Les femmes dans les Forces armées canadiennes: un parcours long, difficile, mais glorieux

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Chaque année au Canada et dans le monde entier, est célébrée le 8 mars la Journée internationale des femmes née au tournant du XXe siècle dans le sillage des mouvements ouvriers d’Amérique du Nord et d’Europe et témoin d’un mouvement grandissant pour la participation à parts égales des femmes à la société.

Les Nations Unies ont proclamé 1975 «Année internationale de la femme» et ont commencé à célébrer la JIF le 8 mars, adoptant par la suite une résolution désignant le 8 mars «Journée internationale des femmes».

Au Canada, où les Forces armées canadiennes font une large place aux femmes qui peuvent servir dans tous les métiers, y compris les métiers de combat, le ministre de la Défense nationale, Harjit Sajjan, et le ministre des Anciens Combattants, Seamus O’Regan, ont fait une déclaration conjointe à l’occasion de la Journée internationale des femmes.

«Aujourd’hui, à l’occasion de la Journée internationale des femmes, nous rendons hommage et célébrons les contributions exceptionnelles des femmes au Canada, et nous examinons les prochaines étapes à franchir pour faire progresser l’égalité des genres au Canada, et partout au monde.

«Nos femmes et nos hommes en uniforme mènent par l’exemple. Les Forces armées canadiennes (FAC) sont fières d’être une force militaire qui reconnaît l’importance de la diversité dans la réussite globale des missions, et le Canada est fier d’être l’une des premières nations à permettre aux femmes de servir dans tous les groupes professionnels militaires.

«Aujourd’hui, les femmes jouent un rôle égal aux hommes et occupent des postes de dirigeantes dans les opérations militaires. Elles jouent également un rôle déterminant dans leur réussite. Nos femmes en uniforme sont des modèles non seulement pour les générations futures ici au Canada, mais aussi pour les pays dans lesquels elles servent.

«Nous sommes reconnaissants envers nos femmes en uniforme, et nous nous engageons à cultiver un milieu inclusif des genres où tout le monde est accueilli, soutenu et respecté. Nous continuerons de travailler à accroître la représentation des genres dans tous les corps de métier et tous les grades.

«Tout au long de notre histoire, les Canadiennes ont rendu notre pays et nos forces armées plus forts grâce à la leur service dans les FAC et dans la fonction publique. Nous nous souvenons de ces femmes qui, à leur époque, étaient les premières ou les seules, et nous sommes inspirés par leur héritage alors que nous travaillons à faire progresser l’égalité entre les genres.

«Nous pouvons toujours faire mieux, et nous le ferons. Nous invitons tous les Canadiennes et les Canadiens à se joindre à nous pour renforcer l’autonomie des femmes et des filles dans nos collectivités, non seulement en cette Journée internationale des femmes, mais tous les jours de l’année.»

Des premières femmes qui servaient comme infirmières dans les Forces armées canadiennes à, aujourd’hui, des femmes comme la lieutenant-général Christine Whitecross, première femme promue à ce grade et la première à commander le Commandement du personnel militaire, ou la brigadier-général Lise Bourgon, première femme à commander une force opérationnelle interarmées outremer, soit la la FOI Irak durant l’opération IMPACT, le chemin parcouru est immense.

En prenant connaissance des dates importantes qui jalonnent l’histoire des femmes dans les Forces armées canadiennes, histoire qui commence en 1885 pendant la Rébellion du Nord-Ouest alors que les femmes servent en qualité d’infirmières pour la première fois dans l’histoire militaire du Canada, bien qu’elles demeurent des civiles, et se termine avec, aujourd’hui, la multiplication de femmes à des postes clés de l’institution, avec les grades d’adjudants-maîtres, colonels ou officiers généraux, on mesure mieux le parcours long, difficile, mais glorieux qui a mené ces femmes à jouer un rôle déterminant.

Le Canada a participé à de nombreux conflits depuis les débuts de son histoire coloniale, et les femmes ont contribué à la riche histoire et au patrimoine militaires de notre nation de diverses façons au fil des ans. Elles ont servi activement leur pays, comme infirmières ou en fabriquant des munitions durant les deux guerres mondiales et à des rôles de plus en plus importants avec le temps.

Aujourd’hui, on trouve des femmes dans tous les groupes professionnels et rôles militaires au sein des Forces armées canadiennes (FAC), même au combat. Elles sont représentées parmi les recrues jusqu’au grade d’adjudant-chef/premier maître, et de l’élève-officier jusqu’au lieutenant-général, à la grandeur de l’institution.

