À Ottawa le Secrétaire général de l’OTAN loue le Canada pour ses nouveaux efforts et sa contribution

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Le Secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, à Ottawa, le 4 avril 2018. (OTAN)

En visite à Ottawa ce 4 avril 2018, le Secrétaire général de l’Organisation du Traité de l’Atlantique-Nord (OTAN), Jens Stoltenberg, a fait l’éloge du Canada dans ses récentes annonces d’augmenter notamment le nombre de ses effectifs militaires et ses contributions à l’Alliance, tout en ajoutant espérer encore plus.

Soulignant que sa visite au Canada, pays fondateur de l’OTAN, intervenait exactement 69 ans après la fondation de l’Alliance, Jens Stoltenberg a remercié la contribution du Canada «au lien transatlantique et à la sécurité internationale qui demeure essentielle», selon lui.

Le Secrétaire général de l’OTAN a salué la décision du Canada de rejoindre le programme AWACS. L’OTAN utilise ces avions de surveillance dans le cadre de missions depuis plus de trente ans. Et ils sont de nos jours utilisés pour soutenir la Coalition mondiale pour vaincre le groupe armé État islamique.

Lors d’un point de presse avec le Premier ministre Justin Trudeau, Jens Stoltenberg a noté que le Canada apporte également d’importantes contributions aux partenaires de l’OTAN:
• le soutien à l’Ukraine, notamment via les formateurs qui aident l’armée ukrainienne
• une contribution financière importante au Fonds fiduciaire de l’armée nationale afghane
• les formateurs en Irak qui aident les forces irakiennes à mieux lutter contre le terrorisme

Il a aussi fait ressortir lors de son point de presse que le Canada a pris le commandement d’un groupe tactique multinational en Lettonie.

M. Stoltenberg a félicité le Canada «d’avoir investi davantage dans la défense. Après des années de déclin, les dépenses augmentent maintenant. Et je me réjouis de votre engagement à d’autres augmentations», faisant ainsi référence à la nouvelle politique de Défense du Canada qui prévoit une augmentation des effectifs militaires à moyen terme et une augmentation significative du budget du Ministère de la Défense nationale et des Forces armées canadiennes à long terme.

Il a cependant également rappelé qu’il s’attend toujours à ce que tous les membres de l’Alliance consacrent 2% de leur PIB à la défense – un chiffre que même la nouvelle politique de Défense ne permettrait pas d’atteindre.

Dans son plus récent rapport sorti il y a à peine trois semaines, l’OTAN se réjouissait d’une hausse moyenne des dépenses en matière de Défense, mais que ce seuil des 2% était encore bien loin d’être atteint par de nombreux pays membres. Le Canada fait cependant un retour dans la hausse après être tombé à seulement 0,99% en 2013.

Finalement, à l’occasion de la visite de M. Stoltenberg au Canada, le gouvernement en a profité pour lancer une nouvelle campagne promotionnelle, tout en vidéo (voir ci-dessous) soulignant le rôle fondateur du Canada dans l’OTAN et sa solidarité envers ses alliés. Aucun communiqué officiel ne vient toutefois faire état de cette campagne ou de la rencontre entre le général Jonathan Vance et le Secrétaire général.

L’Otan ne veut toutefois pas d’une nouvelle « course aux armements »

L’Otan ne veut toutefois pas d’une nouvelle course aux armements avec la Russie, a également déclaré mercredi son secrétaire général Jens Stoltenberg, en plein regain de tensions Est-Ouest après l’empoisonnement au Royaume-Uni de l’ex-espion russe Sergueï Skripal.

« Nous ne voulons pas d’une nouvelle course aux armements, donc nous nous concentrons sur une réponse qui soit ferme et prévisible, mais aussi mesurée et défensive », a affirmé M. Stoltenberg, répondant aux questions de journalistes au côté du Premier ministre canadien Justin Trudeau, à Ottawa.

« Nous nous ne voulons pas d’une nouvelle Guerre froide », a-t-il martelé. « La Russie est ici pour rester, la Russie est notre voisine, donc nous allons continuer de nous efforcer d’entretenir une relation plus constructive avec la Russie ».

M. Stoltenberg a tenu ces propos alors qu’il était interrogé sur la possibilité de nouvelles sanctions de la part des pays de l’Otan à l’encontre de Moscou en réaction à l’empoisonnement de l’ex-espion Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia le 4 mars à Salisbury, dans le sud-ouest de l’Angleterre.

Quelques jours après ce double empoisonnement à l’aide d’un agent innervant qui serait issu d’un programme soviétique, la Première ministre britannique Theresa May a mis en cause Moscou, estimant qu’il s’agissait de « la seule explication plausible ».

*Avec AFP

Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d'exercices ou d'opérations, au plus près de l'action. #OpNANOOK #OpATTENTION #OpHAMLET #OpREASSURANCE #OpUNIFIER #OpIMPACT #OpLENTUS

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