Mali: l’équipe d’activation du théâtre au travail pour lancer l’Opération PRESENCE (PHOTOS)

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Une centaine de militaires de l’équipe d’activation de la mission des Forces armées canadiennes au Mali, qui ont commencé à atterrir dimanche 24 juin et dont la moitié sont déjà arrivés, sont attendus à Gao, dans le nord du pays pour préparer la nouvelle mission dangereuse, mais non moins importante qui marquera le retour en force des Casques bleus canadiens sur l’avant-scène mondiale.

L’équipe d’activation du théâtre, dont les membres proviennent du Joint operational support group, basé à Kingston, et de la 2e Escadre, basé à Bagotville, au Québec, doit veiller à ce que la Force opérationnelle aérienne Mali puisse commencer les opérations dès son arrivée en juillet, afin que la mission débute réellement au mois d’août, avec près de 250 soldats, deux hélicoptères Chinook et quatre hélicoptères Griffon armés qui seront déployés pour accomplir l’important rôle que jouera le Canada dans cette mission des Nations Unies.

À cette occasion, 45eNord.ca s’est entretenu avec le lieutenant-colonel Tom Murphy, commandant de l’équipe d’activation du théâtre, sur place à Gao.

Peur des djihadistes ? Non, mais de la poussière et du climat, oui. «Le climat et la température élevée sont les plus grand défis. ÙIl est très difficile de travailler à ces niveaux de température et d’humidité. Il faudra plusieurs jours, voire des semaines pour que les membres de l’équipe s’habituent et puissent fonctionner ‘normalement’.», nous explique d’entrée de jeu le lieutenant-colonel Murphy.

«La poussière représente également un défi majeur. Particulièrement pour nos satellites de communication. Le niveau de poussière est extrêmement élevé, il y a aussi des tempêtes de sable. Le sable pénètre alors dans nos équipements. Nous devons être très assidus au niveau de la maintenance pour que tout continue de fonctionner», explique encore le commandant de l’équipe d’activation.

Consolation, les Allemands, que doivent remplacer les Canadiens, ont accueillis nos troupes chaleureusement et facilitent grandement la transition et l’installation dans ce camp, le Camp Castor, plus petit que les camps qu’ont connu nos militaires en Irak et en Afghanistan, mais tout de même confortable, avec cuisine, espace pour dormir et pour se détendre et, bien sûr, des aires de travail déjà aménagées.

Un pays enclavé avec une infrastructure de transport déficiente

Autre défi, de souligner le lieutenant-colonel Murphy, le Mali, particulièrement la région de Gao, est un pays enclavé. Il est donc difficile d’y amener du matériel ou de l’équipement.

Il n’y a pas de routes ou de voies ferrées qui s’y prêtent et il faut amener le matériel et l’équipement par avion alors que des travaux sont en cours à l’aéroport de Gao qui est fermé pendant la durée des travaux.

Il faut donc utiliser une piste plus ou moins rudimentaire pour faire atterrir, malgré tout, deux avions par jour.

Même si les Canadiens héritent du camp qu’occupaient les Allemands, il y a encore beaucoup de travail à faire pour l’adapter: établir l’armature afin e pouvoir communiquer avec le quartier général et les hélicoptères en vol, adapter les abris pour la maintenance, puisque les Canadiens n’opéreront pas les mêmes hélicoptère que leurs prédécesseurs, et même, apprendre comment passer commande dÙ,eau et de carburant aux autorités onusiennes, ce qui, semble-t-il, n’est pas une mince affaire.

On devrait être prêt à opérer les hélicoptères dans quelques semaines, peut-être deux, s’avance le commandant de l’équipe d’activation , prenant soin de préciser que, si tout n’est pas complété d’ici fin juillet ou début août, on continuera au delà. Tout dépendra du facteur météo.

Mais, d’ores et déjà, a tenu à déclarer le lieutenant-colonel Murphy, «Il est important de reconnaître les efforts que font nos militaires. Nous pouvons être fiers d’être de retour dans une mission de maintien de la paix des Nations unies en Afrique et, moi, je suis très fier d’être leur commandant».

La mission avant la mission, et cette activation est on ne peut plus importante pour ce nouveau chapitre dans l’histoire militaire canadienne! Opération PRESENCE, c’est un départ !

Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d'exercices ou d'opérations, au plus près de l'action. #OpNANOOK #OpATTENTION #OpHAMLET #OpREASSURANCE #OpUNIFIER #OpIMPACT #OpLENTUS

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