Aventure, expédition et apprentissage pour GUERRIER NORDIQUE 18 (PHOTOS/VIDÉO)

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C’est à Kangiqsujuaq, au nord du 60e parallèle, dans le Nunavik, que s’est tenu durant la semaine de relâche l’exercice hivernal GUERRIER NORDIQUE. À l’occasion d’une visite Exécutrek, 45eNord.ca s’est rendu sur place.

Conduire un entraînement réaliste au nord du 60e parallèle, nécessitant le déploiement du groupe-compagnie d’intervention Arctique (GCIA) afin de confirmer que celui-ci est capable de conduire des opérations dans l’Arctique; tel est le pitch de vente de l’exercice GUERRIER NORDIQUE de cette année.

Pour ce faire, un scénario a été mis en place par les planificateurs de l’exercice. Alors qu’un sommet de la Terre a eu lieu dans la région de Saguenay avec la présence de plusieurs chefs d’États, l’un d’entre-eux manifeste un intérêt pour le grand Nord québécois, et plus particulièrement dans la région du cratère de Pingaluit. Après une reconnaissance menée par le 12e Régiment blindé du Canada, c’est le GCIA qui a pour tâche d’assurer la sécurité du site de la visite.

Après une première reconnaissance menée en avril 2017, puis une deuxième en septembre de la même année, les choses se sont accélérées pour les futurs participants à GUERRIER NORDIQUE en tout début d’année avec une formation à la motoneige, puis avec deux exercices préparatoires. Finalement, c’est donc entre le 5 et le 10 mars 2018 que les réservistes du Groupe-compagnie d’intervention en Arctique se sont déployés à Kangiqsujuaq.

C’est tout près du cratère de Pingaluit que le colonel Richard Garon, commandant du 35e Groupe-brigade du Canada, a expliqué à 45eNord.ca que les objectifs étaient notamment de maintenir les communications dans cet environnement austère, réussir à se projeter et se réapprovisionner, mais aussi exécuter une bonne liaison avec nos yeux et nos oreilles sur place: les Rangers canadiens.

Plusieurs nouvelles technologies auront été utilisées par les Forces armées canadiennes durant l’exercice. Que ce soit une imprimante 3D, des panneaux solaires, une mini-centrale électrique utilisant les énergies renouvelables ou bien encore le système de suivi Track 24, les réservistes n’ont pas manqué d’occasions de se démarquer.

Afin d’augmenter la visibilité et surtout d’expliquer au commun des mortels ce que font nos réservistes aussi loin dans le nord, le Conseil de Liaison des Forces canadiennes a envoyé une douzaine d’hommes et femmes d’affaires à GUERRIER NORDIQUE. Parmi eux, Mylène Paquette, première femme nord-américaine a avoir traversé à la rame l’Océan Atlantique.

«On rencontre les réservistes qui sont super fiers de nous parler ce qu’ils font dans la vie, de pourquoi ils sont réservistes et pourquoi c’était important pour eux de s’engager. Ben c’est le fun en fait. Plus on leur parle et plus on démystifie le militaire», a-t-elle dit lors d’une entrevue avec 45eNord.ca sur place.

Les uns auront appris ce qu’est un militaire et les autres auront appris c’est quoi opérer dans le grand Nord… GUERRIER NORDIQUE résolument éducatif !



Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d'exercices ou d'opérations, au plus près de l'action. #OpNANOOK #OpATTENTION #OpHAMLET #OpREASSURANCE #OpUNIFIER #OpIMPACT #OpLENTUS

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