Halifax: commémoration de l’explosion la plus meurtrière de l’histoire canadienne

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Le quartier dévasté de Richmond, à Halifax, en Nouvelle-Écosse, après l’explosion d’Halifax du 6 décembre 1917, vu en regardant vers le port de Dartmouth. On aperçoit e navire à vapeur Imo, l’un des navires impliqué dans la collision qui a déclenché l’explosion, échoué de l’autre côté du port. (Gestion des archives et des documents de la Nouvelle-Écosse)

Le 6 décembre 2017, les membres de la 5e Division du Canada se réuniront afin de souligner le centenaire de l’explosion la plus puissante causée par l’activité humaine hors explosion atomique et qui avait fait dans le port d’Halifax il y a cent ans des milliers de morts et de blessés.

Explosion la plus mortelle de l’histoire canadienne, l’explosion de Halifax avait aussi jeté à la rue la moitié de la ville dont la population était alors d’environ 50 000 personnes.

« Nous prendrons un moment de pause pour penser aux personnes qui ont été touchées par cet événement, aux milliers de gens qui y ont perdu la vie et à tous ceux qui ont souffert à la suite de cette destruction. Cette commémoration nous donne l’occasion de rendre hommage à la mémoire de ceux qui ont joué un rôle au cours des efforts de secours et qui ont aidé notre communauté à se relever, à reconstruire et à se rétablir. », a déclaré le brigadier-général Derek Macaulay, commandant de la 5e Division du Canada.

Photographie du site de l’explosion d’Halifax peu après l’explosion.(Bibliothèque nationale)
Le 6 décembre 1917 à Halifax, en Nouvelle-Écosse, se produit la plus puissante explosion causée par l’activité humaine jusqu’au premier essai atomique en juillet 1945 lorsque le cargo français Mont-Blanc, transportant des munitions à destination de l’Europe alors en guerre, qui entre en collision avec un navire norvégien, l’Imo.

Le Mont-Blanc prend alors feu et explose vingt minutes après la collision, tuant 2 000 personnes et en blessant des milliers d’autres.

L’onde de choc est si puissante qu’elle a cassé des arbres, plie des rails de chemin de fer et démolit des édifices, projetant des débris à des centaines de mètres. L’explosion est entendue à 420 kilomètres de distance.

Hors explosions atomiques d’Hiroshima et Nagasaki, elle est toujours aujourd’hui celle ayant fait le plus de dégâts et celle d’origine accidentelle ayant fait le plus de victimes.

« Halifax possède une longue histoire de ville de garnison. En 1917, il y avait environ 5 000 militaires, y compris 600 médecins, infirmières et préposés aux soins de l’Armée en garnison à Halifax, en compagnie de marins canadiens, britanniques et américains. Quelques minutes après le début du désastre, ce groupe de militaires bien entraînés et disciplinés s’est mis en action, se lançant à la recherche de survivants et prêtant secours aux blessés et aux personnes touchées par l’explosion. Le manège militaire de Halifax a même servi d’abri temporaire et de point de distribution de nourriture pour les Haligoniens laissés sans foyer et faisant face aux assauts des rigueurs d’une tempête hivernale. « , explique le brigadier-général Macaulay.

Vincent Coleman (Archives)
Le premier ministre Justin Trudeau, qui a lui aussi souligné le 100e anniversaire de l’explosion de Halifax, a quant à lui souligné l’héroïsme du Répartiteur de chemins de fer Vincent Coleman. Coleman qui a donné sa vie pour prévenir les trains en direction de la ville du danger imminent: « Des soldats, des marins, des policiers, des pompiers et des centaines de civils se sont précipités sur les lieux du désastre pour porter secours aux blessés et rescapés les personnes coincées sous les débris. L’aide a afflué des communautés de partout dans la province et du pays ainsi que de nos amis au-delà de nos frontières, du Massachusetts à l’Australie. Ensemble, les Néo-Écossais se sont rétablis, ont rebâti et s’en sont sortis plus forts que jamais. », rappelle le premier ministre.

« Comme nos prédécesseurs, les femmes et les hommes de la 5e Division du Canada, qui habitent trente communautés disséminées dans les quatre
provinces atlantiques, sont prêts à venir en aide à leurs concitoyens lors de situations d’urgence et de crise. Tout récemment, les militaires de la 5e Division du Canada sont venus en aide aux autorités civiles dans les efforts de secours menés dans péninsule Acadienne après une tempête de verglas dévastatrice qui a frappé en janvier 2017. Aujourd’hui, comme hier, l’Armée du Canada et les Forces armées canadiennes continuent de veiller sur cette communauté dynamique et à en assurer la protection, la sécurité et en y étant engagés. », de conclure pour sa part le brigadier-général Macaulay.

La 5e Division du Canada (5 Div CA) est une des six formations principales qui relèvent du Quartier général de l’Armée à Ottawa. La 5 Div CA est composée à la fois de la Force régulière et des unités de la Première réserve en Nouvelle-Écosse, Nouveau-Brunswick, Île-du-Prince-Édouard et Terre-Neuve-et-Labrador. Il est responsable des opérations de l’Armée canadienne et des activités partout au Canada atlantique.

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