La présente fiche d’information dresse une liste non exhaustive de dates historiques, de contributions et de réalisations liées aux militaires canadiennes.

1885

C’est pendant la Rébellion du Nord-Ouest que les femmes servent en qualité d’infirmières pour la première fois dans l’histoire militaire du Canada, bien qu’elles demeurent des civiles.

1898-1902

Des infirmières viennent en aide à la Troupe de campagne du Yukon en 1898.

Après la mise sur pied du Corps médical de l’Armée canadienne en juin 1899, le Service infirmier de l’Armée canadienne voit le jour en 1901. Il envoie quatre infirmières en soutien au millier de volontaires canadiens qui s’embarquent pour l’Afrique du Sud durant la guerre des Boers. Les infirmières reçoivent le grade, la solde et les indemnités d’un lieutenant de l’Armée. À la fin du conflit, le 31 mai 1902, huit infirmières militaires canadiennes et plus de 7 000 soldats canadiens servent volontairement en Afrique du Sud.

Au XXe siècle, l’Armée restreint la participation directe des femmes à des postes de combat pour plusieurs raisons, notamment la distance qui sépare le Canada des théâtres d’opérations et l’opinion que l’on se fait des capacités limitées des femmes. Néanmoins, durant la Première comme la Seconde Guerre mondiale, des femmes s’organisent pour défende leur pays; elles portent un uniforme et s’exercent au tir à la carabine et au drill.

1914-1918

Plus de 2 800 infirmières servent au sein du Corps de santé royal canadien pendant la Première Guerre mondiale. La majorité d’entre elles travaillent outre-mer dans des hôpitaux, à bord de bâtiments hospitaliers, dans plusieurs théâtres de guerre ainsi que dans des zones de combat, au sein d’unités d’ambulance de campagne.

C’est également durant cette guerre que naissent les premiers groupes paramilitaires féminins. Pour la première fois, des femmes peuvent servir dans d’autres fonctions que comme infirmières. Les membres de ces groupes revêtent des uniformes de style militaire et s’exercent au maniement des armes légères, au drill et à l’entretien des véhicules au cas où leurs services seraient requis au sein des unités territoriales.

1939-1945

La bureaucratie, exacerbée en temps de guerre, permet aux femmes d’être reconnues officiellement comme membres des Forces armées à d’autres postes que ceux d’infirmières. En effet, beaucoup d’entre elles occupent des postes de sténographes, de standardistes ou de secrétaires, notamment.

Environ 5 000 infirmières servent dans le Corps médical de l’Armée, de l’Aviation et de la Marine au cours de la Deuxième Guerre mondiale. Elles sont affectées outre-mer, où elles travaillent dans des hôpitaux, des postes d’évacuation sanitaire près des zones de combat, des hôpitaux de campagne mobiles et de nombreux théâtres de guerre. Cependant, elles demeurent exclues des navires de guerre, des avions de combat et des unités des armes de combat.

À partir de 1941, le gouvernement du Canada recrute des volontaires prêtes à servir à temps plein dans les divisions féminines des trois armées : Corps féminin de l’Aviation royale du Canada, Service féminin de l’Armée canadienne et Service féminin de la Marine royale du Canada. Les trois divisions recrutent quelque 50 000 Canadiennes. L’éventail des fonctions confiées aux femmes s’élargit durant la Seconde Guerre mondiale, passant des métiers qui leur étaient traditionnellement réservés (commis, cuisinière, conductrice et téléphoniste) à de nouveaux rôles (mécanicienne, arrimeuse de parachutes, conductrice d’équipement lourd).

1941

Les deux premiers services féminins sont créés en soutien à l’Aviation et à l’Armée en 1941.

Si les membres du Corps féminin de l’Aviation royale du Canada sont au départ formées pour jouer des rôles administratifs ou des rôles de soutien, on finit par en embaucher comme arrimeuses de parachutes, adjointes de laboratoire, électriciennes ou mécaniciennes. Le Service féminin de l’Armée canadienne s’engage dans la même voie : ses membres sont d’abord cuisinières, infirmières et couturières, mais plus tard on en voit comme conductrices et mécaniciennes.

1942

Le troisième service féminin, le Service féminin de la Marine royale du Canada, est créé en 1942.

Durant la Seconde Guerre mondiale, on confie aux femmes des rôles importants, soit le décryptage et l’espionnage. Le gouvernement du Canada recrute des membres du Service féminin de la Marine royale du Canada et du Service féminin de l’Armée canadienne, notamment, pour tenter de décrypter des messages codés.

