Réunion à Vancouver en janvier sur la Corée du Nord, annoncent à Ottawa Tillerson et Freeland

Rex Tillerson (droite) aux côtés de son homologue canadienne Chrystia Freeland (gauche) mardi 19 décembre à Ottawa. (Department of State)
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La ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, et le secrétaire d’État américain, Rex Tillerson, ont annoncé aujourd’hui à Ottawa les détails relatifs à la réunion des ministres des Affaires étrangères sur la sécurité et la stabilité dans la péninsule coréenne.

La réunion des ministres des Affaires étrangères sur la sécurité et la stabilité dans la péninsule coréenne aura lieu à Vancouver, en Colombie-Britannique, le 16 janvier 2018.

La ministre et le secrétaire d’État y accueilleront les ministres des Affaires étrangères des quatre coins du monde afin de manifester leur solidarité contre les actions dangereuses et illégales de la Corée du Nord et de collaborer au renforcement des efforts diplomatiques visant à faire de la péninsule coréenne un endroit sûr, prospère et dénucléarisé, indique le ministère canadien des Affaires étrangères. À cette fin, les ministres des Affaires étrangères discuteront des moyens d’accroître l’efficacité du régime de sanctions mondiales à l’appui d’un ordre international fondé sur des règles.

« La menace que représente la Corée du Nord pour la sécurité est un défi pour tous les pays du monde. Une solution diplomatique est à la fois essentielle et possible, et nous continuerons de travailler avec nos alliés et nos partenaires régionaux, y compris les États-Unis, le Japon et la Corée du Sud, pour réaliser notre objectif commun qui consiste à assurer la sécurité et la stabilité dans la péninsule coréenne. », a déclaré la cheffe de la diplomatie canadienne.

L’exercice vise à «démontrer la solidarité internationale face au danger que représente» la menace nucléaire nord-coréenne, a précisé la ministre Freeland, en fin d’après-midi mardi lors de la conférence de presse conjointe avec son homologue américain, qui a pour sa part assuré que son pays croyait « fermement qu’une approche diplomatique est nécessaire et essentielle et possible. »

« Et notre campagne de pression, notre solidarité internationale, c’est le chemin pour une approche diplomatique», d’ajouter devant la presse la ministre canadienne.

Le premier ministre canadien, qui recevra ce soir le secrétaire d’État américain à dîner, a de son côté témoigné d’un grand intérêt envers la crise nord-coréenne. Il a laissé entendre que le Canada pourrait profiter de ses relations cordiales avec Cuba pour tenter de faire avancer le dossier, puisque La Havane a des «relations diplomatiques décentes» avec Pyongyang.

Le secrétaire d’État américain Rex Tillerson est arrivé dans la capitale canadienne aujourd’hui où il a eu des entretiens privés avec le premier ministre Justin Trudeau et la ministre des Affaires étrangères Chrystia Freeland. Il a participé également à une rencontre spéciale du Comité du cabinet Canada-États-Unis.

Il a aussi salué les contributions canadiennes à la lutte contre l’EI ainsi que son action humanitaire dans la région, de même que la contribution canadienne à l’OTAN.

Par ailleurs, Rex Tillerson et Chrystia Freeland ont pris soin en conférence de presse mardi d’éviter les sujets qui fâchent.

Sur la question de Jérusalem, que Donald Trump a reconnue comme capitale d’Israël, suscitant l’ire du monde musulman et la condamnation de la communauté internationale, la position canadienne reste inchangée: la question du statut de Jérusalem ne peut être résolue que dans le cadre d’un règlement général du conflit israélo-palestinien, mais la ministre Freeland n’a qu’effleuré le sujet en conférence de presse en présence de son invité, déclarant simplement que « Le Canada et les États-Unis ont des positions diverses » et ajoutant qu’il y a eu discussion sur « beaucoup d’enjeux du Moyen-Orient », sans mentionner spécifiquement Jérusalem.

Mme Freeland et M. Tillerson ont sans doute aussi discuté de questions économiques à la veille d’une nouvelle ronde de négociations de l’Accord de libre-échange nord-américain se tiendra à Montréal à compter de demain 20 janvier. Interrogé par les journalistes sur les négociations, le secrétaire d’État américain, qui avait un peu plus tôt souligné l’importance des liens éconimiques entre le Canada et les États-Unis, s’est contenté de dire que « Le diable est dans les détails» » et que « les deux parties abordent les négociations de bonne foi », semblant ainsi exclure de son commentaire le Mexique.

Le secrétaire d’État américain a aussi salué les contributions canadiennes à la lutte contre l’EI ainsi que son action humanitaire dans la région, de même que la contribution canadienne à l’OTAN.