Pas si isolé, le Qatar s’achète 12 Rafale supplémentaires et près de 500 blindés additionnels

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Un chasseur Rafale de l’Armée de l’Air française décolle de la piste intérieure et fait une une montée en flèche pour prendre la position de tête au cours de l’exercice MAPLE FLAG à Jimmy Range Lake,ern Saskatchewan, le 14 Juin, ici 2016. (Cpl Ian Thompson, Service d’imagerie de la 4e Escadre)

En présence du Président de la République Française, Monsieur Emmanuel Macron, et de Son Altesse Cheikh Tamim ben Hamad Al Thani, les Forces Armées du Qatar et Dassault Aviation ont signé un accord portant sur une coopération future et la levée de l’option de 12 Rafale.

Cette nouvelle commande intervient dans la foulée du contrat signé le 4 mai 2015 entre l’État du Qatar et Dassault Aviation pour l’acquisition de 24 Rafale, et portera à 36 le nombre de Rafale opérés par l’Armée de l’Air qatarienne.

L’achat de ces 12 Rafale représentera 1,1 milliard d’euros (1,66 milliards $ CAD), selon l’Elysée. Les 24 Rafale acquis par le Qatar en 2015 représentaient déjà, eux, un achat de 6,3 milliards d’euros (9,55 milliards $ CAD).

Le constructeur aéronautique français Dassault Aviation, dont le chiffre d’affaires s’est élevé à 3,6 milliards d’euros en 2016 (5,45 milliards $ CAD), et ses partenaires ont remercié aujourd’hui par voie de communiqué les Autorités du Qatar de leur donner l’opportunité de renforcer leur collaboration « en réitérant leur confiance dans les qualités du Rafale et en exprimant leur satisfaction quant au bon déroulement de l’exécution du contrat principal ». « Ce nouvel accord a été bâti sur la relation privilégiée qui existe entre les deux pays et sur la détermination que partagent le Ministère de la Défense du Qatar et Dassault Aviation à aller plus loin ensemble », a déclaré Eric Trappier, Président-Directeur général de Dassault Aviation.

Le Qatar a également signé une lettre d’intention pour la fourniture de 490 véhicules blindés type VBCI au français Nexter, ungroupe industriel de l’armement appartenant à l’État français. Il s’agit là un contrat potentiel de 1,5 milliard d’euros, a indiqué l’Elysée.

Le VBCI est un véhicule blindé de combat à 8 roues motrices qui peut transporter une section d’infanterie à l’avant de positions ennemies fortement défendues. Grâce à la souplesse de sa plateforme, il est également capable de remplir efficacement un large éventail de missions, qui vont du combat à haute intensité aux opérations de maintien de la paix, dit sur son site le groupe industriel de l’armement appartenant à l’État français.

La France et le Qatar ont également signé plusieurs accords stratégiques, dont une «déclaration d’intention sur la coopération bilatérale en matière de lutte contre le terrorisme, le financement du terrorisme et la radicalisation».

En signant de tels accords avec la France, le Qatar cherche aussi à montrer qu’il n’est pas isolé sur la scène internationale alors qu’une grave crise l’oppose à certains de ses voisins arabes, l’Arabie saoudite, Bahreïn, les Émirats arabes unis et l’Egypte ayant en effet rompu leurs relations diplomatiques avec le Qatar le 5 juin en l’accusant de soutenir des groupes «terroristes» et de se rapprocher de l’Iran.

Doha rejette ces accusations et dénonce une tentative de «mise sous tutelle» par le «quartet» arabe.

Le Qatar avait aussi signé en septembre un accord pour l’achat à la Grande-Bretagne de 24 avions de chasse Typhoon, le deuxième grand contrat conclu par Doha depuis le début en juin de la crise diplomatique qui l’oppose à ses voisins.

Et en juin, Doha avait signé avec les États-Unis un accord de 12 milliards de dollars U.S. (14,62 $CAD) pour l’achat d’avions de combat F-15. Le Pentagone n’avait pas alors livré de détails sur la vente mais, selon Bloomberg, elle concernerait 36 de ces appareils.

*Avec AFP

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