La ministre Freeland assiste à la réunion du Groupe de Lima sur le Venezuela

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La ministre Freeland, en compagnie du ministre des Affaires étrangères du Pérou, M. Ricardo Luna, qui était coprésident, à la troisième réunion du Groupe de Lima à Toronto en octobre 2017. (Archives/ministère canadien des Affaires étrangères)

La ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, assiste aujourd’hui à la réunion du Groupe de Lima qui aura lieu à Lima, au Pérou, le 13 février 2018.

Le groupe de Lima s’était constitué en août 2017 pour exhorter le gouvernement de Nicolas Maduro à mettre en oeuvre des réformes démocratiques, libérer les prisonniers politiques et autoriser les organisations étrangères à fournir de l’aide aux Vénézuéliens.

Le président Maduro visera un nouveau mandat lors du scrutin du 22 avril (initialement prévu pour décembre), auquel l’opposition, inquiète de possibles fraudes, n’a pas encore décidé si elle participerait.

Une partie de la communauté internationale, notamment l’Union européenne et la Colombie, a déjà dit qu’elle ne reconnaîtrait pas les résultats de cette élection, dénoncée par Washington comme n’étant « ni libre, ni juste ».

Le Canada, qui avait été l’hôte de la réunion d’octobre 2017, qui s’est tenue à Toronto, la métropole canadienne, continue de jouer un rôle de leadership dans les efforts régionaux déployés pour résoudre la crise au Venezuela.

Les ministres des Affaires étrangères du groupe de Lima, alliance de 14 pays du continent américain dénonçant la dérive autoritaire de Caracas, sont réunis mardi dans la capitale péruvienne pour débattre de l’élection présidentielle anticipée au Venezuela et adopter une position commune.

En convoquant la semaine dernière la rencontre d’aujourd’hui, le gouvernement péruvien avait estimé que le fait d’avancer l’élection présidentielle vénézuélienne au 22 avril « ne permettrait pas de réaliser un processus (électoral) juste, libre, transparent et démocratique ».

Depuis la dernière réunion du Groupe de Lima à Santiago, au Chili, le 23 janvier 2018, les pourparlers entre le régime Maduro et les membres de l’opposition sont dans une impasse. Le régime a annoncé unilatéralement la tenue d’élections présidentielles le 22 avril 2018, mais il empêche la coalition de l’opposition d’y participer. Entre-temps, la souffrance du peuple vénézuélien continue de s’intensifier alors que les pénuries de nourriture et de médicaments s’aggravent, a souligné pour sa part le Canada.

«Les développements récents laissent présager que les prochaines élections présidentielles ne seront pas libres ni justes, et que le régime dictatorial en place s’enracinera plus profondément. Mes collègues ministres des Affaires étrangères des pays membres du Groupe de Lima et moi travaillerons sur une réponse commune à la dernière manœuvre du régime Maduro qui prive le peuple vénézuélien de ses droits démocratiques. Cette dernière poussée vers l’autoritarisme ne fait que renforcer notre détermination à défendre les intérêts de tous les Vénézuéliens. Les Canadiens ne resteront pas les bras croisés alors que le gouvernement du Venezuela prive son peuple de ses droits démocratiques et de la personne fondamentaux et lui refuse l’accès à une aide humanitaire de base.», a déclaré la cheffe de la diplomatie canadienne.

Le Venezuela, pays aux immenses réserves pétrolières mais ruiné notamment par la chute des cours, avait été secoué au printemps 2017 par une vague de manifestations exigeant le départ du dirigeant socialiste, qui ont fait au moins 125 morts.

Mardi matin, un homme de 28 ans, blessé par balle à la tête lors de ces manifestations, est décédé après avoir été hospitalisé sept mois, a annoncé une ONG.

Le Groupe de Lima est résolu à surveiller de près la situation au Venezuela et à faire pression sur le gouvernement du Venezuela, et ce, jusqu’à ce que la démocratie soit pleinement rétablie au pays.

*Avec AFP



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