Menace de Pyongyang: Tokyo présente un budget de défense record de 5,19 trillions de yens

Deux US Air Force B-1B Lancers affectés au 37e escadron de bombardement expéditionnaire. se sont déployés de Ellsworth Air Force Base, Dakota du Sud vers Andersen Air Force Base, Guam, pour une mission de 10 heures, volant à proximité de Kyushu, au Japon , la mer de Chine orientale et la péninsule coréenne le 7 août 2017 (TVH). Au cours de la mission, les B-1 ont été rejoints par de F-2 des forces d'autodéfense japonaises, ainsi qu'un avion de combat KF-16 de la République de Corée Air force, effectuant deux missions bilatérales successives. Ces vols avec le Japon et la République de Corée (ROK) étaient destinées à faire preuve de solidarité entre le Japon, la République de Corée et les Etats-Unis pour se défendre contre "les actions provocatrices et déstabilisantes dans le théâtre du Pacifique". (U.S. Pacific Command)
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Deux US Air Force B-1B Lancers américains sont rejoints par des F-2 des forces d’autodéfense japonaises, ainsi qu’un avion de combat KF-16 de la République de Corée à proximité de Kyushu au Japon. (U.S. Pacific Command)

Le gouvernement japonais a proposé vendredi un budget de défense record d’environ 5.190 milliards de yens (près de 58,9 milliards $ CAD) pour l’exercice fiscal 2018/2019, devant notamment lui permettre de renforcer son bouclier antimissile face à la Corée du Nord.

Le budget total de l’État va lui aussi être porté à un nouveau record, à 97.700 milliards de yens (1 trillion 102,4 milliards $ CAD), en raison de la hausse des dépenses prévues en défense, mais aussi en santé et en protection sociale, qui explosent en raison de l’important vieillissement démographique du pays.

Le budget de la défense va lui augmenter pour la sixième année consécutive. Les fonds supplémentaires doivent notamment permettre au Japon de préparer la mise en place du système terrestre d’interception de missiles Aegis Ashore.

Le gouvernement japonais a approuvé en début de semaine l’introduction de cet équipement du fabricant américain Lockheed Martin, alors que deux missiles nord-coréens ont survolé le territoire japonais cette année et que Pyongyang a menacé de « couler » l’archipel nippon, allié de Washington.

Fin novembre, le régime communiste a aussi testé un nouveau missile balistique intercontinental (ICBM) qui s’est abîmé en mer du Japon.

Au deuxième plan, le futur porte-avion japonais 22 DDH et son prédécesseur 16 DDH (Japan ministry of Defense)

Lors de sa visite officielle au Japon début novembre, le président américain Donald Trump avait exhorté le Japon à se réarmer pour se protéger, en achetant de préférence du matériel militaire américain.

« C’est beaucoup d’emplois pour nous (les États-Unis, NDLR) et beaucoup de sécurité pour le Japon », avait-il déclaré.

Le gouvernement japonais envisage aussi de se doter de missiles américains de croisière d’une portée d’environ 900 kilomètres, capables d’atteindre la Corée du Nord.

Cependant, acheter de telles armes offensives risque de faire débat au Japon, car la Constitution pacifiste du pays depuis 1947 lui interdit de recourir à la guerre pour régler les différends internationaux.

Yukio Edano, le chef du Parti démocrate constitutionnel, le principal mouvement d’opposition à la coalition au pouvoir dirigée par le Premier ministre Shinzo Abe, a d’ores et déjà prévenu que l’achat de tels missiles serait « un point de désaccord plutôt important » lors des débats sur la loi de finances au Parlement le mois prochain.

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