1942

Mary Greyeyes, de la réserve indienne Muskeg Lake en Saskatchewan, devient la première femme autochtone à s’enrôler dans l’Armée canadienne.

1950-1953

Après une réduction importante de l’effectif à l’issue de la Seconde Guerre mondiale, la Marine royale du Canada, l’Armée canadienne et l’Aviation royale du Canada permettent de nouveau aux femmes de s’enrôler au début des années 1950, lorsque le Canada s’engage dans la guerre de Corée. Leur participation est toutefois limitée aux rôles traditionnels dans les domaines de la médecine, des communications, de la logistique et de l’administration. En 1955, plus de 5 000 femmes sont déjà venues grossir les rangs.

1965

L’Armée canadienne continue d’employer des femmes, mais le nombre de membres des trois services féminins est plafonné à 1 500, soit environ 1,5 % de l’effectif total des FAC en 1965.

1970

Dans le cadre de son mandat, qui consiste à donner au gouvernement du Canada des conseils pour améliorer l’égalité des chances offertes aux Canadiennes, la Commission royale d’enquête sur la situation de la femme fait six recommandations visant tout particulièrement les FAC :

normaliser les critères d’enrôlement;
verser des prestations de retraite égales aux hommes et aux femmes;
permettre aux femmes de fréquenter les collèges militaires canadiens;
permettre aux femmes d’occuper tous les métiers et d’accéder à toutes les classifications d’officiers;
retirer les règlements interdisant l’enrôlement des femmes mariées et exigeant la libération des femmes militaires à la naissance d’un enfant.

1978

Le caporal Gail Toupin devient la première femme membre des SkyHawks, équipe de démonstration de sauts en parachute de l’Armée de terre.

1979-1985

Les FAC procèdent à des essais dans le cadre du Programme d’emploi expérimental de femmes militaires dans des éléments et des rôles nouveaux (SWINTER).

1979

Les collèges militaires canadiens ouvrent leurs portes aux femmes.

1981

Le capitaine Dee Brasseur, le capitaine Leah Mosher et le capitaine Nora Bottomley deviennent les trois premières femmes pilotes de la Force aérienne, cette classification ayant été ouverte aux femmes l’année précédente.

Le sous-lieutenant Inge Plug devient la première femme pilote d’hélicoptère.

Le lieutenant Karen McCrimmon devient la première navigatrice aérienne.

1982

Le Canada adopte la Charte canadienne des droits et libertés, qui interdit toute discrimination fondée sur la race, l’origine nationale ou ethnique, la couleur, la religion, le sexe, l’âge ou les déficiences mentales et physiques.

1987

Le brigadier-général Sheila A. Hellstrom devient la première à obtenir ce grade.

Les FAC lancent des essais dans le cadre du Programme d’emploi des femmes dans des postes liés au combat (EFPLC) dans des unités de l’Armée et des navires de la Marine spécialement choisis. La Force aérienne annonce pour sa part que, sans autre essai, elle ouvre aux femmes tous ses secteurs d’emploi, y compris celui des pilotes de chasse.

1986-1988

À la suite d’une plainte pour discrimination, le Tribunal canadien des droits de la personne ordonne aux FAC :

de poursuivre les essais dans le cadre du Programme d’EFPLC en visant l’intégration complète des femmes dans tous les groupes professionnels militaires;
d’intégrer pleinement les femmes à tous les aspects de la Force régulière et de la Réserve (à l’exception des sous-marins);
de supprimer toutes les restrictions d’emploi et d’appliquer de nouvelles normes de sélection du personnel aux groupes professionnels militaires;
d’élaborer un plan dans l’intention d’arriver, de façon durable, constante et systématique, à l’intégration totale des femmes dans les dix ans.
1988

Les premières artilleuses de la force régulière terminent leur instruction de qualification du niveau 3. Les FAC les affectent au 5e Régiment d’artillerie légère (5 RALC), à Valcartier (Québec), dans le cadre des essais du Programme d’EFPLC.

Le soldat Shannon Wills se voit attribuer la Médaille de la reine pour ses exploits comme tireur d’élite de la Force de réserve au Polygone de Connaught, à Ottawa.

1989

Le soldat Heather R. Erxleben est la première Canadienne à occuper un poste de soldat d’infanterie au sein de la Force régulière.

Le major Dee Brasser et le capitaine Jane Foster deviennent les premières femmes pilotes au monde à se qualifier pour piloter des chasseurs CF-18 Hornet.

