nucléaire et balistique nord-coréens pourtant interdits par la communauté internationale.

Un séisme d’une magnitude 4,6 a également secoué la Corée du Nord moins de dix minutes après la première secousse, a indiqué le Centre chinois de surveillance sismologique. Il a avancé l’hypothèse d’un «affaissement», ce qui suggère que la déflagration pourrait avoir entraîné un effondrement de la roche située au-dessus du lieu de l’explosion.

La Corée du Nord n’a jamais caché que ses programmes interdits avaient pour but de mettre au point des missiles balistiques intercontinentaux susceptibles de porter le feu nucléaire sur le continent américain.

Elle se dit acculée à cette stratégie militariste par la menace que constitue pour sa survie l’arsenal américain.

«Désastre»

Cet essai ne manquera pas d’aggraver des tensions déjà très fortes sur la péninsule.

L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a dénoncé l’essai, mené « au mépris complet des demandes répétées de la communauté internationale ».

Le Conseil de sécurité de l’ONU a d’ores et déjà infligé sept trains de sanctions au Nord pour tenter de le contraindre à renoncer à ses programmes interdits.

Dimanche, la secousse sismique générée par l’explosion a été ressentie dans des régions du nord-est de la Chine, frontalières de la Corée du Nord, selon des médias officiels chinois et des internautes locaux qui faisaient part de leurs inquiétudes.

«En effectuant ce test, [Pyongyang] sème le désastre, c’est une marche pas à pas vers la guerre ou la destruction», dénonçait un internaute en Chine.

«Le feu et la colère»

La situation sur la péninsule s’était déjà tendue en juillet quand Pyongyang avait procédé à deux essais réussis d’un missile balistique intercontinental ou ICBM, le Hwasong-14, censé mettre le territoire américain à portée de frappes nord-coréennes.

L’agence de presse officielle nord-coréenne KCNA a expliqué dimanche, avant l’annonce du nouvel essai, que le numéro un nord-coréen Kim Jong-Un avait inspecté une bombe H miniaturisée pouvant être montée sur un missile à l’occasion d’une visite à l’Institut des armes nucléaires du régime nord-coréen.

L’engin est « une bombe thermonucléaire d’une très grande puissance fabriquée par nos efforts et notre technologie », ajoute KCNA. M. Kim a souligné que « tous les composants de cette bombe H ont été fabriqués à 100 % nationalement », selon l’agence.

Des photographies montrent M. Kim vêtu de noir en train d’examiner un engin métallique présenté par KCNA comme étant une bombe H.

Des analystes étrangers avaient émis des doutes sur la capacité de Pyongyang à fabriquer une bombe H et la miniaturiser suffisamment pour pouvoir l’installer sur un missile.

Pyongyang vient de menacer de tirer des missiles près de l’île de Guam, territoire américain dans l’océan Pacifique, et a lancé la semaine dernière un missile de portée intermédiaire qui s’est abîmé dans le Pacifique après avoir survolé le Japon.

Le président américain Donald Trump a prévenu qu’il ferait tomber sur la Corée du Nord « le feu et la colère » si Pyongyang continuait à proférer des menaces contre les États-Unis et leurs alliés.

La Chine contrôle les radiations à sa frontière

La Chine a déclenché un «plan d’urgence» pour contrôler le niveau des radiations le long de sa frontière avec la Corée du Nord, a annoncé le ministère chinois de l’Environnement.

Les autorités ont déclenché dès 3 h 46 GMT (23 h 46, HE), soit peu après l’essai nucléaire, un «plan d’urgence» visant à effectuer «des mesures de contrôle d’urgence des radiations» dans les zones frontalières du nord-est, a indiqué le ministère dans un bref communiqué posté sur son compte officiel de microblogues.

Il n’a pas précisé si des radiations avaient été détectées.

Le niveau d’urgence adopté est le deuxième sur l’échelle chinoise des « plans d’urgence » qui en compte quatre, selon le communiqué.

Par ailleurs, le ministère a précisé que les stations de contrôle automatique des radiations situées dans les trois provinces du nord-est (Heilongjiang, Jilin, Liaoning) ainsi que dans celle du Shandong (est) « sont en état de fonctionnement normal ».

De leur côté, les autorités russes ont assuré dimanche que les niveaux de radiation dans l’Extrême-Orient de la Russie se situaient dimanche « dans la fourchette normale » et qu’« aucun dépassement » n’avait été détecté.

[toggle title= »KIM JONG-UN: LE POUVOIR ABSOLU ET LA BOMBE H POUR L’EXERCER » load= »hide »]

Le numéro un nord-coréen Kim Jong-Un figure parmi les plus jeunes chefs d’Etat au monde. Mais il exerce un pouvoir absolu et a à sa disposition certaines des armes les plus puissantes de la planète.

