Trop tôt pour un sommet avec Pyongyang, dit le président sud-coréen

Majorettes nord-coréennes aux JO de Pyeongchang devant (de G à D) le président sud-coréen Moon Jae-in, le président du CIO Thomas Bach, le chef de l'Etat de Corée du Nord Kim Yong Nam et la soeur du dirigeant nord-coréen Kim Yo Jong, le 10 février 2018. (Archives/Ed Jones/AFP)
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Majorettes nord-coréennes aux JO de Pyeongchang devant (de G à D) le président sud-coréen Moon Jae-in, le président du CIO Thomas Bach, le chef de l’Etat de Corée du Nord Kim Yong Nam et la soeur du dirigeant nord-coréen Kim Yo Jong, le 10 février 2018. (Archives/Ed Jones/AFP)

Il est trop tôt pour envisager un sommet avec la Corée du Nord en dépit du rapprochement intervenu à l’occasion des Jeux olympiques d’hiver, a estimé samedi le président sud-coréen Moon Jae-in.

«Il y a de grands espoirs en vue d’un sommet Nord-Sud, mais je crois que c’est un peu précipité», déclaré le président à des journalistes à PyeongChang lors d’une visite au centre de presse.

«Il y a un proverbe coréen [sur la précipitation] qui dit «rechercher de l’eau chaude près du puits» », a-t-il ajouté.

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a développé une offensive diplomatique de son régime isolé, à la faveur des JO d’hiver de PyeongChang où il a envoyé sa soeur Kim Yo-jong, première membre de la dynastie régnant au Nord à fouler le sol sud-coréen depuis la fin de la guerre de Corée.

Kim Yo-jong a formellement transmis samedi dernier lors d’une rencontre avec le président sud-coréen Moon Jae-in une invitation à venir à Pyongyang de la part du dirigeant nord-coréen.

La délégation nord-coréenne comprenait également le chef de l’État Kim Yong-nam, aux fonctions largement honorifiques et le plus haut dignitaire nord-coréen à s’être jamais rendu au Sud, ainsi que des centaines d’athlètes et meneuses de claque.

Selon des analystes, cette offensive de charme vise à perturber les relations entre Séoul et Washington et affaiblir la détermination de la communauté internationale. À la veille de l’ouverture des JO, Pyongyang avait organisé un défilé militaire pour marquer le 70e anniversaire de son armée, le 8 février au lieu du 25 avril, et exhibé ses missiles balistiques intercontinentaux.