Engin explosif à Minbej en Syrie: le soldat américain tué appartenait à la Delta Force

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Le sergent-maître Jonathan J. Dunbar, 36 ans, d’Austin, au Texas. (U.S. Army)

Le Pentagone a dévoilé l’identité du soldat américain tué en Syrie dans l’explosion jeudi 29 mars d’un engin artisanal à Minbej, dans le nord du pays.

Il s’agit du sergent-maître Jonathan J. Dunbar, 36 ans, d’Austin, au Texas, est mort le lendemain, vendredi 30 mars, selon un communiqué de presse du Département américain de la Défense.

Membres de l’unité secrète des opérations spéciales de l’Armée connue sous le nom de Delta Force, Dunbar relevait au quartier général du commandement des opérations spéciales de l’armée américaine à Fort Bragg, en Caroline du Nord.

Il a rejoint l’armée en tant que fantassin en mai 2005. Après une formation à Fort Benning, sa première mission fut avec la compagnie Charlie, 1er bataillon du 325th Airborne Infantry Regiment à Fort Bragg. Il a servi comme mitrailleur, chef d’équipe de pompiers et chef d’escouade. En 2009, il a déménagé à la compagnie Charlie, 2e bataillon, 38e Régiment de cavalerie (surveillance à longue portée) à Fort Hood, au Texas, et a servi pendant quatre ans en tant que chef d’escouade. Alors qu’il était affecté à Fort Bragg et à Fort Hood, il a été déployé en Afghanistan et en Irak, selon la biographie fournie par le commandement des opérations spéciales de l’armée.

En 2013, Dunbar a été affecté au commandement des opérations spéciales et il a été déployé trois fois à l’appui des opérations en Irak et en Afghanistan, selon sa biographie.

Ses décorations comprennent trois Bronze Stars.

L’autre militaire tué dans l’explosion est le sergent britannique Matt Tonroe. C’est la première mort de combat d’un soldat britannique dans lea lutte contre l’EI. L’homme de 33 ans s’est enrôlé dans l’armée britannique en 2004 et a été déployé de nombreuses fois en Afghanistan et au Moyen-Orient, selon un communiqué du ministère de la Défense. Il a servi dans le 3e régiment d’élite du régiment britannique de parachutistes.

Cinq autres membres de la coalition de l’État anti-islamique dirigée par les États-Unis ont également été blessés dans l’explosion et ont été évacués pour être soignés.

L’incident fait toujours l’objet d’une enquête.

Ce sont les premiers décès de soldats de la coalition en 2018, alors que le président Donald Trump a déclaré le 30 mars envisager un retrait des troupes américaines de Syrie, où les alliés américains – la Turquie et une milice kurde – se battent entre eux et où les Kurdes soutenus par les États-Unis sont dans une impasse avec le gouvernement syrien et ses soutiens russes et iraniens dans la guerre civile qui entame sa huitième année. sept ans du pays.



Ancien fief djihadiste et carrefour clé ayant longtemps permis le transit d’hommes, armes et argent entre la Turquie et les zones sous contrôle djihadiste en Syrie, Minbej a été reprise en 2016 par les Forces démocratiques syriennes (FDS), dominées par la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG) et soutenues par la coalition internationale.

Cette cité de la province d’Alep (nord), située à une trentaine de kilomètres de la frontière turque, risque de devenir la prochaine grande poudrière du conflit syrien.

Les Kurdes syriens sont depuis janvier la cible d’une offensive turque dans le nord de la Syrie. Après la prise d’Afrine, la Turquie menace d’étendre son offensive, notamment vers Minbej.

La coalition intervient en Syrie aux côtés des FDS, très actives dans la reconquête des territoires occupés par l’EI, notamment l’ancienne capitale autoproclamée des jihadistes à Raqa.

Mais les YPG sont considérés par Ankara comme liés au Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK), classé comme une organisation terroriste par la Turquie et ses alliés occidentaux.

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