FLINTLOCK 18: les forces spéciales canadiennes toujours là pour épauler leurs partenaires (PHOTOS)

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Ils sont une vingtaine de membres du Régiment des opérations spéciales du Canada à conclure leur participation à l’exercice annuel FLINTLOCK, en Afrique.

Flintlock est le plus grand exercice annuel des forces spéciales organisé par le US Africa Command.

Les nations participantes de cette année sont le Burkina Faso, le Cameroun, le Tchad, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Nigeria, le Sénégal, l’Autriche, la Belgique, le Canada, le Danemark, l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas, la Norvège, le Royaume-Uni et les États-Unis.

L’exercice a débuté le 1er avril (non ce n’est pas une blague) et se conclu ce vendredi 20. Il implique pas moins de 1500 militaires et se déroule au Niger, au Burkina Faso et au Sénégal. Les militaires canadiens se trouvent eux, au Niger.

La capitaine Sally-Ann Cyr, du Régiment des opérations spéciales du Canada, a expliqué à 45eNord.ca que la vingtaine de membres sur place permettent aux forces armées locales de renforcer leurs capacités en matière de contre-terrorisme.

Le Niger, tout comme le Nigeria, le Tchad et le Cameroun, font face à des attaques régulières de groupes extrémistes et terroristes comme Boko Haram. Quatre soldats américains des forces spéciales et quatre autres soldats nigériens ont été tués en octobre dernier, alors que leur patrouille conjointe est tombée «dans une embuscade tendue par des éléments terroristes à bord d’une dizaine de véhicules et une vingtaine de motos» dans le sud-ouest du Niger, près de la frontière avec le Mali.

Les membres du ROSC dispensent dans le cadre de FLINTLOCK une formation sur le droit des conflits armés, l’éthique, l’adresse au tir, les opérations montées et débarquées, les évacuations médicales et de blessés et la navigation. La formation se concentre sur les compétences de base ainsi que la coopération et la coordination interinstitutions, précise encore la capitaine Cyr.

Bien que l’ensemble des membres des forces spéciales canadiennes et donc du Régiment d’opérations spéciales du Canada sont à la pointe de l’entraînement dans l’ensemble du spectre des opérations, la sélection des membres pouvant prendre part à Flintlock, tient aussi compte de la diversité: minorités et genres évidemment. Les défis sont uniques auxquels font face les forces locales, tant au niveau des enfants soldats, que des civils et notamment des femmes et des filles en danger.

Dans le même temps, des membres de l’Armée canadienne, et plus précisément de la 2e Division du Canada, continuent leur rôle d’aide et d’instruction aux forces armées nigériennes, dans le cadre de l’Opération NABERIUS.

Une vingtaine d’instructeurs se déploient deux fois par année durant plusieurs semaines pour enseigner des compétences d’armée fondamentales, comme les compétences individuelles, l’adresse au tir, les premiers soins au combat, les patrouilles et les procédures relatives aux points de contrôle.

Le Canada est donc résolument ancré dans la région, et le sera encore plus dès cet été avec l’arrivée d’une force opérationnelle aérienne sous mandat onusien au Mali.

Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d'exercices ou d'opérations, au plus près de l'action. #OpNANOOK #OpATTENTION #OpHAMLET #OpREASSURANCE #OpUNIFIER #OpIMPACT #OpLENTUS

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