Budget 2018: plus d’un demi milliard à la cybersécurité

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Un message apparaît sur un écran d'ordinateur prévenant l'utilisateur d'une cyberattaque, le 27 juin 2017 à Geldrop, aux Pays-Bas. (ANP/AFP/Rob Engelaar)
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Un message apparaît sur un écran d’ordinateur prévenant l’utilisateur d’une cyberattaque, le 27 juin 2017 à Geldrop, aux Pays-Bas. (Archives/ANP/AFP/Rob Engelaar)

Le budget 2018 déposé aujourd’hui à Ottawa par le ministre fédéral des Finances Bill Morneau alloue 508 millions de dollars, répartis jusqu’en 2022-23, qui seront utilisés principalement par le Centre de la sécurité des télécommunications pour créer un nouveau Centre canadien de cybersécurité, ainsi qu’une unité nationale de coordination de la lutte contre la cybercriminalité pour la GRC.

Dans les semaines qui ont précédé le budget, les médias avaient laissé entendre que le gouvernement pourrait investir jusqu’à 1 milliard de dollars dans les ressources et l’infrastructure de cybersécurité.

Wesley Wark, professeur à l’Université d’Ottawa et expert en cybersécurité cité par le quotidien torontois Globe and Mail, a expliqué pour sa part qu’il s’attendait à ce qu’Ottawa «dépense beaucoup plus que ce qu’il suggère» dans le budget. «Ce n’est qu’un premier coup dans ce qui devra être un effort à plus long terme et plus coûteux», alors que le Canada déplace ses priorités en matière de sécurité nationale du terrorisme à la cyberagression, explique le professeur.

Les cyberattaques sont devenues de plus en plus courantes à mesure que l’espionnage et la guerre progressent en ligne, et le gouvernement canadien a été ciblé à plusieurs reprises pour des cyberattaques. Depuis 2011, le Conseil du Trésor, le ministère des Finances et Recherche et développement pour la défense Canada ont tous été victimes d’attaques provenant d’adresses Internet chinoises. Selon les observateurs, la stratégie de cybersécurité du Canada devrait être actualisée après sa dernière mise à jour en 2010.

Par ailleurs, le budget Morneau prévoit dépenser 594 millions de dollars pour la présidence canadienne du G7 en 2018 et pour le sommet des dirigeants qu’il accueillera à Charlevoix, au Québec, en juin. Ce financement couvrira également la sécurité et la logistique pour d’autres réunions ministérielles ministérielles du G7 à ailleurs au Canada tout au long de l’année 2018.