Frappes en Syrie: Mattis voulait le feu vert du Congrès

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Le président américain Donald Trump et son secrétaire de la Défense James Mattis lors d’une conférence de presse à la Maison Blanche le 23 mars 2018. (Archives/Nicolas Kam/AFP)

Le secrétaire américain de la Défense, Jim Mattis, aurait préféré obtenir le feu vert du Congrès américain avant de lancer des frappes en Syrie la semaine dernière, mais le président Donald Trump n’a pas tenu compte de son avis, a rapporté mercredi le New York Times.

M. Mattis, qui est un général des Marines à la retraite, a néanmoins réussi à limiter les frappes à trois cibles qui étaient supposées abriter des fabriques et des stocks d’armes chimiques mais qui ne risquaient pas de mettre le vie de soldats russes en danger, précise le quotidien américain, citant des sources militaires et de l’administration Trump non identifiées.

Signe des divergences entre M. Trump et son secrétaire de la Défense, en annonçant les frappes vendredi soir, le président américain a affirmé que les États-Unis étaient «prêts à maintenir cette réponse jusqu’à ce que le régime syrien arrête d’utiliser des agents chimiques interdits».

Mais de fait, les frappes ont duré moins de deux minutes et M. Mattis a souligné dès vendredi soir qu’il n’y en avait pas d’autres prévues pour l’instant.

Une porte-parole du Pentagone, Dana White, a démenti les informations du New York Times, qu’elle a qualifiées «d’erreur criante».

Ce n’est pas la première fois que les opinions de MM. Mattis et Trump divergent, mais le chef du Pentagone paraît avoir réussi à conserver une relation privilégiée avec le président américain, même lorsqu’il n’est pas d’accord avec lui.

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