1990

Le ministre de la Défense nationale crée le Comité consultatif du ministre sur les femmes dans les Forces canadiennes, dont le mandat est de surveiller l’évolution de l’intégration des femmes et l’équité en matière d’emploi dans les FAC.

1991

Le NCSM Nipigon est le premier navire de guerre canadien à participer aux exercices de la Force navale permanente de l’Atlantique de l’OTAN avec à son bord un équipage mixte.

Le lieutenant Anne Reiffenstein, le lieutenant Holly Brown et le capitaine Linda Shrum, premiers officiers de sexe féminin à se joindre aux armes de combat, servent dans l’artillerie.

1992

Le caporal Marlene Shillingford devient la première femme membre des Snowbirds; elle occupe le poste de technicienne pour l’équipe de démonstration d’acrobatie aérienne de la Force aérienne.

1993

Le Lieutenant de vaisseau Leanne Crowe est la première femme à se qualifier comme officier plongeur-démineur; elle deviendra par la suite la première femme à commander l’Unité de plongée expérimentale.

1994

Le major-général Wendy Clay est la première femme promue à ce grade.

1995

L’adjudant-chef Linda Smith, affectée à la 17e Escadre Winnipeg, devient la première femme nommée adjudant-chef d’escadre.

1996

Le capitaine de corvette Wafa Dubbagh devient la première membre des FAC à porter le hijab.

1997

Le colonel Marcia Quinn prend le commandement du 41e Groupe-brigade du Canada.

Le colonel Patricia Samson devient la première femme Grand prévôt des Forces canadiennes.

Le capitaine Eva Martinez devient la première Canadienne à servir comme observatrice militaire des Nations Unies, dans le cadre de l’opération VISION.

1998

Le lieutenant-colonel Karen McCrimmon devient la première femme à commander un escadron de la Force aérienne, soit le 429e Escadron de transport, à Trenton (Ontario).

Le premier maître de 2e classe Holly Kisbee devient la première femme à occuper le poste de chef de combat à bord d’un gros bâtiment de guerre.

2000

Le major Micky Colton est la première femme pilote à accumuler 5 000 heures de vol à bord d’un aéronef Hercules.

Le lieutenant Ruth-Ann Shamuhn devient la première plongeuse de combat.

2001

Le Chef d’état-major de la Défense annonce que les femmes pourront désormais servir dans les sous-marins.

Le capitaine Maryse Carmichael est la première femme pilote des Snowbird, l’équipe de démonstration d’acrobatie aérienne de la force aérienne.

2002

À titre d’adjudant-chef auprès du sous-ministre adjoint (Ressources humaines – Militaires), l’adjudant-chef Camille Tkacz est la première femme affectée à un poste de chef de commandement.

2003

Le major Anne Reiffenstein est la première femme à commander une sous-unité d’artillerie.

Le capitaine de corvette Malta Mulkins est la première femme à commander un navire de guerre canadien, le NCSM Kingston.

Le major Jennie Carignan devient la première femme à occuper le poste de commandant adjoint d’une unité des armes de combat, soit le 5e Régiment du génie de combat (5 RGC).

Le matelot de 1re classe Hayley John et le matelot de 1re classe Marketa Semik sont les premières femmes à occuper le poste de plongeur-démineur chez les militaires du rang.

Le matelot-chef Colleen Beattie est la première femme à se qualifier à titre de sous-marinier, suivie peu après du matelot-chef Carey Ann Stewart.

La première et unique équipe féminine des Forces canadiennes termine la marche de Nimègue, en Hollande, transportant la même charge que les équipes masculines. Elle est composée du lieutenant Debbie Scott (chef d’équipe), du capitaine Lucie Mauger (adjointe), du lieutenant Jody Weathered, du caporal Elizabeth Mutch, de l’adjudant Nathalie Mercer, de l’adjudant Jackie Revell, du caporal-chef Denise Robert, du caporal Melissa Cedilot, du caporal Danette Frasz, du lieutenant-colonel Teresa McNutt, du lieutenant Donna Rogers et du caporal Anne MacDonald.

2004

Le premier maître de 1re classe Jan Davis devient la première femme capitaine d’armes d’un grand navire de guerre, le NCSM Regina.

2006

Le brigadier-général Christine Whitecross devient la première femme à commander la Force opérationnelle interarmées (Nord).

Le capitaine Nicola Goddard, membre du 1er Régiment, Royal Canadien Horse Artillery, est la première femme tuée au combat, en Afghanistan.

2007

Le lieutenant-colonel Tammy Harris devient la première femme commandant d’escadre à la 9e Escadre Gander.

