Le secrétaire parlementaire Alghabra participe à la Conférence de Bruxelles sur la Syrie

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Décembre 2015: une petite fille syrienne est assise sur une chaise cassée dans le camp Faida 3, un village de tentes pour réfugiés syriens dans la vallée de la Bekaa, au Liban. (Archives/UNICEF/Alessio Romenzi)

Le secrétaire parlementaire de la ministre canadienne des Affaires étrangères, Omar Alghabra, participe à la Conférence sur l’aide à apporter pour l’avenir de la Syrie et des pays de la région, qui se tient à Bruxelles les 24 et 25 avril 2018.

Cinq millions de Syriens sont toujours réfugiés dans les pays voisins, en plus des 6,1 millions de déplacés internes, dont 250.000 sont assiégés dans des zones de combats.

Cette conférence vise à trouver une solution politique durable au conflit qui perdure en Syrie, à mobiliser une aide internationale pour les Syriens, à accroître le soutien et à améliorer les conditions aux fins de la protection des civils, ainsi qu’à assurer l’accès à la Syrie pour les travailleurs humanitaires, indique le ministère canadien des Affaires étrangères.

Le secrétaire parlementaire de la ministre canadienne des Affaires étrangères, Omar Alghabra. (Omaralghabra.ca)

En plus de prendre part aux séances plénières, le secrétaire parlementaire Alghabra rencontrera des représentants d’organisations de la société civile syrienne ainsi que des représentants des Nations Unies, indique Ottawa. participera en outre à une discussion d’experts sur le soutien aux organisations syriennes dirigées par des femmes ainsi que sur l’inclusion, le renforcement du pouvoir et le leadership des Syriennes.

Le Canada réitère qu’il condamne — avec la plus grande fermeté — le recours, par le régime Assad, à des armes chimiques dans la Ghouta orientale, le 7 avril dernier. Il réitère également son soutien à l’égard de la décision des États-Unis, du Royaume-Uni et de la France visant à porter atteinte à la capacité du régime Assad de perpétrer des attaques chimiques contre ses propres citoyens.

«Maintenant plus que jamais, un processus de paix est nécessaire. Notre objectif doit être d’entreprendre de bonne foi des négociations exhaustives et représentatives. Chaque fois que nous pourrons apporter, de bonne foi et dans le respect du droit international, notre appui à l’envoyé spécial des Nations Unies [Staffan] de Mistura et à d’autres acteurs, nous le ferons.», a déclaré le secrétaire parlementaire canadien.

L’un des plus grands échecs politiques du début du 21e siècle

« Nous assistons à l’un des plus grands échecs politiques du début du 21e siècle », a pour sa part lancé à la tribune le Haut commissaire des Nations unies pour les Réfugiés (HCR) Filippo Grandi à l’ouverture de la conférence. « Il s’agit de la plus grande crise au monde », a souligné M. Grandi.

« Les Nations unies ont épuisé leurs ressources », a pour sa part averti Mark Lowcok, responsable des affaires humanitaires et des secours d’urgence à l’ONU.

Les organisateurs de la conférence espèrent mobiliser 9 milliards de dollars (7,3 milliards d’euros). 3,5 milliards de dollars (2,8 mds euros) sont nécessaires pour l’aide humanitaire en Syrie et 5,6 (4,5 mds d’euros) pour soutenir les réfugiés dans les pays voisins, a précisé M. Lowcock.

« Les promesses de dons seront un indicateur de l’engagement international », soulignent les responsables européens à Bruxelles. Il s’agit de la septième conférence annuelle sur l’avenir de la Syrie, mobilisant pays donateurs, ONG humanitaires et agences de l’ONU.

« Mais nous constatons qu’une certaine lassitude s’installe et la Syrie n’est pas le seul pays auquel il est nécessaire d’apporter une aide humanitaire », ont déploré les représentants de l’UE.

Quelque 85 délégations sont attendues pour cette conférence, mais les regards seront tournés vers les représentants de la Russie et de l’Iran, les deux soutiens politique et militaire du régime syrien, grand absent à Bruxelles, tout comme son opposition.

La réunion se déroule au moment où une équipe d’experts internationaux enquête sur l’attaque chimique présumée du 7 avril contre un bastion rebelle dans la ville de Douma, près de Damas.

« Une solution au conflit me paraît de plus en plus lointaine », a reconnu récemment la représentante pour la diplomatie européenne, Federica Mogherini.

« La détérioration de la situation sur le terrain rend de plus en plus urgente une solution politique », a de nouveau plaidé Mme Mogherini.

« Nous devons exercer le maximum de pression sur les parties au conflit et leurs soutiens », a-t-elle prôné.

-‘Solution politique’-

Des réfugiés syriens traversent la frontière avec la Jordanie, le 14 janvier 2016. (AFP/Archives/KHALIL MAZRAAWI)

« Nous avons besoin de négociations sérieuses au plus vite à Genève et nous devons avoir Damas à la table », a insisté la chef de la diplomatie européenne. « Sans solution politique, nous allons vers une catastrophe », a-t-elle averti.

« Nous avons vu la situation se détériorer considérablement depuis le début de l’année. Nous avons eu en Syrie quelque 700.000 déplacés » en quatre mois, a précisé une haut fonctionnaire de l’UE impliquée dans l’organisation de la conférence de Bruxelles.

Quelque 6,1 millions de personnes sont maintenant déplacées à l’intérieur de la Syrie. Plus de cinq millions de Syriens ont fui leur pays et 13 millions de personnes ont besoin d’aide, souligne l’UE.

La première journée de la conférence, mardi, est consacrée à des entretiens avec les organisations humanitaires engagées en Syrie, au Liban, en Jordanie et en Turquie.

La directrice générale de l’ONG Save the Children International, Helle Thorning-Schmidt, ancienne Première ministre du Danemark, veut exhorter les donateurs à se concentrer sur l’éducation.

Un tiers des jeunes Syriens ne vont pas à l’école et un tiers des écoles syriennes sont inutilisables à cause de la guerre, a-t-elle déclaré à l’AFP.

« Nous avons laissé tomber les enfants syriens. C’est la septième année et on les laisse encore tomber », a-t-elle regretté dans une interview.

La seconde journée, mercredi, sera plus politique avec l’entrée en lice des ministres.

*Avec AFP

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