Les forces irakiennes en lisière de la localité d’al-Qaïm, dernier bastion de l’EI

Des membres des forces irakiennes, le 2 avril 2016 près de la ville de Hit, dans la province d'Al-Anbar. (AFP/MOADH AL-DULAIMI)
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Des membres des forces irakiennes dans la province d’Al-Anbar. (Archives/AFP/MOADH AL-DULAIMI)

Les forces irakiennes étaient mardi en lisière de la localité d’al-Qaïm, au cœur du dernier bastion de l’État islamique (EI) en Irak, à une dizaine de km de la frontière poreuse avec la Syrie où l’EI est également pris en étau.

Les forces gouvernementales, appuyées par les frappes aériennes de la coalition anti-EI et supplées par des combattants de tribus sunnites de l’immense province désertique d’Al-Anbar, ont chassé les djihadistes d’une localité voisine, a indiqué le Commandement conjoint des opérations (JOC).

« Elles ont libéré al-Obeïdi, en périphérie est d’al-Qaïm », a indiqué un officier à l’AFP. Dans la localité, a-t-il ajouté, « des combattants de l’EI ont opposé une résistance à la progression des troupes, mais la majorité se sont retirés pour se retrancher dans le centre d’al-Qaïm », important bourg du désert à 350 km au nord-ouest de Bagdad.

Al-Obeïdi était « l’un des endroits les plus importants pour les combattants de l’EI qui s’y trouvaient en grand nombre », a affirmé à l’AFP le cheikh Qatari al-Obeïdi, commandant d’une unité tribale. « Ils y possédaient des stocks d’armes, des chaînes de fabrication d’explosifs et y préparaient des kamikazes », a-t-il ajouté.

Depuis le début jeudi de la bataille pour la reprise de la région d’al-Qaïm, les forces gouvernementales et paramilitaires ont également repris aux jihadistes des usines de fabrication de ciment et de traitement du phosphate, à une demi-douzaine de kilomètres du centre d’al-Qaïm, a indiqué le général Abdel Amir Yarallah, qui dirige les opérations.

Cette bataille, présentée par la coalition comme le « dernier grand combat » contre le califat auto-proclamé en 2014, vise à étrangler l’EI dans son dernier carré, dans la moyenne vallée de l’Euphrate, de la province syrienne de Deir Ezzor jusqu’à al-Qaïm.

Dans la province de Deir Ezzor, son dernier bastion en Syrie, l’EI est en effet la cible de deux offensives, l’une menée par le régime soutenu par la Russie et l’autre par une coalition arabo-kurde appuyée par les États-Unis.