Le commodore Jennifer Bennett est la première femme nommée commandant de la Réserve navale et, par le fait même, la première femme à commander une formation.

2008

Le vice-amiral Drew Robertson devient le premier champion de la Défense pour les femmes.

2009

Le commandant Josée Kurtz devient la première femme à commander un gros bâtiment de guerre, le NCSM Halifax.

2010

Le lieutenant-colonel Susan Wigg devient la première femme à occuper le poste de directrice des élèves-officiers au Collège militaire royal. En 1980, elle avait été une des premières femmes inscrites au Collège.

Le lieutenant-colonel Maryse Carmichael devient la première femme à commander les Snowbirds.

2011

Le vice-amiral Jennifer Bennett devient la première femme promue à ce grade dans la Marine royale canadienne et la première à occuper le poste de Chef – Réserves et cadets, plus haut poste au sein de la Force de réserve des FAC.

2012

Le capitaine de frégate Michelaine Lahaie devient la première femme à commander l’École de leadership et de recrues des Forces canadiennes.

Le capitaine Ashley Collette est la première femme à recevoir la Médaille de la vaillance militaire pour « sa ténacité sous le tir ennemi et ses exploits au combat » à titre de commandant de peloton à Nakhonay, dans la province de Kandahar en Afghanistan, de mai à décembre 2010.

Le colonel Tammy Harris devient la première femme à commander la BFC Borden.

2013

Le vice-amiral Jennifer Bennett devient la première championne de la Défense pour les femmes.

Le colonel Jennie Carignan devient la première femme à commander le Collège militaire royal de Saint-Jean.

L’adjudant-chef France Dupuis devient la première femme adjudant-chef au Collège militaire royal de Saint-Jean.

2015

Le lieutenant-général Christine Whitecross devient la première femme promue à ce grade et la première à commander le Commandement du personnel militaire.

Le brigadier-général Lise Bourgon devient la première femme à commander une force opérationnelle interarmées outremer : elle commande la FOI Irak durant l’opération IMPACT.

2016

Le brigadier-général Jennie Carignan devient la première femme à être nommée général dans les armes de combat des FAC.

Le lieutenant-général Chris Whitecross devient la première femme à commander le Collège de défense de l’OTAN, à Rome.

L’adjudant-chef Colleen Halpin devient la première femme adjudant-chef du Groupe du Vice-chef d’état-major de la Défense.

2017

Le major-général Tammy Harris devient la première femme à occuper le poste de commandant-adjoint d’un commandement d’armée (l’Aviation royale canadienne).

Le commodore Geneviève Bernatchez devient la première femme juge-avocat général dans les FAC.

L’adjudant-chef Veronica Gibson est nommé adjudant-chef de formation du Groupe de soutien en matériel au sein du commandement des opérations interarmées du Canada.

Les FAC atteignent un nombre record de femmes à des postes d’officier général, soit douze : un lieutenant-général, deux majors-généraux/contre-amiraux et neuf brigadiers-généraux/commodores. On en compte quatre dans la Marine royale canadienne, quatre dans l’Armée canadienne et une dans l’Aviation royale canadienne.

Quatre femmes adjudants-chefs/premiers maîtres de 1re classe occupent des postes de cadres supérieurs.

Les femmes comptent pour 10,2 % de l’effectif du Commandement des opérations spéciales (COMFOSCAN).

2018

L’adjudant-maître Renee Hansen devient la première femme à occuper le poste d’adjudant de la Station des Forces canadiennes Alert (Nunavut).

(Source: MDN)

Cette journée a aussi une saveur toute particulière pour les militaires de la 2e Division du Canada alors qu’on apprenait récemment l’arrivée à la tête de la 2e Divivison du Canada de la brigadier-général Jenny Carignan qui remplacera le brigadier-général Gosselin, promu au rang de major-général et nommé chef de programme au Quartier général de la Défense nationale à Ottawa.

Parmi les premières femmes à s’être intégrée au groupe professionnel des sapeurs de combat après que tous les groupes professionnels militaires ont été ouverts aux femmes en 1989, exception faite du service à bord des sous-marins (qui a été ouvert aux femmes en 2000), la brigadier-général Carignan, la femme officier la plus haut gradée de l’Armée dans les armes de combat, devient la première femme à commander la 2e Division où elle sera secondée par une autre femme, le brigadier-général Josée Robidoux, devenue l’an dernier commandant adjoint de la 2e Division du Canada et de la Force opérationnelle interarmées (Est).

Le temps n’est peut-être pas loin où on aura une femme chef d’état-major de la Défense.



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