SERPENT INTRÉPIDE: Importante simulation d’évacuation aéromédicale militaire à l’aéroport de Québec

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Dans le cadre l’exercice SERPENT INTRÉPIDE et de leur préparation opérationnelle 2017-2018, des membres de la 5e Ambulance de campagne et plusieurs partenaires ont participé à une simulation d’évacuation aéromédicale militaire le 6 octobre à Québec à l’Aéroport international Jean-Lesage à Québec, mettant en jeu, notamment, un avion de transport militaire Hercules.

L’évacuation aéromédicale est une compétence cruciale de transport de combattants et le scénario réaliste mis en pratique à l’Aéroport international Jean-Lesage constituait une étape importante de cet exercice majeur où le 5e Amb c a déployé plus d’une centaine de ses membres pour cet exercice majeur qui s’est déroué sur le secteur Pont-Rouge à Québec: des acteurs, médecins, infirmiers, infirmières, pharmaciens, physiothérapeutes, techniciens médicaux, adjoints aux médecins, auxquels viennent se greffer contrôleurs, maquilleurs et « patients ».

L’exercice du 6 octobre, qui impliquait 7 unités médicales, de l’Ontario comme du Québec, et toutes les unités de la réserve du Québec au niveau des ambulances de campagne, a été un effort de coordination massif et réussi.

Le scénario de l’exercice: un pays (fictif) a envahi un autre pays (tout aussi fictif bien sûr). Intervient alors une force internationale de coalition dont fait partie le 5e Groupe brigade mécanisé que doit soutenir le 5e Ambulance de campagne.

Dans le scénario de cet exercice, le 5e Ambulance de campagne doit offrir des soins aux membres déployés du groupe brigade alors qu’il y a sur ce théâtre, non seulement des forces armées conventionnelles, mais des forces insurrectionnelles.

Sur le champ de bataille, le facteur temps peut être déterminant dans la survie d’un soldat grièvement blessé. Le transport sécuritaire et expéditif d’un patient du théâtre opérationnel jusqu’à un hôpital de campagne, où il recevra les mêmes traitements que dans un établissement hospitalier standard, incombe au personnel médical et à l’équipage de vol, expliquent les responsables de cet exercice réalisée dans le cadre de la montée en puissance des soldats du 5e Groupe-brigade mécanisé du Canada.

L’objectif: développer la capacité de suivi des patients

L’objectif principale cette année était de développer la capacité de faire durant les évacuations un suivi des patients du point de blessures aux points de stabilisations, et vers un autre point de traitement jusqu’à une évacuation définitive vers un centre de traitement de rôle 3 qui, dans le scénario de cet exercice, était à Bagotville.

« S’assurer qu’on était capable de dire que le patient qui s’est blessé puisse être suivi à travers tous les rapports, le rapport de blessure, la demande d’évacuation,jusqu’à l’arrivée du patient au point de traitement définitif », explique le major Alain Miclette, médecin chef de la 5e Amb c, « c’est toujours un défi, avec des problèmes radio, des problèmes de communication qui peuvent survenir et causer des erreurs.2

D’où l’importance de mettre en place une procédure qui évite qu’un patient « disparaisse » et permette de savoir en tout temps où sont chacun des patients, la position des équipes d’ambulance, Les points de traitement, etc. et le « flot » du patient dans tout ça, souligne le major.

Un véritable championnat de la coordination

Le défi d’un exercice comme celui-là (mise à part la partie aérienne) sont multiples, mais ce qui compte avant tout est la coordination, insiste le major Miclette.

« On parle de coordination à de nombreux niveaux, des services à monter, des ‘location’ de patients à organiser, pour justement pratiquer la chaîne d’évacuation du point de blessure vers le point de stabilisation, puis vers des points où on peut donner des soins plus avancés, la rétention de patients avec des soins infirmiers sur place, par exemple garder le patient une nuit jusqu’à ce qu’on puisse faire l’évacuation définitive vers un centre avancée où des chirurgies pourraient avoir lieu. »

« Il ya beaucoup de coordination à faire dans tout ça, beaucoup aussi d’équipes qui doivent apprendre à travailler ensemble pour développer des équipes de plus en plus cohésives et pour faciliter une approche interdisciplinaire », souligne également le major.

La 5e Ambulance de campagne

La 5e Ambulance de campagne (5e Amb c) est une unité de soins médicaux de la force régulière des Forces canadiennes basée à la base des Forces canadiennes Valcartier au Québec qui fait partie du 4e Groupe des Services de santé, mais qui est sous le commandement opérationnel du 5e Groupe-brigade mécanisé du Canada.

Comme on peut le voir, le travail de la 5e Ambulance de campagne est loin d’être une sinécure.

D’autant plus que c’est un travail toujours à faire et refaire.

« On parle du passage de l’expérience des plus formés vers les plus jeunes. Annuellement, on change les équipes, il y a des personnes mutées, des personnes qui ont une expérience un peu moins importante », note le médecin-chef du 5e Ambulance de campagne. »Au début de cet exercice, c’est toujours un peu boiteux parce que les connaissances, la formation de base n’est pas encore en place. »

Mais, d’expliquer le major, « C’est un peu le but de ces exercices, justement de ramener toute l’équipe à un même niveau, à un niveau qui va être fonctionnel, où les ‘problématiques’ n’auront pas lieu ».

Et ce n’est pas fini. Après un week-end de repos bien mérité, ce sera l’évaluation de l’exercice du 6 octobre pour savoir comment optimiser l’entraînement et optimiser les soins.

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