Tuerie à la mosquée de Québec: série de requêtes préliminaires avant le procès de Bissonnette

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Alexandre Bissonnette.

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Mise à jour à 10h15

L’accusé de l’attentat à la mosquée de Québec, Alexandre Bissonnette, a plaidé non-coupable ce matin au palais de justice de Québec. Son procès doit commencer la semaine prochaine.
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Une étape importante avant le procès d’Alexandre Bissonnette, accusé d’avoir abattu six musulmans en prière à la mosquée de Québec le 29 janvier 2017, devrait commencer ce lundi 26 mars, rapporte La Presse Canadienne aujourd’hui.

Ses avocats doivent présenter une série de requêtes préliminaires, c’est-à-dire avant le début officiel du procès qui devrait durer deux mois et qui doit débuter au cours de la première semaine d’avril avec la sélection du jury. Les avocats de l’accusé prévoient trois jours pour présenter toutes leurs requêtes à un juge au palais de justice de Québec.

Le résultat de ces requêtes peut avoir un impact sur le déroulement du procès, et possiblement sur la preuve qui sera offerte.

Alexandre Bissonnette, âgé de 28 ans, fait face à 12 chefs d’accusation: six chefs de meurtre au premier degré et six chefs de tentative de meurtre avec usage d’une arme à autorisation restreinte, mais il a été déterminé l’automne dernier qu’aucune accusation de terrorisme ne sera portée: «La preuve a été rigoureusement analysée et les accusations portées sont le fruit et de la preuve et de l’état actuel du droit au Canada», avait alors expliqué sommairement Me Thomas Jacques qui occupe pour la Couronne et qui a bien précisé que l’acte d’accusation était complet.

Alors que les plaies ne sont pas refermées et ne se refermeront peut-être jamais, le souhait le plus cher de la communauté musulmane était que la société québécoise reconnaisse que cet assassinat de six fidèles musulmans était bel et bien un acte de terrorisme.

La décision de ne pas porter d’accusations de terrorisme avait été accueillie avec incompréhension et indignation par la communauté musulmane de Québec, encore sous le choc, même après tout ce temps, d’autant plus que circulaient et circulent encore à Québec les théories les plus fantaisistes (déception amoureuse ou autre légendes urbaines) pour expliquer l’acte de Bissonnette sans avoir à reconnaître qu’il s’agissait bien d’une attaque contre la communauté musulmane, même si le tueur, très actif sur les réseaux sociaux, n’avait jamais caché sa haine des musulmans.



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