Chrystia Freeland et Rex Tillerson discuteront de la Corée du Nord à Ottawa

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Photographie prise le 4 juillet 2017 par l’agence officielle nord-coréenne KCNA, montrant un tir de missile balistique intercontinental par la Corée du Nord. (Archives/KCNA VIA KNS/AFP/STR)

La ministre des Affaires étrangères, l’honorable Chrystia Freeland, a annoncé aujourd’hui qu’elle accueillera le secrétaire d’État américain, M. Rex Tillerson, à Ottawa mardi 19 décembre 2017.

Cette visite sera l’occasion pour la ministre et le secrétaire d’État de discuter de la coopération entre le Canada et les États-Unis sur d’importantes questions bilatérales, régionales et mondiales qui ont une incidence sur la population des deux pays, dit le communiqué du ministère canadien des Affaires étrangères qui annonce cette visite.

M. Tillerson et Mme Freeland coprésideront au début de l’an prochain un sommet international sur la crise nord-coréenne. La visite du secrétaire d’État américain sera donc l’occasion de discuter de la situation dans la péninsule.

Rex Tillerson, qui a souligné vendredi devant le Conseil de sécurité de l’ONU sa volonté de garder les lignes de communication «ouvertes» avec la Corée du Nord pour régler pacifiquement la crise, est plutôt favorable à une solution diplomatique, alors que le président Donald Trump et d’autres membres de son administration à la Maison-Blanche ont exprimé leur scepticisme, le président américain n’ayant pas hésité pas à rabrouer publiquement son secrétaire d’État par le passé, faisant craindre la démission ou le licenciement de ce dernier.

Le Pentagone avait toutefois apporte quelques jours plus tard son «soutien total» aux efforts diplomatiques du secrétaire d’État Rex Tillerson pour régler la crise avec la Corée du Nord, a affirmé mardi le secrétaire américain à la Défense Jim Mattis lors de son passage à la Commission des forces armées du Sénat, où il a également défendu sa « guerre illimitée » en Afghanistan et a aussi paru contredire son président sur la question de l’accord nucléaire iranien.

De son côté, alors que l’État nord-coréen semble désormais en mesure de frapper l’ensemble du monde habité, le Canada a décidé de jouer un rôle plus actif et d’organiser avec les États-Unis une rencontre internationale à Ottawa pour discuter de la situation, convoquant une réunion des ministres des Affaires étrangères au Canada, en partenariat avec les États-Unis, pour contrer cette « menace des plus pressantes à la sécurité internationale».

« J’ai hâte d’accueillir le secrétaire d’État Tillerson à Ottawa la semaine prochaine pour sa première visite officielle au Canada à titre de secrétaire d’État. Sa visite est l’occasion de discuter de questions d’importance pour les Canadiens et les Américains ainsi que de renforcer notre collaboration dans le but de régler des questions régionales et mondiales. », a déclaré aujourd’hui la ministre Freeland.

Peu importe qui occupe la Maison-Blanche, le partenariat étroit entre les États-Unis et le Canada repose sur une géographie, des valeurs et des intérêts économiques communs. Ce partenariat permet aux deux pays de collaborer sur des questions importantes, dont la défense et la sécurité, ainsi que la coopération mondiale.

Le Canada ne peut en outre être indifférent à ce qui se passe dans la péninsule coréenne: outre la menace que fait planer aujourd’hui le problème nord-coréen sur la planète, plus de 26 000 Canadiens ont servi pendant la guerre de Corée (25 juin 1950 – 27 juil. 1953), y compris les marins de huit destroyers et les aviateurs qui ont pris part à de nombreuses missions de combat et de transport. En matière d’envoi de troupes, la contribution du Canada fut plus importante que celle de la plupart des autres nations, si on l’évalue en proportion de sa population.

De plus, s’il s’agit de ramener Pyongyang à la table des négociations, la réputation et la crédibilité du Canada sur la scène internationale pourraient probablement faire la différence.

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