L’essai de ce qui semblait être une puissante bombe H dimanche signe une étape de plus dans la campagne que le dirigeant nord-coréen mène sans relâche pour faire de son pays une puissance nucléaire, crédible et crainte.

Chemin faisant, il a complètement ignoré tous les avertissements de la communauté internationale, les sanctions économiques ou les menaces belliqueuses du président américain Donald Trump sur de possibles frappes militaires.

Lorsqu’il a succédé à son père Kim Jong-Il fin décembre 2011, Kim Jong-Un avait alors une vingtaine d’années bien tassées (sa date de naissance exacte n’est pas connue). Les spécialistes le voyaient comme quelqu’un de vulnérable, sans expérience, susceptible d’être manipulé par des gens plus galonnés.

Mais il a rapidement fait ses preuves en écrasant durement toute voix dissonante, y compris au plus haut niveau, tout en adoptant une posture agressive et provocatrice à l’égard de la communauté internationale.

En 2013, il avait fait exécuter son oncle influent, Jang Song-Thaek, accusé de trahison. Il est largement soupçonné d’avoir orchestré l’assassinat spectaculaire de son demi-frère Kim Jong-Nam en Malaisie en février.

Il s’est également montré disposé à s’aliéner la Chine, seul allié d’importance de Pyongyang, en refusant de dévier de sa course aux armements alors que Pékin y est clairement opposé. Il ne s’est toujours pas rendu chez son voisin pour rencontrer le président Xi Jinping.

Après la mort de son père, les observateurs s’attendaient à ce que le jeune dirigeant s’appuie sur une coterie de puissants collaborateurs.

– Jean-Claude Van Damme –

Mais cette situation n’a guère duré alors que Kim Jong-Un s’employait à abattre tous ceux qui auraient pu représenter une menace.

Après l’exécution de son oncle, plusieurs hauts responsables ont été victimes de purges. En 2016, Kim Jong-Un s’est fait nommer à la présidence d’une Commission des affaires de l’Etat coiffant tous les autres pouvoirs en Corée du Nord, illustrant son contrôle absolu.

M. Kim est le fils de la troisième épouse de son père, Ko Yong-Hi, une danseuse coréenne née au Japon, qui aurait succombé à un cancer du sein en 2004.

Il a fait une partie de sa scolarité en Suisse, où sa tante maternelle Ko Yong-Suk et son mari s’occupaient de lui.

Les personnels scolaires et ses amis, qui d’après la presse ignoraient qu’il appartenait à la famille régnante de Corée du Nord, se rappellent d’un garçon timide qui aimait le ski et les films de Jean-Claude Van Damme.

Dans un entretien avec le Washington Post, Ko Yong-Suk, qui a fait défection en 1998 pour aller aux États-Unis, décrivait un garçon colérique manquant de tolérance.

C’était également un grand fan de basketball au point, selon sa tante, de dormir avec un ballon.

Dennis Rodman, l’ancienne star des Chicago Bull, s’est rendu à plusieurs reprises à Pyongyang et est l’un des rares Occidentaux connus à avoir rencontré M. Kim récemment.

– Succession dynastique –

Dès l’âge de huit ans, Kim Jong-Un savait qu’il deviendrait le patron mais il n’a commencé à faire son apparition sur la scène publique qu’en 2008 avec l’accident vasculaire cérébral de son père. Le régime avait alors accéléré les préparatifs de cette nouvelle succession dynastique.

Kim Jong-Il avait, lui, été préparé au grand jour à assumer un jour le pouvoir, des décennies avant la mort de son père, le fondateur de la Corée du Nord Kim Il-Sung, en 1994.

Malgré son manque d’expérience, Kim Jong-Un s’est montré adepte à la diplomatie du précipice mise en oeuvre par ses père et grand-père, à savoir susciter une série de crises, faire monter les enchères et mettre la communauté internationale au défi de répondre.

Kim Il-Sung est toujours vénéré en Corée du Nord, un état de fait sur lequel semble jouer son petit-fils, lui qui imite sa manière de se vêtir, de se coiffer, ses manières et son élocution, et même son écriture.

Parallèlement, il a pris ses distances avec l’héritage mitigé de son père. Au cours de son règne, une gigantesque famine avait fait des centaines de milliers de morts, peut-être des millions.

Cela fait près de six ans que M. Kim est au pouvoir mais la communauté internationale ne sait pas grand chose de lui. Il ne s’est jamais rendu à l’étranger en visite officielle.

Son mariage n’a été révélé qu’en juillet 2012 avec la publication de photographies d’une jeune femme, Ri Sol-Ju, l’accompagnant à des événements officiels.

La presse sud-coréenne vient de rapporter que le couple a eu un troisième enfant en début d’année.[/toggle]

Vives condamnations après l’essai nucléaire nord-coréen

En revendiquant dimanche l’essai réussi d’une bombe à hydrogène, la Corée du Nord s’est attiré de vives condamnations au sein de la communauté internationale, y compris de la part de la Chine, son principal allié, tandis que Séoul appelait à durcir les sanctions contre Pyongyang.

