15h52 (HNE) Chérif Chekatt, l’auteur de l’attentat de mardi contre le marché de Noël à Strasbourg, a été tué par la police jeudi soir dans le quartier Neudorf, a-t-on appris de source proche du dossier.

16h57 (HNE) Le groupe armé État islamique revendique l’attentat de Strasbourg via l’agence Amaq et qualifie son auteur, Cherif Chekatt, de “soldat de l’Etat Islamique”

Syrie: 5 secouristes abattus dans un centre des Casques blancs

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Un membre des Casques blancs pleure ses collègues lors de funérailles à Sarmin en Syrie, le 12 août 2017. (Archives/AFP/OMAR HAJ KADOUR)

Cinq Casques blancs syriens ont été abattus samedi dans une attaque menée par des hommes non identifiés contre l’un de leurs centres dans la province d’Alep (nord), a indiqué cette organisation de secouristes bénévoles en zone rebelle.

L’attaque n’a pas été revendiquée et aucune information ne permettait pour l’instant d’en connaître les motivations.

« Un horrible massacre a eu lieu à l’aube, quand un groupe armé inconnu a attaqué un centre de la Défense civile dans le village de Tal Hadya dans le sud de la province d’Alep, (…) tuant cinq Casques blancs et en blessant deux », a indiqué sur Twitter l’organisation de secouristes.

L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) a confirmé le bilan des cinq morts, soulignant que la région où se trouve le centre est contrôlée par le groupe Hayat Tahrir al-Cham (dominé par l’ex-branche syrienne d’Al-Qaïda) et d’autres groupes rebelles.

Selon le directeur du centre attaqué, Ahmad al-Hamiche, deux Casques blancs ont réussi à prendre la fuite.

Les assaillants étaient « masqués et se sont enfuis après avoir volé du matériel et des générateurs électriques », a-t-il indiqué à l’AFP.

Depuis leur formation en 2013, plus de 200 Casques blancs ont été tués dans des bombardements mais ce genre d’assassinat reste très rare. En août, sept secouristes avaient été abattus par des inconnus dans la province d’Idleb (nord-ouest).

Candidats au prix Nobel de la paix en 2016, les Casques blancs sont sortis de l’anonymat grâce à des vidéos poignantes relayées sur les réseaux sociaux, les montrant, casques sur la tête, se ruer sur les lieux bombardés pour extraire des survivants, surtout des enfants, ensevelis dans les décombres des immeubles détruits par les bombardements du régime ou de son allié russe.

Ces secouristes insistent sur leur neutralité et leur non affiliation avec un groupe politique ou armé. Mais ils sont honnis par le régime de Bachar al-Assad et Moscou, qui les accusent d’être liés à des groupes jihadistes ou d’être des marionnettes aux mains de gouvernements étrangers soutenant l’opposition.

Pour Rami Abdel Rahmane, le directeur de l’OSDH, « cet incident ne peut être séparé des assassinats en augmentation ces dernières semaines dans les zones contrôlées par Hayat Tahrir al-Cham dans la province d’Idleb, le sud de la province d’Alep et le nord de la province de Hama ».

Au cours des dernières 48 heures, au moins 20 combattants ont été tués dans ces trois régions dans des affrontements entre différents groupes armés rivaux.

Samedi, deux civils, dont un enfant, un combattant et deux personnes non identifiées ont par ailleurs été tués dans une explosion à Idleb, capitale de la province du même nom, a rapporté l’OSDH.

L’explosion a touché une large rue de la ville bordée de grands immeubles. Plusieurs voitures garées aux alentours ont pris feu.

Un correspondant de l’AFP a vu des Casques blancs sortir des blessés d’un bâtiment, notamment un bébé en pleurs et un homme allongé sur une civière.

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