Moscou dénonce la présence d’une nouvelle brigade américaine près de ses frontières

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Un soldat américain du 3e Bataillon, 29e Régiment d’artillerie de campagne, 3e Groupe de combat de brigade blindée, 4e Division d’infanterie, conduit un obusier autopropulsé M109 Paladin hors d’une voiture plate à Drawsko Pomorskie, en Pologne, le 9 janvier 2017. La rotation des unités à travers le théâtre européen améliore la capacité du Commandement européen des États-Unis (EUCOM) à dissuader l’agression et à rassurer les alliés des États-Unis. (Archives/Sgt. Corinna Baltos/U.S. Army)

Moscou a dénoncé jeudi l’installation présumée d’une brigade blindée américaine supplémentaire à ses frontières, estimant qu’elle viole les accords conclus entre l’Otan et la Russie, ce que les États-Unis et l’Alliance atlantique ont démenti.

En Pologne et dans les Pays baltes, « les troupes de la 3e brigade blindée (américaine) devaient remplacer les soldats de la 2e brigade blindée des forces américaines, pour ne pas violer l’Acte fondateur Otan-Russie, signé en 1997 », a déclaré dans un communiqué le ministère russe de la Défense.

Mais, au lieu de quitter le territoire, « la 2e brigade blindée des États-Unis est arrivée discrètement en Pologne et s’y est installée avec ses véhicules blindés », a dénoncé le porte-parole du ministère, Igor Konachenkov.

« Pendant ce temps-là, l’équipement militaire de la 3e brigade blindée américaine est resté en Pologne et dans les pays Baltes », a-t-il ajouté, affirmant que cela signifie qu’une brigade supplémentaire a été « déployée de facto » près des frontières russes.

L’ambassade américaine à Varsovie a démenti tout déploiement d’une nouvelle brigade, expliquant dans un communiqué qu’il s’agissait de la relève d’unités déjà déployées sur place, dans le cadre d’un bataillon de l’Otan installé depuis le printemps.

L’Otan a également démenti dans un communiqué les accusations russes.

Moscou estime de son côté que ce nouveau déploiement fait suite à « l’hystérie » de l’Otan lors des exercices russo-bélarusses « Zapad-2017 » (Ouest-2017) qui se sont déroulés du 14 au 20 septembre.

Quelque 12.700 militaires bélarusses et russes avaient alors été déployés au Bélarus dans le cadre de ces manoeuvres, selon Moscou, mais la Lituanie et l’Estonie avaient affirmé que l’exercice avait mobilisé en réalité 100.000 soldats.

« Toute cette hystérie des États baltes et des Polonais sur la +menace russe+ pendant Zapad-2017 a été un écran de fumée pour cette opération du Pentagone », le déploiement présumé d’une nouvelle brigade américaine aux frontières russes, a assuré M. Konachenkov.

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