Retrait des troupes américaines en Syrie: décision prise, annonce «bientôt»

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Plusieurs dizaines de soldats du 75ème régiment des Rangers, un régiment des forces spéciales américaines, dans les environs de Minbej en mars 2017. (Photo d’illustration/US Army)

L’administration américaine a pris une décision sur l’avenir de la présence militaire des États-Unis en Syrie et l’annoncera «bientôt», a déclaré mercredi le chef du renseignement américain Dan Coats.

Donald Trump a exprimé à plusieurs reprises ces derniers jours son souhait de retrait rapide des quelque 2000 soldats américains déployés dans ce pays pour lutter contre les djihadistes du groupe État islamique (EI).

«Il y aura une déclaration bientôt au sujet de la décision qui a été prise», a expliqué Dan Coats au lendemain d’une réunion à la Maison-Blanche sur ce dossier. «Tout le monde» était présent, «nous avons eu une discussion importante», a-t-il ajouté.

Il n’a toutefois précisé ni la teneur de la décision, ni le moment précis de son annonce prochaine.

«Nous avons largement réussi face à l’EI», «mais parfois, il est temps de rentrer à la maison. Et nous pensons à ça très sérieusement», avait déclaré mardi Donald Trump. «Je veux ramener nos troupes à la maison», avait-il insisté, promettant de prendre un décision «très rapidement» en coordination notamment avec les alliés des États-Unis.

Au même moment, toutefois, les responsables du dossier au sein de l’administration américaine plaidaient pour une présence plus durable en Syrie tant que sa «stabilisation» n’est pas achevée.

Selon le Washington Post, Donald Trump a demandé aux chefs de l’armée américaine de commencer à préparer un retrait, mais sans fixer de date. Citant un haut responsable américain sous couvert d’anonymat, le quotidien rapporte que le président a reconnu lors de la réunion de mardi que les troupes américaines pouvaient continuer à entraîner les forces locales pour assurer la sécurité des zones reprises à l’EI, mais sans aller au-delà de cette mission.

En présentant la stratégie américaine pour la Syrie en janvier, le secrétaire d’État Rex Tillerson, limogé depuis, avait lui semblé inscrire la présence américaine dans la durée en l’étendant à d’autres motifs, notamment la nécessité de contrer l’influence iranienne et d’aider à chasser le président syrien Bachar al-Assad.

Le président Trump insiste aussi sur ses appels aux riches pays arabes de la région pour qu’ils prennent une part croissante dans la stabilisation de la Syrie, en envoyant des troupes si nécessaire, ajoute le Washington Post.

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