Un aviateur mort et un autre dans un état critique à Longueuil

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Un militaire de l’Aviation royale canadienne a été trouvé mort, à Longueuil, samedi 12 mai 2018. (Archives/Nicolas Laffont/45eNord.ca)

Un militaire dont l’identité tarde à être révélé, a été trouvé mort samedi 12 à Longueuil, alors que se poursuit l’enquête et qu’on ne pourra connaître la cause exacte du décès qu’après les analyses toxicologiques.

Un militaire de 32 ans a en effet été trouvé sans vie samedi soir vers 19h30 dans une résidence sur la rue De La Savane près de l’intersection du boulevard Clairevue dans l’arrondissement Saint-Hubert, à Longueuil, en banlieue sud de Montréal.

Un autre individu, âgé de 26 ans, également membre des Forces armées canadiennes, et qui se trouvait dans une chambre adjacente, a été quant à lui transporté par les ambulanciers à l’hôpital le plus près, ont dit les policiers du Service de police de Longueuil (SPAL). Son état de santé est toujours considéré comme critique.

Les deux hommes, qui n’étaient pas connus des services de police avant cet événement se connaissaient, a précisé le SPAL. Il n’y avait sur place aucune trace de violence.

Selon nos informations, il s’agirait de deux membres de l’Aviation royale canadienne en formation qui auraient consommé des drogues dures au cours d’une sortie. Ces derniers viennent d’un peu partout au pays et sont à Saint-Hubert quelques semaines ou quelques mois pour y suivre des cours de perfectionnement.

«Nous pouvons confirmer qu’un membre des Forces armées canadiennes a été retrouvé sans vie au cours de la nuit du samedi 12 mai et qu’un autre membre a été envoyé à l’hôpital», a confirmé dimanche la Défense nationale dans un courriel à 45eNord.ca, ajoutant toutefois que, «conformément à la Loi sur la protection des renseignements personnels, aucun autre renseignement ne peut être communiqué pour l’instant, et ce, d’ici à ce les plus proches parents soient avisés.»

Au moment de publier cet article lundi 12h00, les Forces armées canadiennes n’étaient toujours pas en mesure de révéler l’identité des deux militaires.

Les enquêteurs, appuyés par le service d’identification judiciaire, ont ratissé la scène toute la nuit de samedi à dimanche. Le périmètre a été levé tôt dimanche matin.

Ils ont depuis rencontré tous les témoins de l’événement, à l’exception de la deuxième victime qui est toujours à l’hôpital. Si et quand son état s’améliore, les policiers pourront alors l’interroger, ce qui devrait permettre d’en savoir davantage.

On ignore pour le moment la cause du décès de la première victime, cependant, selon la police de Longueuil, la principale hypothèse jusqu’à maintenant oriente l’enquête vers une consommation de drogue ou de stupéfiants. Il pourrait s’agir de surdoses, mais le tout reste à confirmer.

On sait que, le nombre de décès liés à la consommation d’opioïdes, dont le fentanyl, en progression constante, est une préoccupation majeure. Le fentanyl est 40 fois plus puissant que l’héroïne et 100 fois plus fort que la morphine. Quatre grains de sel de fentanyl pur, soit deux milligrammes, peuvent suffire à tuer un adulte moyen.

Mais seule l’analyse toxicologique, qui pourrait prendre plusieurs jours, voire des semaines, permettra de savoir quelle substance avaient consommé les deux victimes.

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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