Le gouvernement chinois a volé une masse de données secrètes de l’US Navy

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Le USS Connecticut, un sous-marin d’attaque de la Navy américaine s’exerce à faire surface sous la glace qui couvre la mer de Beaufort. (US NAVY/AFP/Archives/ Micheal H. LEE)

Des pirates informatiques au service du gouvernement chinois ont volé une masse de données secrètes à un sous-traitant de la marine américaine, y compris les plans d’un missile anti-navire lancé d’un sous-marin, affirme le Washington Post vendredi.

Les enquêteurs ont indiqué au quotidien que l’attaque contre les serveurs de ce sous-traitant avait été menée en janvier et février par des « hackers » du ministère de la Sécurité d’Etat, installés dans la province du Guangdong.

Le sous-traitant, qui n’a pas été nommé par le quotidien, travaille pour le Naval Undersea Warfare Center, basé à Newport, sur la côte Est des Etats-Unis. C’est le centre chargé de la recherche et du développement des armes sous-marines de la marine américaine.

Les experts estiments que la flotte de sous-marins américains –que ce soit les sous-marins nucléaires d’attaque ou les vaisseaux portant des missiles intercontinentaux nucléaires– donne au pays un avantage encore certain face aux adversaires comme la Russie ou la Chine, qui developpent leur propre flottes de sous-marins à marche forcée.

Le Washington Post affirme que les pirates ont réussi à voler 614 gigabytes de données y compris des capteurs, des systèmes de cryptage et un projet peu connu au nom de code « Sea Dragon ».

Le Pentagone a été avare en informations sur ce projet lancé en 2012 et qui a pour but d’adapter les tehcnologies militaires existantes à de nouveaux usages.

A la demande de l’US Navy, le Washington Post a accepté de ne pas donner de détails sur le nouveau missile anti-navire, mais a indiqué qu’il s’agissait ds’un engin supersonique qui pouvait être lancé à partir d’un sous-marin.

Le porte-parole de la Marine, le capitaine de frégate Bill Speaks, est resté muet sur l’article du quotidien, invoquant des raisons de sécurité. Il s’est contenté d’indiquer que le Pentagone s’adaptait continuellement à la cyber menace.

Les pirates informatiques chinois ciblent continuellement l’armée américaine pour tenter de dérober des secrets sur les matériels ou les procédures. Le Pentagone avait notamment reconnu qu’ils avaient déjà réussi à voler des informations cruciales sur le F-35, l’avion furtif multirôles de 5ème génération déployé ces dernières années mais aussi sur la nouvelle version du fameux système de missiles anti-missiles Patriot.

Ces informations risquent de tendre un peu plus les relations entre Pékin et Washington, qui se sont déjà détériorées en raison du commerce mais aussi de la militarisation par Pékin d’îles disputées en mer de Chine méridionale.

En raison de cette attitude jugée agressive, le Pentagone avait désinvité les forces navales chinoises le mois dernier des grandes manœuvres navales biennales RIMPAC.

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