Début de la construction du troisième navire de patrouille extracôtier et de l’Arctique

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Illustration d’artiste d’un navire de patrouille extracôtier et de l’Arctique de la classe Harry DeWolf. (MDN)

Ottawa a annoncé aujourd’hui le début de la construction du troisième navire de patrouille extracôtier et de l’Arctique Début de la construction du troisième navire de patrouille extracôtier et de l’Arctique par le chantier d’Irving Shipbuilding Inc. à Halifax.

La SNCN offre d’importantes possibilités aux Canadiens et aux fournisseurs du pays grâce à des contrats attribués par le gouvernement et les chantiers navals à des centaines d’entreprises au Canada, y compris de nombreuses petites et moyennes entreprises

Le troisième navire de patrouille extracôtier et de l’Arctique (NPEA), le futur NCSM Max Bernays dont la construction débute aujourd’hui, a été nommé en l’honneur du premier maître Max Bernays, un héros de guerre canadien de la marine.

Alors que la Stratégie nationale de construction navale (SNCN), qui mise sur les chantiers Irving sur la côte Est et Seaspan sur la côte Ouest, est remise en cause en raison des retards dans la liuvraison des projets et de son incapacité à éviter les ralentissements et mises à pied malgré un carnet de commandes rempli, au Québec le monde politique, les syndicats et la communauté d’affaire se mobilisent de leur côté pour que la stratégie soit révisée afin d’inclure Chantier Davie, sur la Rive-Sud de Québec.

Mais le gouvernement canadien semble pour l’instant déterminé à s’en tenir à la Stratégie de construction navale adopté sous le gouvernement conservateur précédent et à rebâtir l’industrie navale à sa façon.

Irving Shipbuilding a ainsi obtenu deux contrats importants, celui de la construction des six navires de patrouille et celui des 15 navires de combat de surface, ce qui garantit du travail à ses 1800 employés jusqu’en 2040. Le chantier naval de Nouvelle-Écosse estime même qu’il aura besoin de 1000 employés supplémentaires.

Mais il n’est pas clair si l’un des buts poursuivis par la Stratégie de construction navale, échapper au caractère cyclique de l’industrie navale en procurant du travail aux chantiers de façon continue afin d’éviter les mises à pied et la perte d’expertise qui s’ensuit, pourra être atteint.

On craint une pause entre l’achèvement des travaux sur les nouveaux navires de patrouille extracôtiers de l’Arctique de la Marine royale canadienne et la construction de la nouvelle flotte de navires de combat de surface. La construction des nouveaux navires de guerre ne devrait pas commencer avant le début des années 2020 et il n’est pas certain qu’Irving pourrait commencer la construction plus tôt pour éviter un ralentissement qui pourrait éventuellement entraîner des mises à pied au chantier de Halifax.

Quoi qu’il en soit, le début de la construction aujourd’hui de ce troisième navire de la classe De Wolf est un jalon important pour Irving Shipbuilding Inc., le gouvernement du Canada et la Stratégie nationale de construction navale, qui comprend la construction de grands et petits navires ainsi que la réparation, le radoub et l’entretien des navires.

« Cette réussite reflète la valeur de la collaboration avec la Marine royale canadienne et d’autres partenaires fédéraux, provinciaux, municipaux et communautaires. Ensemble, nous concrétisons les objectifs de la Stratégie tout en nous assurant que les hommes et les femmes des Forces armées canadiennes disposent de l’équipement dont ils ont besoin pour faire leur travail. « , a déclaré pour sa part la ministre des Services publics et de l’Approvisionnement, Carla Qualtrough.

Faits en bref

En septembre 2015, on a coupé l’acier du premier NPEA, le futur NCSM Harry DeWolf. Le 8 décembre 2017, le troisième mégabloc du premier NPEA a été déplacé à l’extérieur de l’immense hangar de production au niveau du terrain, et rejoint les deux autres mégablocs pour constituer le navire.

La construction du deuxième NPEA, le futur NCSM Margaret Brooke, a débuté en août 2016. La construction de ce deuxième navire se déroule dans le respect du calendrier prévu dans des installations impressionnantes au chantier naval d’Halifax.

Le 19 décembre 2017, Irving Shipbuilding Inc. a coupé l’acier du troisième navire de combat conçu et construit dans le cadre de la SNCN. Ces navires effectueront une surveillance armée des eaux du Canada, y compris de l’Arctique, où ils renforceront la souveraineté canadienne en collaboration avec les partenaires des Forces armées canadiennes et d’autres ministères, et fourniront une importante connaissance des activités dans les eaux canadiennes.

Dans le cadre des travaux qu’ils effectuent pour la SNCN, le chantier naval d’Halifax Shipyard et ses principaux sous-traitants se sont engagés à dépenser plus de 1,9 milliard de dollars auprès de plus de 250 organisations canadiennes.

Selon les estimations dont fait état Services publics et Approvisionnement Canada dans le communiqué annonçant le début de la construction du navire aujourd’hui, , les contrats attribués dans le cadre de la SNCN jusqu’à maintenant permettront d’injecter environ 7,7 milliards de dollars dans le produit intérieur brut du Canada et de créer ou de maintenir à peu près 7 350 emplois par année, en moyenne, entre 2012 et 2022.

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