Cessez-le-feu en Syrie: nouveau retard pour un vote de l’ONU

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Un secouriste transporte un garçon après l’avoir dégagé des décombres à Hamouria, dans la région rebelle de la Ghouta orientale, cible des bombardements du régime, le 9 janvier 2018 (Archives/Abdulmonam Eassa/AFP)

Le scrutin organisé au Conseil de sécurité de l’ONU pour décider ou non d’un cessez-le-feu humanitaire de 30 jours en Syrie a une énième fois pris du retard vendredi, témoignant de discussions toujours ardues avec la Russie.

Il avait été annoncé à l’origine en matinée, puis en début d’après-midi et finalement en soirée. Il est déplacé depuis à samedi.

Selon un diplomate, la discussion se poursuit entre la Russie et le Koweit et la Suède, les deux co-signataires d’un projet de résolution déjà amené à de multiples reprises. La France joue les intermédiaires, a-t-on précisé de source diplomatique.

Depuis dimanche, 468 civils, dont 108 enfants, selon une ONG, ont été tués par de violents raids aériens et des tirs d’artillerie incessants menés par l’armée du président syrien Bachar al-Assad contre le fief rebelle de la Ghouta orientale, aux portes de Damas.

Les négociations se poursuivent au Conseil de sécurité de l’ONU pour éviter un veto de la Russie, allié indéfectible du régime syrien, à un projet de résolution qui permettrait un cessez-le-feu de 30 jours dans toute la Syrie afin de distribuer de l’aide humanitaire et permettre des évacuations médicales dans la Ghouta orientale.

Les États-Unis sont eux-mêmes impliqués militairement en Syrie, où ils se sont alliés aux Forces démocratiques syriennes, une milice arabo-kurde qui contrôle l’est du pays, pour en déloger les djihadistes du groupe État islamique (EI).

Le Pentagone a fait savoir en début d’année que les États-Unis maintiendraient des troupes en Syrie «aussi longtemps que nécessaire», même s’ils n’ont pas vocation à y rester pour Donald Trump.

«Nous n’y sommes que pour une raison, nous débarrasser de l’EI et rentrer chez nous», a en effet nuancé le président américain. «Nous n’y sommes pas pour d’autres raisons et nous avons largement atteint notre objectif».



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