Séoul arrête ses messages à la frontière avant le sommet intercoréen

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Des soldats sud-coréens et nord-coréens se font face, dans la zone démilitarisée (DMZ) intercoréenne, le 14 mai 2014. (Archives/Ed Jones/AFP)

L’armée sud-coréenne a fait taire lundi les haut-parleurs géants qui diffusent à grands renforts de décibels des messages aux soldats nord-coréens déployés à la frontière, un geste de conciliation avant le sommet intercoréen de vendredi.

Le Sud diffuse depuis longtemps un mélange d’informations, de musique et de messages de propagande appelant les soldats nord-coréens à faire défection, au moyen d’énormes haut-parleurs installés le long de la frontière intercoréenne ultra fortifiée. L’intensité de ces opérations est largement fonction de l’état des relations bilatérales souvent volatiles.

Le Nord diffuse pour sa part sa propre propagande.

Cette décision est la dernière illustration en date de l’effervescence diplomatique qui s’est emparée de la région depuis les jeux Olympiques d’hiver organisés au Sud.

Pyongyang a annoncé ce weekend qu’il ne mènerait plus d’essais nucléaires ou de tirs de missiles à longue portée.

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un et le président sud-coréen Moon Jae-in se retrouvent vendredi à Panmunjom, village où fut signé l’armistice de la guerre de Corée (1950-53) dans la Zone démilitarisée (DMZ) qui divise la péninsule.

Ce sommet, le troisième du genre seulement, doit constituer le prélude à un face à face historique entre M. Kim et le président américain Donald Trump.

« A compter d’aujourd’hui, nous avons arrêté les diffusions par haut-parleur afin d’apaiser les tensions militaires et créer un climat de paix (…) avant le sommet intercoréen 2018 », a dit le ministère sud-coréen de la Défense dans un communiqué.

Les deux voisins sont toujours techniquement en guerre car le conflit s’est achevé sur un armistice et non un traité de paix. Des dizaines de milliers de soldats sont déployés dans la DMZ, hérissée de champs de mine et de miradors.

La question essentielle vendredi sera de voir si M. Kim promet des pas concrets pour démanteler l’arsenal nucléaire nord-coréen.

Le jeune dirigeant a supervisé quatre des six essais nucléaires menés par son pays ainsi que des dizaines de tirs de missiles, dont des missiles intercontinentaux (ICBM) capables d’atteindre le territoire continental des Etats-Unis.

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