Londres dit avoir la preuve que Moscou a stocké un agent neurotoxique

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Des équipes spécialisées examinent, le 8 mars 2018 l’endroit où l’ex-espion russe et sa fille ont été empoisonnés à Salisbury. (Ben Stansall/AFP)

Le ministre des Affaires étrangères du Royaume-Uni a déclaré, dimanche, détenir la preuve que la Russie avait violé le droit international en constituant des réserves d’un agent neurotoxique dans le but probable de commettre des assassinats.

Boris Johnson a affirmé que la piste concernant l’empoisonnement de l’ancien espion russe Sergueï Skripal et de sa fille, Youlia, dans la ville anglaise de Salisbury remontait «inexorablement jusqu’au Kremlin».

Ces commentaires surviennent après qu’un diplomate russe eut laissé entendre que la substance toxique utilisée dans l’attaque contre M. Skripal et sa fille pourrait provenir d’un laboratoire britannique.

M. Johnson a révélé aux reporters que le Royaume-Uni possédait des renseignements selon lesquels l’État russe avait, au cours des 10 dernières années, fait des recherches sur comment se procurer des agents neurotoxiques comme le Novichok, «très probablement dans le but de commettre des assassinats».

Il a ajouté que, contrairement à ce que la Russie avait prétendu, elle avait produit et accumulé des réserves de Novichok.

Boris Johnson a précisé qu’il ferait un portrait de la situation aux ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne lundi avant de rencontrer le secrétaire-général de l’OTAN, Jens Stoltenberg.

Selon M. Johnson, des représentants de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), un organisme établi aux Pays-Bas, arriveront en sol britannique lundi afin de recueillir un échantillon de l’agent neurotoxique employé pour empoisonner les Skripal.

Sergueï Skripal, un ancien dirigeant des services de renseignement russes déclaré coupable dans son pays natal d’avoir espionné pour le compte du Royaume-Uni, et sa fille ont été retrouvés inconscients sur un banc à Salisbury le 4 mars. Ils se trouvent toujours dans un état critique.

Dans la foulée de cette affaire, le Royaume-Uni et la Russie ont expulsé un total de 23 diplomates, coupé les communications de haut niveau et adopté d’autres mesures punitives l’un à l’égard de l’autre.



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