L’astronaute canadien David Saint-Jacques entame sa préparation pour son départ vers l’ISS

L'astronaute canadien David Saint-Jacques. (ASC)
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L’astronaute canadien David Saint-Jacques. (ASC)

L’astronaute canadien David Saint-Jacques, qui décollera en direction de la Station spatiale internationale à la mi-novembre 2018 dans le cadre de la mission Expedition 58/59, entamera sous peu son entrainement à la NASA.

D’ici novembre, le Québécois de 47 ans devra réaliser de multiples exercices, dont le simulateur de microgravité. Il se familiarisera également avec les divers systèmes de la Station et les procédures d’urgence, grâce à des maquettes grandeur nature de la Station. Du 20 au 22 février, les représentants des médias ont même invités à se rendre au centre spatial Johnson, à Houston, à assister à sa préparation.

David Saint-Jacques, dont ce sera le premier vol spatial, sera le premier astronaute canadien à effectuer un séjour dans la Station spatiale internationale, à aller dans l’espace depuis Chris Hadfield, dont la mission de près de cinq mois a eu lieu en 2012-2013.

David Saint-Jacques, qui est à la fois ingénieur et médecin, décollera à bord d’une capsule russe Soyouz. Sa mission sera de six mois.

Au cours de sa mission, l’astronaute canadien aura de nombreuses responsabilités, dont:

  • copiloter le vaisseau Soyouz;
  • servir comme médecin d’équipage;
  • agir en tant que spécialiste de la robotique;
  • être le spécialiste de mission pour le laboratoire Columbus de l’Agence spatiale européenne;
  • participer à des expériences scientifiques;
  • aider à entretenir la Station;
  • partager son expérience avec le monde entier grâce à diverses initiatives de communication et d’information.

Avec les États-Unis, la Russie, l’Europe et le Japon, le Canada est partenaire de la Station spatiale internationale (SSI), un laboratoire de recherche orbital.

Depuis le lancement de son premier module en 1998, la station fait le tour de la Terre 16 fois par jour à environ 370 km d’altitude à une vitesse de 28 000 km/h. Elle a la taille d’un terrain de football canadien et une surface habitable équivalente à celle d’une maison de cinq chambres.

La contribution canadienne à la SSI, soit le Système d’entretien mobile (MSS), est un ensemble complexe d’éléments robotiques qui a servi à l’assemblage de la station, un module à la fois. Développé pour l’Agence spatiale canadienne par MDA de Brampton, en Ontario, le MSS est composé de trois éléments robotiques: le Canadarm, le fameux bras canadien, un bras robotique de 17 mètres de longueur; Dextre un «robot bricoleur» chargé des travaux d’entretien de routine; et la la Base mobile, qui est est à la fois une plateforme et un poste d’entreposage.