BLIZZARD NORDIQUE 2018: eau glacée et maîtrise de soi (PHOTOS/VIDÉO)

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Les élèves-officiers du Collège militaire royal de Saint-Jean ont eu droit à une baignade dans l’eau glacée lors de l’exercice BLIZZARD NORDIQUE 2018 qui s’est déroulé le week-end dernier au Lac Hayes dans les secteurs d’entraînement de la base de Valcartier, par une température de moins dix degrés celsius.

L’exercice Blizzard Nordique est le deuxième exercice dans l’année que mènent le corps des élèves-officiers et le Collège militaire Saint-Jean, a indiqué sur place à 45eNord.ca le major Sébastien Campagna, directeur des élèves-officiers.

«C’est l’exercice qui va apporter le défi, le dépassement de soi. Et pour cet exercice,c’est pour cela qu’on vient ici à Valcartier pour une deuxième année de suite, dans un contexte qui est très hivernal.», explique le directeur des élèves-officiers.

Chaque année, un défi différent.

L’an dernier, les élofs on fait de la survie, cette année, c’était le «Ice breaking drill»: une séquence où, poursuit le major Campagna, on va entrer sous l’eau: «On va être attaché, bien sûr, pour des raisons de sécurité, mais on simule qu’en allant sur le lac, le lac casse et…on tombe dans l’eau.»

Un exercice qui donne un aperçu de la résilience de chacun des élèves officiers et démontre à quel point ils sont prêts à relever des défis.

La «baignade» dans l’eau du Lac Hayes, dont la température pouvait varier de 2 à 4 degrés celsius, a aussi été précédée la veille du déploiement à l’aide des hélicoptères Chinook dans chacune des positions.

Participaient cet année avec les élofs du CMR Saint-Jean, des élèves du Collège militaire royal du Canada de Kingston et l’académie militaire de Norwich, la plus vieille académie militaire privée aux États-Unis.

La leçon principale de cette année, précise le major Campagna «aura été au niveau des ressources requises, particulièrement au niveau du personnel. D’ordinaire, nous sommes 230 du corps des élèves officiers du CMR de Saint-Jean, mais, pour conduire un exercice militaire de la sorte, on est monté jusqu’à 291 personnes sur le terrain, incluant les élèves officiers de Kingston et de Norwich, ce qui grossit beaucoup l’exercice et demande un encadrement beaucoup plus robuste.»

On a aussi pu aussi apprendre à apprivoiser l’effet de panique induit par le choc thermique après être tombé dans l’eau glacée et apprendre à s’en sortir: «C’est là qu’ils ont appris, en maîtrisant leurs émotions, à pouvoir se sortir d’un contexte dangereux», de conclure le major Campagna, soulignant que «C’est une leçon qui peut dépasser le cadre physique d’un événement comme celui-ci et qui peut augmenter leur résilience dans leurs activités de tous les jours au Collège et, plus tard, au sein des Forces armées canadiennes.»



Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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