Le Canada a également condamné sans équivoque l’essai nucléaire réalisé par la Corée du Nord.

Avec son sixième essai nucléaire, le plus puissant à ce jour, la Corée du Nord présente un nouveau défi pour le président américain Donald Trump, qui lui promettait le mois dernier « le feu et la fureur », ainsi que pour la communauté internationale, un mois après l’adoption de nouvelles sanctions onusiennes.

M. Trump a réagi dimanche au dernier essai nucléaire nord-coréen en dénonçant sur Twitter les actions « très hostiles et dangereuses pour les États-Unis » du régime de Pyongyang.

Il a également estimé que la Corée du Nord était un «État voyou qui est devenu une grande menace et une source d’embarras pour la Chine, qui essaie d’aider mais avec peu de succès».

Le président a affirmé dimanche qu’une politique d’« apaisement » envers la Corée du Nord « ne fonctionnera pas » après l’annonce d’un nouveau test nucléaire par le régime de Pyongyang.

«La Corée du Sud s’aperçoit, comme je le leur ai dit, que leur discours d’apaisement avec la Corée du Nord ne fonctionnera pas, ils ne comprennent qu’une chose !», a-t-il déclaré sur son compte Twitter.

Pékin, Moscou, Tokyo, Séoul et Paris n’ont pas tardé à condamner cette nouvelle violation de multiples résolutions de l’ONU exigeant la fin des programmes nucléaire et balistique nord-coréens.

La Chine, principal allié et soutien économique du régime de Kim Jong-un, a « condamné vigoureusement » ce nouveau test, exhortant son turbulent voisin à « cesser ses actions erronées qui aggravent la situation et ne servent pas ses propres intérêts ».

Dès l’annonce d’un séisme imputé à une probable « explosion » en Corée du Nord, le premier ministre nippon Shinzo Abe a déclaré qu’un nouvel essai nucléaire était « absolument inacceptable ».

Le président sud-coréen Moon Jae-in a de son côté demandé d’infliger « la punition la plus forte » contre Pyongyang, notamment via de nouvelles sanctions dans le cadre de l’ONU afin d’« isoler complètement la Corée du Nord ».

Lui faisant écho, le président français Emmanuel Macron a appelé la communauté internationale à réagir « avec la plus grande fermeté », estimant que le test nord-coréen portait « atteinte à la paix et à la sécurité ».

Il a ainsi appelé « les membres du Conseil de sécurité des Nations unies à réagir rapidement à cette nouvelle violation par la Corée du Nord du droit international » et à « une réaction unie et claire de l’Union européenne ».

En revanche, Moscou, tout en condamnant « le mépris » manifesté par Pyongyang pour les résolutions onusiennes, a surtout lancé un appel à la retenue.

«Il est impératif de rester calme et s’abstenir de toute action qui conduirait à une nouvelle escalade», a averti dans un communiqué le ministère russe des Affaires étrangères.

«Provocation majeure»

Une septième salve de sanctions internationales avait été adoptée début août par le Conseil de sécurité des Nations-Unies, visant à priver la Corée du Nord de recettes cruciales tirées de ses exportations de plomb, de fer, de minerais et de sa pêche.

La Chine, destinataire de 90 % des exportations nord-coréennes, avait approuvé ces sanctions tout en continuant de plaider pour une solution pacifique et la reprise de pourparlers avec le régime stalinien.

La diplomatie chinoise a assuré dimanche qu’elle allait continuer « à s’associer à la communauté internationale […] pour promouvoir de façon inébranlable l’objectif de dénucléarisation de la péninsule nord-coréenne et pour préserver la stabilité » dans la région.

En revanche, le président chinois Xi Jinping a prononcé dimanche un long discours de 40 minutes devant un vaste forum diplomatique réunissant les puissances émergentes des Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) mais s’est gardé d’évoquer le test nucléaire nord-coréen.

La chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, a de son côté dénoncé « une provocation majeure » et « inacceptable », appelant le régime de Kim Jong-un à « s’engager dans un dialogue crédible et significatif ».

Elle a cependant insisté : « Le message de l’UE est clair. La Corée du Nord doit abandonner de façon complète, vérifiable et irréversible ses programmes nucléaire, balistique et [de développement] d’armes de destruction massive ». Selon elle, le Conseil de sécurité de l’ONU doit « adopter une position ferme et efficace ».

Les organisations internationales ont elles aussi fait part dimanche de leur indignation.

L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a ainsi dénoncé un acte « extrêmement regrettable » effectué « au mépris complet » des exigences internationales.

L’OTAN, par la voix de son secrétaire général Jens Stoltenberg, s’est dite « inquiète du caractère déstabilisant de l’attitude de Pyongyang, qui menace la sécurité régionale et internationale ».