Syrie: «Nous n’allons pas partir tout de suite», annonce Mattis

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Le ministre américain de la Défense Jim Mattis (d), le 19 octobre 2017 à Arlington, en Virginie. (AFP/SAUL LOEB)

La coalition anti-djihadiste menée par les États-Unis ne quittera pas la Syrie et l’Irak tant que les pourparlers sous l’égide de l’ONU à Genève n’auront pas progressé, a prévenu lundi le ministre américain de la Défense Jim Mattis.

«Nous n’allons pas partir tout de suite», a déclaré M. Mattis à un groupe de journalistes. Les forces de la coalition attendront que «le processus de Genève ait progressé».

«Il faut bien faire quelque chose maintenant à propos de ce bazar, et pas seulement s’occuper de l’aspect militaire et dire bonne chance pour le reste», a ajouté le ministre au cours d’un point de presse impromptu au Pentagone.

M. Mattis, qui est un ancien général des Marines, a rappelé que l’objectif de la coalition internationale en Syrie et en Irak avait toujours été de combattre le groupe État islamique (EI) et de trouver une issue diplomatique à la guerre civile en Syrie.

«Nous allons nous assurer que nous créons bien les conditions d’une solution diplomatique», a-t-il ajouté. La guerre contre l’EI sera gagnée «quand les locaux pourront s’en charger eux-mêmes».

Dans un communiqué conjoint publié samedi, le président américain Donald Trump et son homologue russe Vladimir Poutine ont convenu qu’il n’y a «pas de solution militaire» possible à la guerre en Syrie.

«Les présidents ont confirmé leur engagement envers la souveraineté de la Syrie, son indépendance, son unité, son intégrité territoriale et sa nature séculaire» et ont appelé toutes les parties à participer aux discussions menées par l’ONU à Genève, indique le document commun.

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