Saint-Bernard: le campement monté pendant la crise des «migrants irréguliers» en voie d’être démantelé

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Migrants «illégaux»: la Force opérationnel interarmées (Est) construit un camp temporaire. (Yves Desbiens/Affaires publiques/2e Division du Canada)
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Migrants «irréguliers»: la Force opérationnel interarmées (Est) avait construit un camp temporaire début août à Saint-Bernard-de-Lacolle. (Yves Desbiens/Affaires publiques/2e Division du Canada)

En raison de la chute du nombre de demandeurs d’asile traversant la frontière à Saint-Bernard-de-Lacolle, au Québec, les Forces armées canadiennes ont entrepris de démanteler le centre provisoire d’hébergement qui avait été érigé à l’intention des demandeurs d’asile à cet endroit, annonce le ministère canadien de la Défense.

Un campement temporaire avait été aménagé à cet endroit au cours de la période estivale, alors des centaines de migrants irréguliers, effrayés par la politique d’immigration de l’administration Trump, traversaient la frontière par le chemin Roxham près de Saint-Bernard-de-Lacolles pour déposer une demande d’asile au Canada.

Des soldats de l’Armée canadienne avaient alors été déployés au cours du mois d’août pour installer ce campement pouvant abriter des centaines de demandeurs d’asile.

Peu de temps après, alors que le flot de migrants irréguliers à la frontière ne tarissait pas, les 110 militaires de la 2e Division du Canada déployés au poste frontalier de Saint-Bernard-de-Lacolle avaient plus que doubler la capacité du camp.

Mais, depuis la vague enregistrée au cours de l’été, et grâce à la campagne d’information organisé aux États-Unis par le gouvernement canadien pour contrer la désinformation dont étaient victimes les membres de la diaspora haïtienne qui constituaient le plus gros des migrants irréguliers et qui croyaient erronément que traverser ainsi la frontière leur garantirait l’asile, le flux de demandeurs d’asile a diminué de façon importante.

Des membres de l’armée canadienne ont donc commencé à démanteler les installations temporaires. Toutefois, 500 lits dans des tentes chauffées demeureront disponibles jusqu’à ce que des remorques adaptées à l’hiver soient installées, a précisé Daniel Le Bouthillier, porte-parole du ministère de la Défense, e chef des relations avec les médias de la défense nationale.

L’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) a en effet entrepris des démarches en vue de l’installation d’espaces chauffés à cet endroit et le ministère fédéral des Travaux publics et Services gouvernementaux a sollicité des fournisseurs pouvant fournir et installer des unités d’habitation pour l’hébergement de 200 personnes pour le compte de l’Agence.

Les installations devront abriter des espaces pour dormir, pour s’alimenter, pour le séjour et le repos, de même que des services sanitaires et des espaces pour une buanderie, une clinique et la distribution de fournitures. Une clôture de périmètre et de l’éclairage sont également prévus sur le site.

Au cours des derniers mois, plusieurs demandeurs d’asile ont pu être hébergés dans la grande région de Montréal. Le 26 septembre, on comptait encore 995 demandeurs d’asile qui bénéficiaient d’hébergement temporaire dans les environs, selon des données du ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion du Québec.

Le ministère de l’Immigration a également précisé que 4615 demandeurs d’asile en attente de traitement de leur demande par le gouvernement fédéral avaient été soutenus en date du 17 septembre pour trouver un logement permanent pour eux et leur famille.