Colombie: un dirigeant de l’ELN meurt dans une intervention militaire

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L’ELN (Ejército de liberaciòn nacional) est le deuxième groupe rebelle en importance impliqué dans le conflit armé colombien (Archives/courtoisie/Espectador)

Un des dirigeants de la guérilla d’extrême gauche ELN dans le nord-est de la Colombie est décédé au cours d’une opération militaire, a annoncé samedi le ministère colombien de la Défense.

Connu sous les noms de guerre de « Pimpon » ou « Arturo », ce dirigeant présumé de l’Armée de libération nationale (ELN) est accusé d’être responsable de la mort d’une trentaine de militaires et policiers. Il serait également à l’origine des attaques attribuées à la guérilla depuis la fin du cessez-le-feu le 10 janvier.

Après ces attaques, au cours desquelles quatre policiers et militaires ont été tués, le gouvernement colombien a suspendu les négociations de paix avec l’ELN qui se tenaient à Quito.

« Arturo » était recherché par les autorités, le gouvernement offrant quelque 333.000 dollars de récompense contre des informations permettant de le localiser.

Selon le ministère de la Défense, il dirigeait le front « Heroes y Martires » (« Héros et Martyrs ») de l’ELN, actif dans les départements de Casanare et d’Arauca, situés à la frontière avec le Venezuela.

Il est également « responsable de tous les actes terroristes commis à #Arauca et #Casanare après la fin du cessez-le-feu », a déclaré le ministère sur son compte Twitter, sans donner de détails sur les circonstances de l’opération militaire.

La mort de ce dirigeant, dont l’identité n’a pas été mentionnée par le ministère, intervient après la proposition faite par l’ELN au gouvernement colombien de relancer les pourparlers de paix, selon un communiqué daté de Quito.

L’ELN a réitéré sa « volonté d’accepter un nouveau cessez-le-feu ».

Après l’accord historique signé avec la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), le président colombien Juan Manuel Santos, qui quitte le pouvoir en août 2018, entend parvenir à une « paix complète » pour son pays déchiré par une guerre fratricide qui a fait au moins 260.000 morts, plus de 60.000 disparus et sept millions de déplacés.

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