Reprise du dialogue Colombie-ELN la semaine prochaine à Cuba

0
L’ELN (Ejército de liberaciòn nacional) est devenu le premier groupe rebelle en importance impliqué dans le conflit armé colombien après le premier accord de paix signé fin 2016 entre le gouvernement colombien et ce qui était alors le plus important groupe rebelle, la guérilla des Farc (Forces armées révolutionnaires de Colombie), au terme de quatre ans de négociations à Cuba. (Photo: Espectador)

Les pourparlers de paix entre le gouvernement colombien et la guérilla de l’ELN reprendront la semaine prochaine à Cuba, ont annoncé samedi les deux parties, après la décision de l’Equateur de ne plus les accueillir.

« Après avoir examiné conjointement les options pour reprendre le dialogue le plus tôt possible, nous avons décidé de continuer le cinquième cycle (de discussions) dans la ville de La Havane à partir de la semaine prochaine », ont annoncé les deux parties dans un communiqué.

Ces pourparlers visent à mettre fin à un demi-siècle de conflit armé, après le premier accord de paix signé fin 2016 entre le gouvernement colombien et la guérilla des Farc (Forces armées révolutionnaires de Colombie), au terme de quatre ans de négociations à Cuba.

L’Equateur accueillait depuis 2017 les pourparlers avec l’ELN (Armée de libération nationale), dernière guérilla en activité en Colombie avec 1.500 combattants.

Mais le 19 avril, Quito a annoncé qu’il renonçait à être le siège de ces discussions ainsi qu’un des six pays garants du dialogue, après des attaques et enlèvements par des dissidents des Farc sur son territoire.

Au moment de la suspension de ces négociations, le gouvernement et l’ELN tentaient de parvenir à un cessez-le-feu bilatéral.

Le dialogue, un temps gelé en raison d’une recrudescence des affrontements, avait repris le 15 avril.

« Le travail de ce cinquième cycle continuera de se concentrer sur la négociation d’un nouveau cessez-le-feu et de la participation de la société », avec en ligne de mire « la possibilité de parvenir à un accord cadre », précise le communiqué.

Le président colombien Juan Manuel Santos cherche à obtenir la « paix complète » en Colombie, pays déchiré par un demi-siècle de conflit armé opposant guérillas, paramilitaires et agents de l’Etat, avec au total quelque huit millions de victimes, entre morts, disparus et déplacés.

Les commentaires sont fermés.