Une bombe H nord-coréenne dans le Pacifique serait «irresponsable», prévient Mattis

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Le secrétaire américain à la Défense Jim Mattis a estimé .(Capture d’écran/DoD/45eNord.ca/Archives)

Le secrétaire américain à la Défense Jim Mattis a déclaré lundi qu’un essai de bombe H de la Corée du Nord dans l’océan Pacifique serait «une démonstration choquante d’irresponsabilité», en réponse aux menaces de Pyongyang, alors que le chef de la diplomatie nord-coréenne, Ri Yong Ho, a accusé lundi le président américain Donald Trump d’avoir «déclaré la guerre» à son pays.

Cette mise en garde de la part des États-Unis intervient dans un contexte de surenchère verbale entre Donald Trump et Kim Jong-un sur le programme nucléaire du régime communiste.

En marge de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, le chef de la diplomatie nord-coréenne Ri Yong-ho avait déclaré aux journalistes que son pays pourrait désormais envisager de faire exploser une bombe à hydrogène en dehors de son territoire.

«Ce serait une démonstration choquante d’irresponsabilité sur le plan de la santé, de la stabilité et de la non-prolifération», a déclaré M. Mattis à la presse dans l’avion qui l’emmenait en Inde, où il doit effectuer une visite de trois jours.

Interrogé pour savoir si un essai de cette nature constituerait un acte de guerre, le chef du Pentagone a refusé de répondre.

Samedi, les États-Unis ont envoyé des avions de guerre voler près des côtes nord-coréennes afin d’accentuer la pression sur Pyongyang dans le but de lui faire renoncer à ses ambitions nucléaires et balistiques.

Le chef de la diplomatie nord-coréenne, Ri Yong Ho, a menacé aujourd’hui d’abattre les bombardiers américains s’approchant de ses côtes.

«Tous les États membres (de l’ONU) et le monde entier devraient clairement se rappeler que ce sont les États-Unis qui ont les premiers déclaré la guerre à notre pays», a déclaré à New York Ri Yong Ho.

«Depuis que les États-Unis ont déclaré une guerre à notre pays, nous avons tous les droits de prendre des contre-mesures, y compris le droit d’abattre des bombardiers stratégiques, même s’ils ne se trouvent pas encore dans l’espace aérien de notre pays», a ajouté le ministre des Affaires étrangères nord-coréen lors de déclarations à des journalistes.

«Trump a affirmé que nos dirigeants n’allaient plus être au pouvoir pour longtemps», a aussi souligné Ri Yong Ho. «La question de savoir qui va rester le plus longtemps va trouver une réponse», a-t-il lancé.

Samedi, lors de son allocution devant l’Assemblée générale de l’ONU, Ri Yong Ho avait déjà dénoncé les propos tenus au même endroit quelques jours plus tôt par Donald Trump contre son pays, le qualifiant de «personne dérangée» et «mégalomane». Le président américain avait menacé de «détruire totalement» la Corée du Nord si ce pays attaquait les États-Unis, lors de sa première allocution solennelle à la tribune des Nations unies.

*Avec AFP

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