L’opposition conservatrice questionne la décision d’envoyer 200 Casques bleus au Mali

0
Le porte-parole conservateur en matière de Défense, James Bezan. (Archives/Adrian Wyld/La Presse canadienne)

Le porte-parole conservateur en matière de Défense, James Bezan, critique vertement le gouvernement Trudeau de sa – non officielle encore – décision d’envoyer des troupes canadiennes en Afrique de l’Ouest, et plus précisément dans un des pays les plus dangereux: le Mali.

Selon une source gouvernementale, le Canada a officiellement « notifié » ce vendredi aux Nations unies son « intérêt » à participer à la mission de maintien de la paix au Mali (la MINUSMA), et enverra des troupes et des hélicoptères dans ce pays d’ici l’automne.

Une annonce officielle doit avoir lieu dans les prochains jours.

Mais déjà l’opposition se met en marche et les Conservateurs disent aujourd’hui s’interroger sur cette décision du gouvernement de Justin Trudeau.

«Pourquoi cela leur a-t-il pris autant de temps pour faire cette annonce et est-ce dans l’intérêt national du Canada ou est-ce dans l’intérêt des libéraux?»

La mission promet déjà d’être difficile tant le contexte sur le terrain est délicat et trouble.

L’ONU a demandé à plusieurs reprises au Canada de l’aide au Mali, qui a en effet la particularité d’être l’opération de maintien de la paix la plus meurtrière qui soit.

À la fin de février, 162 soldats de la paix avaient été tués au Mali depuis la création de la mission en 2013, ce qui en fait actuellement la mission de maintien de la paix de l’ONU la plus dangereuse dans le monde.

«Nous savons que c’est incroyablement dangereux», a déclaré Bezan. «Nous soutenons nos troupes et savons qu’elles sont tout à fait capables de le faire, mais nous hésitons à mettre nos troupes en danger sous le commandement de l’ONU.»

Rappelons cependant que le Canada a signé les Accords de Kigali, principes fondamentaux d’une refonte de la façon de faire des Casques Bleus. Selon ces accords, tout commandant sur le terrain aura une grande latitude pour décider d’intervenir ou non en cas de violations des Droits de la personne.

Même si les soldats canadiens seront donc sous mandat onusien, ils ne devraient pas rester impuissants comme cela a pu être le cas par le passé dans d’autres missions des Nations Unies.



Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d'exercices ou d'opérations, au plus près de l'action. #OpNANOOK #OpATTENTION #OpHAMLET #OpREASSURANCE #OpUNIFIER #OpIMPACT #OpLENTUS

Les commentaires sont fermés.