Les raids de la coalition anti-EI menée par les U.S.A. à leur niveau le plus bas, une seule frappe en novembre

Un F-15 Strike Eagle de la US Air Force sur la base d'Incirlik, en Turquie, prêt à participer à l'opération Inherent resolve de lutte contre le groupe armé État islamique. (DoD)
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Un F-15 Strike Eagle de la US Air Force sur la base d’Incirlik, en Turquie, prêt à participer à l’opération Inherent resolve de lutte contre le groupe armé État islamique en 2015. (DoD)

Les frappes de la coalition internationale contre le groupe État islamique (EI) en Irak et en Syrie sont tombées à leur plus bas niveau en novembre, a indiqué mardi un porte-parole américain après les défaites infligées à l’organisation djihadiste.

Après la montée en puissance de l’EI en 2014 et la conquête de vastes territoires en Irak et en Syrie, les États-Unis ont mis sur pied une coalition formée de nombreux pays pour aider à défaire, principalement avec leur aviation, l’EI dans ces deux pays.

Une « seule » frappe a été menée le 8 novembre contre l’EI, a indiqué sur Twitter le porte-parole de la coalition, le colonel Ryan Dillon, contre des dizaines par jour tout au long de la campagne antidjihadistes lancée il y a trois ans.

Au plus fort de la campagne aérienne contre l’EI, le nombre de frappes menées au quotidien contre les positions djihadistes pouvait dépasser la cinquantaine.

« Quasiment tout le territoire autrefois contrôlé par (l’EI) a été repris; 7,5 millions de personnes ne sont plus sous le contrôle » de l’organisation djihadiste, a précisé le colonel Dillon.

L’EI est désormais acculé dans ses derniers réduits, dans une zone désertique à la frontière entre la Syrie et l’Irak voisin, après avoir accumulé ces derniers mois les défaites, perdant l’une après l’autre les grandes villes sous son contrôle.

Mossoul, deuxième ville d’Irak, a été reconquise par les autorités en juillet, tandis que les djihadistes ont perdu Raqa, leur capitale de facto dans le nord syrien, en octobre.

Et les djihadistes ont été chassés la semaine dernière de leurs derniers bastions urbains: Rawa, en Irak, et Boukamal, en Syrie.

Signe que la violence a baissé en intensité, la coalition a annoncé mardi qu’elle rendrait publique les détails de ses raids deux fois par semaine seulement, contre une annonce quotidienne jusque-là.

La coalition regroupe une soixantaine de pays, mais seule une poignée ont activement participé aux opérations militaires au côté des États-Unis, notamment la France et la Grande-Bretagne.