Le 3R22eR à l’assaut du mont Saint-Marguerite (PHOTOS/VIDÉO)

0

Près de 450 militaires du 3e Bataillon Royal 22e Régiment se sont rendus en Beauce pour mener à bien un entraînement hivernal des plus exigeants et ont à cette occasion pris d’assaut un bunker au Saint-Marguerite.

Poursuivant leur entraînement dans le cadre de la montée en puissance du 5e Groupe-brigade mécanisé du Canada et pour conserver leur habileté à conduire des opérations en hiver, les membres du 3e Bataillon Royal 22e Régiment se sont déployés dans la région de Chaudières-Appalaches entre le 19 et le 23 mars.

«Tout entrainement cette année rentre dans le cadre de la montée en puissance de la 5e brigade. Lorsque vient le temps de l’hiver c’est sûr qu’on fait des entraînements de base pour l’entrainement hivernal pour être un peu plus meilleur pour la survie et être capable d’opérer dans un environnement hivernal. Alors c’est sûr qu’un exercice de cette envergure-là vient confirmer l’entrainement précédent et met en lumière les choses qu’on doit continuer à travailler pour être encore meilleurs», explique ainsi le lieutenant-colonel Frédéric Pruneau, commandant du 3e Bataillon Royal 22e Régiment.


Voir la vidéo sur YouTube >>

C’est par hélicoptère Chinook que la majorité des troupes se sont retrouvées insérées sur le terrain le 22 mars, veille d’une attaque d’envergure. Quelques heures plus tard, les ordres ont été donnés puis transmis aux soldats: deux objectifs seront attaqués le lendemain matin au lever du soleil: le flanc d’une montagne par la Compagnie A et le bunker tout en haut de cette dernière par la Compagnie C.

C’est donc très tôt le matin du 23 mars, que les membres des compagnies A et C se sont levés pour effectuer l’ascension et le contournement du mont pour mener à bien leur attaque coordonnée. Le site, unique en son genre, offre des occasions remarquables d’entraînement en terrain montagneux et la présence du Bunker au sommet offre un défi de taille aux troupes qui devaient le prendre d’assaut.

Pour sa part, le major Kim Beriault de la Compagnie B, qui commandait la force ennemie durant cette semaine d’entraînement se réjouit d’avoir pu participer à cet exercice. «C’est une bonne opportunité d’apprentissage pour nous. C’était de l’entrainement autant pour nous que pour pour la force amie et vu qu’on était dans un contexte de force un peu plus égales, de forces conventionnelles, on pouvait utiliser nos tactiques. On avait tout autant envie de gagner que de l’autre coté!».

C’était d’ailleurs une volonté de l’équipe de commandement d’offrir un défi supplémentaire aux troupes en permettant à la force ennemie d’être complètement autonome. Toute la compagnie B s’était mobilisée pour offrir le plus possible de résistance. S’ils n’ont pu quitter le bunker en haut de la montagne et ont du changer leur plan à la toute dernière seconde, en revanche, en bas, leur plan de tromperie a on ne peu plus fonctionner et les troupes se sont laissées embarquer dans une véritable massacre.

L’exercice aura sans aucun doute était extrêmement bénéfique pour les uns et pour les autres, alors que la montée en puissance s’achève dans moins de deux mois, avec une haute disponibilité opérationnelle effective dès ce 1er juillet prochain pour d’éventuels déploiements en Europe de l’est ou ailleurs.



Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d'exercices ou d'opérations, au plus près de l'action. #OpNANOOK #OpATTENTION #OpHAMLET #OpREASSURANCE #OpUNIFIER #OpIMPACT #OpLENTUS

Les commentaires sont fermés.