Et les chances de survie du MV Astérix en zone de combat ?

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Voyage inaugural de l’Astérix de Québec à Halifax 25/12/2017 (Groupe CNW/Chantier Davie Canada Inc.)

Selon une analyse du Royal United Services Institute of Nova Scotia, une association d’envergure nationale qui se consacre à l’étude et à la promotion des questions de défense et de sécurité, le MV Asterix construit par Chantier Davie pour la Marine royale canadienne a plus de chances de survie en zone de combat que ses prédécesseurs immédiats.

Dans l’état actuel de la flotte, ce nouveau navire ravitailleur loué par le gouvernement fédéral de la Federal Fleet pour soutenir la Marine royale du Canada pourrait être amené à servir en zone de combat même s’il n’est pas armé puisque la Marine n’a plus aucun autre navire de soutien.

Le constructeur du navire, Chantier Davie, affirme que le navire peut être utilisé sans problème en zone de combat.

Mais comment le navire ravitailleur pourrait-il être utilisé lors d’un conflit? Est-ce qu’il irait au combat ou devrait rester sur les périmètres extérieurs de la zone de conflit? En quoi le MV Aterix est-il différent des navires de ravitaillement qui l’ont précédé?

Ce sont ces questions auxquelles répond l’analyse du la RUSI.

La meilleure défense de l’Astérix est une escorte (par exemple, une frégate), comme pour tout navire logistique.

Le MV Asterix peut aussi être équipé de capteurs et d’armes (par exemple, d’un système de défense par missile et d’espaces de travail supplémentaires si cela si cela avérait nécessaire. Le navire a aussi des points pour les mitrailleuses lourdes et des ponts renforcés pour les systèmes plus lourds.

L’installation pourrait prendre du temps, ce qui pourrait affecter la vitesse à laquelle le navire peut être déployé, mais il reste que la majorité des missions probables de l’Astérix n’impliquant pas de combat de haute intensité, il est peu probable qu’il ait besoin de beaucoup d’équipement, dit le RUSI.

Le MV Asterix a même a plus de chances de survie en zone de combat que ses prédécesseurs immédiats, affirme l’institut.

Le navire construit par la Davie a un double fond, comme tout navire marchand transportant des quantités importantes de carburant et/ou de munitions, ce qui le rend, somme toute moins vulnérable que ses prédécesseurs.

Par contre, bien que l’Asterix ait des systèmes modernes de contrôle des dommages propres aux navires marchands (lutte contre les incendies et autres), il n’est pas compartimentée comme un navire de guerre et n’a pas les même capacités de défense chimico-biologique-radiologique-nucléaire.

La Marine royale du Canada (RCN) aura donc encore besoin malgré tout des ravitailleurs de la classe Protecteur puisqu’ils seront encore plus aptes à opérer dans des zones dangereuses que l’Asterix en bout de ligne, mais, d’ici là, l’Astérix est fort capable de déploiement en zone de combat, assure l’institut.

L’Astérix ne serait d’ailleurs pas le premier navire marchand à être ainsi déployé en zone de combat, fait aussi observer le RUSI. On n’a qu’à penser à l’US Military Sealift Command. Les Américains subventionnent la construction de navires marchands battant pavillon des États-Unis par des entreprises américaines avec des contrats prévoyants qu’ils peuvent déployés en temps de guerre ou de conflit.

Le Royal United Services Institute de la Nouvelle-Écosse (RUSI) est une association de membres retraités et en service des Forces armées canadiennes et de la Gendarmerie royale du Canada, ainsi que des personnes intéressées à l’avancement de la connaissance en matière de défense et de sécurité au Canada. L’association, qui s’adresse tant au gouvernement qu’au public, public, se voue à l’éducation et à la sensibilisation à l’importance de nos services militaires, de nos policiers et de nos forces de sécurité.



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